Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
AVIS DU COMITE TECHNIQUE DES VACCINATIONS
et du
CONSEIL SUPERIEUR D'HYGIENE PUBLIQUE DE FRANCE
SECTION DES MALADIES TRANSMISSIBLES
Relatif à la vaccination contre les papillomavirus humains 6, 11, 16 et 18
(séances du 9 mars 2007)

Texte complet : [Lire] (pdf)

Considérant :
  • Que le pourcentage de femmes n'ayant pas eu de frottis en 6 ans était en France de l'ordre de 34% en 2000 avec des disparités régionales;

  • Que dans l'expérience de dépistage organise du Bas-Rhin, la couverture atteint 72% à 3 ans et 82% à 5 ans19 ;

  • Que le dépistage est une prévention secondaire du cancer du col de l'utérus ;

  • Que le vaccin est une prévention primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus ainsi que des condylomes génitaux ;

  • Que le traitement d'éventuelles lésions peut avoir des conséquences physiques et psychiques ;

  • Que l'impact du vaccin sur l'incidence et la mortalité du cancer du col utérin ne deviendra apparent qu'a long terme, dans 15 a 25 ans ; .

  • Que l'intérêt a court et moyen terme de ce vaccin est de réduire les situations potentiellement traumatisantes que sont la découverte et le traitement de lésions du col, la découverte de condylomes vulvaires et le traitement de ceux-ci ;

  • Qu'il serait possible que, si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, l'incidence et plus encore la mortalité du cancer du col de l'utérus augmentent, le vaccin n'étant pas efficace vis-à-vis d'environ 30% des cancers ;

  • Qu'il ne peut être exclu que l'effet du vaccin ne soit que transitoire du fait de l'émergence d'autres génotypes d'HPV oncogènes, venant remplacer les génotypes 16 et 18 ;

  • Que la durée de la protection octroyée par le vaccin, évaluée sur une population restreinte d'environ 100 femmes et sur les données immunologiques, est d'au moins 5 ans, mais que la durée de la protection a long terme ne peut être encore connue ;

  • Que si un rappel devait s'avérer nécessaire et si certaines femmes négligeaient d'y recourir, il existerait un risque de décalage de l'incidence du cancer du col vers un âge plus avance ;
Le Comite Technique des vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, section des maladies transmissibles :
  • Rappellent leur recommandation d'organiser le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus par frottis cervico-uterin sur l'ensemble du territoire, la vaccination contre les papillomavirus 16 et 18 ne pouvant s'y substituer ;

  • Rappellent leur recommandation pour que des actions d'information et de formation soient développées en direction des professionnels de sante sur la complémentarité de la vaccination et du dépistage ainsi que sur la façon d'aborder le thème de la sexualité avec leurs jeunes patientes ;

  • Rappellent leur recommandation pour qu'une campagne de communication visant a promouvoir le dépistage du cancer du col de l'utérus et a rappeler son intérêt, aussi bien chez les femmes vaccinées que chez les femmes non-vaccinées, soit mise en place par l'autorité sanitaire ;

  • Recommandent, dans la perspective de la prévention des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus ainsi que de la prévention des condylomes vulvaires, la vaccination des jeunes filles de 14 ans, afin de protéger les jeunes filles avant qu'elles ne soient exposées au risque de l'infection HPV ;

  • Recommandent que le vaccin soit également propose aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 a 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l'année suivant le début de la vie sexuelle, proposition qui pourrait être faite a l'occasion d'une primo-prescription de contraception, d'un recours a une pilule du lendemain, d'une consultation pour tout autre motif ;

  • Recommandent l'élargissement des dispositifs actuels pour permettre une prise en charge financière des adolescentes souhaitant être vaccinées sans avis parental ;

  • Recommandent qu'il soit explique par le médecin et avant la vaccination la nécessité et les modalités du dépistage, le schéma de vaccination, l'absence préférable de grossesse au cours du mois suivant chaque injection, l'absence d'efficacité sur la prévention d'environ 30% des cancers, l'éventualité qu'un rappel devienne nécessaire et qu'il soit remis un document écrit indiquant la date a laquelle devra être fait le premier dépistage ;

  • Recommandent qu'il soit fait obligation aux firmes produisant ou amenées a produire un vaccin HPV de promouvoir simultanément dans leur communication l'utilisation de ce vaccin et le dépistage des lésions du col de l'utérus et de mentionner l'absence d'efficacité sur la prévention d'environ 30% des cancers ;

  • Demandent que des études d'impact en sante publique soient menées dans les domaines suivant : tolérance ; surveillance des malformations congénitales chez les enfants des femmes qui auraient été vaccinées par erreur pendant la grossesse ou ayant démarré une grossesse immédiatement après la vaccination ; durée de protection ; incidence des lésions cancéreuses et précancéreuses ; émergence de nouveaux génotypes oncogènes et écologie des génotypes d'HPV ; protection croisée avec les génotypes autres que 16 et 18 ; impact de la vaccination sur le dépistage et impact de la vaccination sur les comportements de prévention des infections sexuellement transmissibles Souhaitent que soit créé un centre national de référence consacre aux papillomavirus ;

  • Demandent que des études soient menées spécifiquement sur la vaccination chez les jeunes filles et jeunes femmes immunodéprimées ; .

  • Rappellent que l'utilisation du préservatif participe a la prévention des autres infections sexuellement transmissibles ; la pérennité des campagnes de promotion de l'utilisation de ces préservatifs doit donc être assurée.
Texte complet : [Lire] (pdf)
.
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente