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FIBROME UTERIN
Les recommandations du CNGOF

Novembre 2000 : ( Conseil national des gynécologues et obstétriciens français)

  • Le diagnostic est clinique et confirmé par l'échographie. Elle doit être réalisée par voie transabdominale et vaginale. Cette dernière voie est plus pertinente.
    Si le fibrome est asymptomatique, le suivi est assuré par le seul examen clinique.
    Le doppler n'a pas d'intérêt. Scanner et IRM (sauf association avec une endométriose) ne sont pas indiqués. L'hystérographie ne doit intervenir que dans le bilan d'un infertilité.

  • L' hystérocopie n'est indiquée que pour appécier le retentissement des fibromes sous-muqueux c'est à dire dans un contexte de meno-métrorragies. Elle recherche une adénomyose associée et/ou des polypes intracavitaires.

  • Sur le plan thérapeutique
    1. 50 % des fibromes sont asymptomatiques et ne doivent faire l'objet d'aucun traitement (Pr H Fernandez. Hôpital Béclère-Clamart)
    2. La progestérone n'est pas indiquée pour diminuer le volume du fibrome. A l'inverse des notions admises, elle augmente la taille des fibromes.
      Elle reste toutefois indiquée dans la prise en charge des troubles fonctionnels endométriaux associés aux fibromes (Hyperplasie symptomatique càd )
    3. En préopératoire, les fibromes trés volumineux peuvent bénéficier d'un traitement par les agonistes de la LH-RH.
      Les traitements antiprogestérone pourraient être ceux de l'avenir.
  • Le lien fibrome-infertilité n'est pas démontré. Aucune donnée ne justifie d'opérer un fibrome dans cette indication sauf si aucun autre facteur ne peut être identifié.

  • La contraception orale ne joue pas sur l'apparition des fibromes utérins ni sur leur croissance et ce quelle que soit la méthode utilisée - pas même la contraception progestative. Les contraceptifs oestroprogestatifs ont largement démontré leur inocuité dans ce domaine (Pr H Fernandez).

  • Pendant la grossesse, les fibromes n'entraînent pas de complications que ce soit pour la mère comme pour l'enfant.
    Il existe un consensus contre-indiquant toute myomectomie pendant une grossesse.

  • Pour les fibromes sous-muqueux, la résection endoscopique est la technique de référence si le fibrome dépasse la taille de 4 centimètres et qu'il soit essentiellement intracavitaire.
    Au-delà, un traitement préopératoire par les agonistes de la LH-RH est licite.
    Dans les autres cas, un traitement conservateur ou radical par voie abdominale ou vaginale reste nécessaire.

  • Le traitement chirurgical conservateur (pour préserver la fertilité) de référence reste la laparotomie.
    La myomectomie par coelioscopie reste réservée à des cas bien précis : nombre de fibrome inférieurs à deux et de taille inférieure à 8 centimètres)

  • Les hysterectomies sont de préférence effectuées par voie basse pour les fibromes sous-séreux et interstitiels

  • L'émbolisation définitive ou préopéraoire est en cours d'évaluation et ne doit être effectuée que dans le cadre d'essais

    NB : Une certitude : la constatation d'un fibrome n'implique jamais de suspecter un cancer. Il n'y a jamais de dégénérescence cancéreuse des fibromes et les fibromes ne favorisent jamais le développement d'un quelconque cancer.
    Par le professeur Claude Colet (http://www.femiweb.com/gynecologie/pathologie/frameset_pathgyn.htm)
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