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CANCER DU COL de l'UTERUS
Dépistage du risque HPV

Source : Table ronde Abbott Diagnostic du 21 septembre 2000
Dr H. Raybaud

Voir également
Cancer du col utérin et le HPV (Synthèse 2007)
Le cancer du col de l’utérus État des connaissances – Actualisation 2008 (INVS)

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Le dépistage actuel du cancer du col utérin est basé sur le frottis cervico-vaginal. Cette stratégie a obtenu des résultats satisfaisants mais ses résultats stagnent actuellemet à la fois par une insuffisance de la couverture (60% au mieux) et par les limites de la technique du frottis. En France, il représente la 4ème cause de mortalité par cancer des femmes aprés le sein, le poumon et l'endomètre (3700 cas par an dont 2500 mortels)


Le cancer du col utérin est une tumeur induite par le virus HPV 16 surtout (Human Papillomavirus) ( cf infra) et une MST. Cette infection virale est en tête des MST. C'est un infection banale, le plus souvent transitoire grâce à la mise en jeun du système immunitaire. La mise au point de techniques de dépistage de ces virus par hybridation en phase liquide pourrait permettre une nouvelle stratégie de dépistage et de traitement.

VOIR EGALEMENT INFECTIONS BENIGNES par VIRUS HPV [Lire] (Condylomes)

MAJ 10/2005
Gardasil ° vaccin pour le Cancer du col de l'utérus [Lire]

MAJ 05/2004
  • Évaluation de l’intérêt de la recherche des papillomavirus humains (HPV)
    dans le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus [Lire]

    MAJ 05/2003
  • HPV : Recommandations EUROGYN 2003
  • ASCUS : Recommandation EUROGYN 2003

    MAJ 09/2003
  • Le vaccin (cf infra)

    MAJ 01/2004
  • Le test de dépistage HPV enfin remboursé

    Plus les rapports sexuels ont commencé tôt plus le risque de cancer du col est important
    La fréquence du virus HPV est trés importante chez les sujets jeune (25 à 40 %) chez qui elle représente plus un marqueur d'activité sexuelle qu'une véritable pathologie cervico-vaginale. L'évolution naturelle de ces infections est donc la guérison spontanée (clairance moyenne de 8 mois) mais la persistance de l'infection virale est à l'origine de l'oncogénèse.
    Il parait certains que des cofacteurs induisent cette persistance (tabac, co-infections, microtraumatismes, déficit immunitaire, déficits nutritionnels,...)

    Outre les stades CIN 1,2 et 3 on décrit de plus en plus des lésions atypiques des frottis appelées également ASCUS (Atypical Squamous Cells of Undetermined Signifiance) qui pourraient être des précurseurs des CIN et pour lesquelles le dépistage des virus HPV pourrait être particulièrement importante dans la stratégie du suivi.



    EN PRATIQUE...
    Deux problèmes essentiels restent actuellement sans réponse :
  • En cas de positivité HPV, le traitement médical est en cours d'évaluation. Il s'agit en particulier d'immunomodulateurs locaux comme l'imiquimod (Aldara ®) où ses dérivés qui visent à renforcer les défenses locales. Ce produit est commercialisé avec une AMM pour les condylomes acuminés externes.
    Actuellement on ne dispose donc pas de traitement médical pour un col histologiquement normal mais infecté par le HPV. La simple precription d'un traitement antiseptique local en agissant sur les cofacteurs est elle souhaitable ? utilse ?

  • Que faire pour le partenaire ??? Il semblerait que la recherche du HPV sur la verge soit décevante et que la recherche dans le sperme soit plus contributive. Mais ensuite, quel traitement proposer si ne c'est l'usage du préservatif.


  • Les Virus HPV
    Pour les papilloma muqueux, on connait bien les HPV à bas risque de type 6, 11, 42 et 44 (lésions condylomateuses ). Certains, 31, 33, 35 et 51 sint à risque intermédiaire et sont classés comme potentiellement oncogènes.
    Dans les HPV à haut risque, le HPV 16 est retrouvé dans 70 % des cancers du col en Europe. En Asie du Sud Est, le HPV 18 est dans 32 % des cas. En Amérique du Nord et en Afrique, les HPV 45 sont détectés dans 13 % des lésions.
    La maladie de Bowen est également liées aux virus oncogènes.

    PAPILLOMAVIRUS - HPV 16
    Ce virus parait être impliqué dans 70 à 90 % des cancers du col de l'utérus.
    Les lésions sont peu visibles- voire invisibles - à l'oeil nu ( ++ aprés appplication d'acide acétique ).
    Tout condylome plan, dysplasie associés au HPV 16 doivent être condidérés comme precurseurs d'un cancer du col.
    Au frottis une koïlocytose doit attirer l'attention et conduire à la colposcopie-biopsie.

    Première localisation chez l'homme d'un gène de prédisposition aux papillomavirus : un lien avec le Psoriasis ?
    Communiqué de presse de l'Institut Pasteur - Mars 1999.

    Les papillomavirus humains (PVH) sont responsables de diverses maladies cutanées ainsi que du cancer du col de l'utérus, deuxième cause de mortalité féminine par cancer dans le monde. L'Unité des Papillomavirus (INSERM U 190) à l'Institut Pasteur - dirigée par Gérard ORTH - vient de localiser le premier gène de prédisposition à l'infection par des PVH, chez des individus atteints d'une maladie modèle pour l'étude de la sensibilité à ces virus. Un gène d'autant plus crucial à cerner qu'il pourrait également être impliqué dans la prédisposition au psoriasis, une maladie de la peau qui touche 2% de la population.

