Recommandation du
Collège de la Haute Autorité de Santé

Avril 2008
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Le Comite Technique des vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de
France, section des maladies transmissibles :
.- Rappellent leur recommandation d'organiser le dépistage des lésions précancéreuses
et cancéreuses du col de l'utérus par frottis cervico-uterin sur l'ensemble du territoire, la
vaccination contre les papillomavirus 16 et 18 ne pouvant s'y substituer ;
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- Rappellent leur recommandation pour que des actions d'information et de formation soient
développées en direction des professionnels de sante sur la complémentarité de la vaccination et du
dépistage ainsi que sur la façon d'aborder le thème de la sexualité avec leurs jeunes patientes ;
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- Rappellent leur recommandation pour qu'une campagne de communication visant a
promouvoir le dépistage du cancer du col de l'utérus et a rappeler son intérêt, aussi bien chez les
femmes vaccinées que chez les femmes non-vaccinées, soit mise en place par l'autorité sanitaire ;
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- Recommandent, dans la perspective de la prévention des lésions précancéreuses et
cancéreuses du col de l'utérus ainsi que de la prévention des condylomes vulvaires, la
vaccination des jeunes filles de 14 ans, afin de protéger les jeunes filles avant qu'elles ne soient
exposées au risque de l'infection HPV ;
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- Recommandent que le vaccin soit également propose aux jeunes filles et jeunes
femmes de 15 a 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l'année
suivant le début de la vie sexuelle, proposition qui pourrait être faite a l'occasion d'une primo prescription
de contraception, d'un recours a une pilule du lendemain, d'une consultation pour tout
autre motif ;
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- Recommandent l'élargissement des dispositifs actuels pour permettre une prise en charge
financière des adolescentes souhaitant être vaccinées sans avis parental ;
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- Recommandent qu'il soit explique par le médecin et avant la vaccination la nécessite et les
modalités du dépistage, le schéma de vaccination, l'absence préférable de grossesse au cours du
mois suivant chaque injection, l'absence d'efficacité sur la prévention d'environ 30% des cancers,
l'éventualité qu'un rappel devienne nécessaire et qu'il soit remis un document écrit indiquant la date a
laquelle devra être fait le premier dépistage ;
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- Recommandent qu'il soit fait obligation aux firmes produisant ou amenées a produire un vaccin
HPV de promouvoir simultanément dans leur communication l'utilisation de ce vaccin et le dépistage
des lésions du col de l'utérus et de mentionner l'absence d'efficacité sur la prévention d'environ 30%
des cancers ;
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- Demandent que des études d'impact en sante publique soient menées dans les domaines
suivant : tolérance ; surveillance des malformations congénitales chez les enfants des femmes qui
auraient ete vaccinées par erreur pendant la grossesse ou ayant démarré une grossesse
immédiatement après la vaccination ; durée de protection ; incidence des lésions cancéreuses et
précancéreuses ; émergence de nouveaux génotypes oncogènes et écologie des génotypes d'HPV ;
protection croisée avec les génotypes autres que 16 et 18 ; impact de la vaccination sur le dépistage
et impact de la vaccination sur les comportements de prévention des infections sexuellement
transmissibles ;
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- Souhaitent que soit crée un centre national de référence consacre aux papillomavirus ;
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- Demandent que des études soient menées spécifiquement sur la vaccination chez les jeunes filles
et jeunes femmes immunodéprimées ;
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- Rappellent que l'utilisation du préservatif participe a la prévention des autres infections
sexuellement transmissibles ; la pérennité des campagnes de promotion de l'utilisation de ces
préservatifs doit donc être assurée.
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