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Bilan et essais thérapeutiques
des fausses couches / avortement spontanés
à répétition

Voir également Le bilan des fausses couches spontanées [Lire]

Pratique à partir de gynelist...

BILAN MINIMUM
  • dosages hormonaux de base (E2, FSH,LH)
  • prolactine
  • thyroïde en phase menstruelle)
  • Sérologies toxoplasmose, rubéole-syphilis-chlamydiae
  • HSG si FCS fin 1er-2ème trimestre,
  • caryotypes du couples
  • Bilan de coagulation -Thrombophilie [Lire]
: Second avis
    Voir également Le bilan des fausses couches spontanées [Lire]
  • Caryotype des parents
  • Recherche d'anticoagulant circulant de type lupique [Lire]
  • Anticorps anti-cardiolipine (Ig M et Ig G) [Lire]
  • TPHA et VDRL
  • Anticorps anti-nucléaires [Lire]
  • Anticorps anti-thyroidiens (AC anti-TPO) [Lire]
  • TSH
  • Sérologies chlamydia trachomatis et mycoplasme [Lire]
  • Anatomopathologie du produit d'aspiration (caryotype si possible dans les FC du 2 ème trimestre : foetus, LA si possible, placenta)
Troisième avis (Alain VINCENT-GENOD Gynécologue obstétricien PH - THONON)
  • Interrogatoire policier avec ATCD perso et familiaux recherchant tout symptôme pouvant évoquer une pathologie immunologique (arthralgie, péricardite, prééclampsie et ses complications, pathologie cutanée, thrombopénie, phlébites ou embolies pulmonaires dans la famile...).
  • Une analyse du produit d'expulsion peut orienter vers un problème chromosomique, dans le cas contraire un caryotype parental donne parfois des résultats.
  • La répétition de l'évènement rend peut probable la cause infectieuse mais cherche quand même parvovirus, CMV, etc.
  • Un bilan immunologique semble indispensable:
    1/ Recherche d'aniphospholipides qui sont: le faux BW, l'anticoagulant circulant de type antiprothrombinase (donc bilan de coag aussi) et les anticardiolipines. [Lire]
    2/ Dose les plaquettes à la recherche d'une thrombopénie [Lire]
    3/ Recherche des autoanticorps de type lupique avec les anticorps antinucléaires. [Lire]
Si il existe des désordres immunologiques, un bilan spécialisé est nécessaire avant d'entreprendre une nouvelle grossesse.
On pourra peut être proposer en anteconceptionnel de traiter par des corticoïdes et de l'aspirine.
Si rien n'a été trouvé, on peut aussi tenter ce même traitement et peut être en dernier recours la FIV mais rien n'est prouvé à ce sujet.

A noter la nécessité d'un suivi psychologique de ces couples (suivi spécialisé éventuellement ) qui ont vécu et vont encore vivre des situations moralement éprouvantes.

D'autre part....

Enoxaparine : un nouveau traitement pour les fausses couches à répétition

Gestational outcome in thrombophilic women with recurrent pregnancy loss treated by enoxaparin Treatment with enoxaparin adapted to the fertility programs in women with recurrent abortion and thrombophilia Thromboprophylaxis improves the live birth rate in women with consecutive recurrent miscarriages and hereditary thrombophilia

Un nouveau traitement utilisant l'enoxaparine (clexane) pourrait aider les femmes présentant des fausses couches à répétition à concevoir.

Il est estimé que 50 à 70 % des femmes présentant des fausses-couches à répétition souffrent de thrombophilie. Une équipe israélienne dirigée par le professeur Brenner a traité 183 femmes enceintes qui avaient déjà eu au moins trois fausses couches . Il y eut plus de 80 % de naissances vivantes contre 28% dans leurs antécédents.
Les poids de naissance furent de 3 kg et il y eut plus de 90% de naissances à terme.
Aucun effet secondaire n'a été rapporté.

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· Fausses couches à répétition : 75 mg d'aspirine par jour

Les fausses couches à répétition et les complications prénatales plus tardives sont en certains cas associées à des thromboses placentaires et des infarcissements. Les femmes ayant des fausses couches tardives et recevant de l'aspirine (75 mg par jour) ont eu un taux de naissance significativement plus élevé (122/189; 64.6%) comparées avec celles qui ne prenaient pas d'aspirine Department of Reproductive Science and Medicine, Imperial College School of Medicine at St Mary

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Médicaments stéroïdes pour empêcher les avortements spontanés à répétition

Selon l'exposé du Dr Siobhan Quenby de l'université de Liverpool, présenté à la conférence Européenne de fertilité au Danemark, des tablettes de stéroïdes pourraient réduire le risque de fausse couche chez certaines femmes ayant des avortements spontanés à répétition.

Des recherches antérieures ont montré qu'un nombre plus important de cellules immunitaires appelées les cellules tueuses (NK) étaient présentes dans un tiers des cas dans les utérus de femmes qui souffrent d'avortements spontanés à répétition.

Le Dr Siobhan Quenby et ses collègues du Liverpool Women's Hospital croient que les cellules NK pourraient attaquer l'embryon et arrêter son implantation correcte, conduisant ainsi à la fausse couche.

Toutes les femmes consentantes soit 29 femmes ( sur 33 ) dont l'endomètre contenait plus que la normale de cellules NK prirent 20 mg de prednisolone pendant 21 jours.

Le Dr Quenby et son équipe ont déjà eu une certaine réussite en utilisant la prednisolone pour traiter des femmes en échec chronique. Le premier fut une femme qui avait eu 19 fausses couches et qui a eu un bébé en 2002 après avoir reçu le stéroïde. Depuis lors, deux femmes ont eu des bébés. Trois autres femmes sont enceintes et les grossesses se déroulent bien

Rai Raj. 16th World Congress on Human Reproduction (Berlin) : 18-21 mars 2015.
De nouvelles études sont justifiées

"Considérant l'enjeu, de nouvelles études sont justifiées à condition", souligne le Dr Rai Raj, "qu'elles soient randomisées, en double aveugle, de taille suffisante, et d'autant plus que la supplémentation en progestérone aurait un rapport coût/bénéfice très favorable".

L'étude PROMISE va évaluer chez 836 femmes (18-39 ans, > 3 fausses couches) le bénéfice de Utrogestan 400 mg 2x/j vs placebo, administré avant 6 semaines et jusqu'à 10 semaines avec pour objectif de voir au moins 10 % d'augmentation des naissances. Les critères secondaires sont le suivi clinique de la grossesse, la survie à 28 jours, les anomalies congénitales etc. (résultats en avril 2015).

L'étude PRISM, randomisée, en double aveugle, multicentrique, teste aussi chez 4.150 femmes avec des saignements vaginaux durant le premier trimestre, le bénéfice de Utrogestan 400 mg 2x / j, administré dès la visualisation d'un sac gestationnel intra-utérin à l'échographie et poursuivi jusqu'à 16 semaines. Le critère est un accroissement de 5 % des naissances.

A suivre...
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