INFECTIONS BENIGNES
À VIRUS DU PAPILLOME HUMAIN
Directives de pratique clinique de la SOGC/GOC/SCC (1997)
Auteur principal : Michel Roy, MD, FRCSC Québec (Qc)
L'infection des voies génitales due au virus du papillome humain (VPH) est une maladie/infection
transmissible sexuellement (MTS/IST). Il existe différents sous-types du VPH, qui peuvent causer différents types de lésions. À titre d'exemple, les sous-types à faible risque (VPH-ADN 6-11, etc.) peuvent causer la formation de lésions bénignes, telles que des
condylomes acuminés et des lésions intra-épithéliales de bas grade (LIBG). À l'opposé, les types viraux à risque élevé (VPH-ADN 16-18, etc.) sont à l'origine du cancer et des lésions intra-épithéliales graves (LIGE).
La présente directive porte principalement sur les infections à VPH bénignes.
Les infections génitales à VPH se manifestent sous trois formes : - les condylomes
acuminés (CA) ou verrues exophytiques qui présentent des signes cliniques manifestes,
- l'infection subclinique dont les signes n'apparaissent qu'après l'application d'acide acétique (5%) et l'utilisation de techniques de grossissement
- l'infection latente, identifiée par des analyses de biologie moléculaire (VPH-ADN)
DIAGNOSTIC, TRAITEMENT :
Recommandations des Centers for Disease Control (CDC)
Morb. Mortal. Wkly Rep, 1998; 47 n°RR-1
- Cryothérapie : condylomes externes. Pas de contre-indication
- Acide trichloracétique 50% : condylomes externes cutanéo-muqueux. Pas de contre-indication
- Podophylootoxine à 0,5% : CONDYLINE® . Condylomes externes cutanéo-muqueux de surface inférieure à 4 cm². Traitement contre-indiqué pendant la grossesse.
- Pommade au 5-FU (EFUDIX©) Condylomes intra-urétraux et vaginaux et en traitement adjuvant après destruction physique. CI pendant la grossesse.
- Imiquimod (Aladara ®)
- Laser CO2 considéré par de nombreux auteurs comme le meilleur traitement. Pas de contre indication.
Papillomavirus et condylomes génitaux Information des patients (European Course on HPVAssociated Pathology -gyneweb)
Source : "gynécologie obstétrique francophone" :gynelist@www.jimagine.fr
A propos des lésions cervicales à HPV oncogènes positifs : nous sommes déçus du "rendement" de l'examen péniscopique pratiqué systématiquement par le dermatologue consultant; l'action abrasive de l'hygiène quotidienne doit être pour
quelque chose dans l'inégalité homme-femme vis-à-vis du HPV.
D'après les études consultées par notre dermatologue il semblerait que la recherche du HPV dans le sperme serait beaucoup plus souvent et logiquement positive dans les cas
de découverte du virus chez la femme.....bon...peut-être, mais cela changera-t-il nos attitudes ?
Je crois qu'il nous reste la surveillance cervicale plus fréquente.
Cependant le fait de s'occuper de l'homme ne me semble pas vain car nous
pratiquons une sérologie HIV, hépatite B et C etc..et par là peut-être sommes- nous utiles ?
Dr Paul Tolck
Serv. de Gyn.-Obst. Hôp.
La Chaux-de-Fonds. Suisse romande.