    Plus de 100 types de papillomavirus humains (PVH) ont aujourd'hui été répertoriés. Ils sont responsables de pathologies variées, le plus souvent bénignes, qui affectent la peau ou les muqueuses (verrues cutanées, condylomes ano-génitaux, papillomes laryngés,…). Mais certains d'entre eux sont potentiellement cancérigènes. C'est le cas des PVH 16 et 18, à l'origine de cancers du col utérin, et du PVH5, associé à des cancers de la peau chez les individus atteints d'une maladie dermatologique rare : l'épidermodysplasie verruciforme (EV). Cette maladie est désormais bien caractérisée grâce aux travaux menés depuis vingt ans par l'équipe de Gérard Orth. C'est un modèle de choix pour l'étude de la sensibilité humaine aux papillomavirus, et particulièrement aux PVH oncogènes.

    L'Unité des Papillomavirus a en effet montré que les individus atteints d'EV sont anormalement prédisposés aux infections par certains PVH - inoffensifs pour la plupart d'entre nous - et qu'eux seuls développent des cancers liés au PVH5, un virus qui provoque très rarement des infections dans la population générale. D'où vient la sensibilité particulière de ces malades à ces PVH et au pouvoir cancérigène du PVH5 ?
    Les chercheurs de l'Institut Pasteur sont aujourd'hui sur une piste primordiale : l'étude génétique de trois familles consanguines atteintes d'EV, en collaboration avec des dermatologues algérien et colombien, leur a permis de localiser un gène de prédisposition à cette maladie. Cette piste est d'autant plus intéressante que le locus, nommé EV1, a été découvert dans une région du chromosome 17 connue pour contenir un locus majeur de prédisposition aux formes familiales de psoriasis (1).

    Les chercheurs de l'Unité des Papillomavirus avait déjà établi en 1998, en collaboration avec le Pr Jablonska et des dermatologues polonais, un lien entre les PVH impliqués dans l'EV et le psoriasis. Ils avaient notamment détecté la présence d'ADN du PVH5 dans les lésions de 90% des individus souffrant de cette fréquente maladie de la peau, et suggéré que le psoriasis était un réservoir possible de ce virus (2).

    L'hypothèse actuelle est que des défauts au niveau d'un seul et même gène interviendraient dans l'EV et dans le psoriasis : des mutations distinctes du gène du locus EV1 prédisposeraient les individus qui en sont porteurs à l'une ou l'autre de ces maladies.



    MAJ 02/2003
    Cancer du col utérin : une classification du risque associé aux différents papillomavirus
    Source : NEJM 2003 ;348:518-527

    Cette étude dresse un bilan du risque de cancer du col selon le type de papillomavirus humain ou HPV.
    Parmi les 33 types de HPV, 18 sont classés à haut risque.
    Cette enquête présentée par Munoz et al reprend les données de 11 études cas/contrôles menées sur des près de 2000 cas de cancer du col. La présence des différents types de HPV était recherchée par PCR.

    L’ADN d’un papillomavirus a été détecté dans un peu plus de 90 % des cas de cancer du col. Sur les 33 types de HPV recherchés, 15 ont été classés à haut risque (HPV 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 68, 73 et 82), 3 probablement à haut risque (26, 53 et 66) et 12 à faible risque. Par ailleurs, cette classification selon des bases épidémiologiques et en accord avec une analyse des groupes phylogéniques de HPV.

    MAJ 18/09/2003 BIENTOT LE VACCIN
    Les résultats d'une étude sur l'efficacité d'un vaccin contre un virus pouvant provoquer le cancer du col de l'utérus sont venus confirmer une première étude publié en 2002, poussant l'auteur de l'étude, le Dr John Schiller, à recommander la vaccination de toutes les adolescentes pour les prémunir de ce virus sexuellement transmissible et extrêmement répandu.
    L'étude menée sur un vaccin mis au point par le groupe Glaxo SmithKline a montré une efficacité à 100% contre le virus de papillome humain (HPV), confirmant des résultats similaires sur un vaccin concurrent mis au point par le groupe Merck, déjà publiés dans la revue New England Journal of Medicine.
    "Considérant qu'il y a plus de 500.000 cas de cancer du col de l'utérus débutant chaque année dans le monde, le vaccin pourrait réduire d'au moins 70% le nombre de ces cancer", a déclaré à l'AFP le Dr Schiller, des Instituts nationaux de la Santé américains. Il pense voir le vaccin arriver sur le marché dans trois à cinq ans.

    MAJ 04/11/2004
    Les recherches sur un vaccin contre le cancer du col sont encourageantes

    Une étude démontre que le vaccin pourrait fournir une protection à long terme.
    Quatre ans après avoir reçu le vaccin, 94 % des femmes montrent une protection contre le virus qui cause la plupart des cancers du col et aucune n'a développé de condition pré-cancéreuse.La chercheuse principale se dit enthousiaste face à la réponse immunitaire qui semble persister à long terme.
    Les chercheurs affirment que le vaccin pourrait aussi prévenir les verrues génitales tant chez les hommes que chez les femmes.
    Les résultats de l'étude, financée par Merck et pilotée par l'université de Washington, ont été présentés le 2/10/2004 à l'American Society for Microbiology.

    MAJ 10/2005
    Gardasil ° vaccin pour le Cancer du col de l'utérus
    [Lire]
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