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Cancer du col utérin et le HPV
(Human Papilloma Virus)

Le cancer du col utérin est d' origine infectieuse.
Il y a une chute de l'incidence et mortalité du cancer du col depuis 50 ans dans les pays développés car : test de dépistage, frottis

Epidémiologie
En France : 10ème rang de cancer féminin 3387 nouveaux cas en 2000 et 3068 nouveaux cas en 2005 avec 1000 décès en 2000 et 1070 décès en 2005.
Le pic d'incidence est à 40 ans
Le pic de mortalité à 50 ans
Le taux d'incidence n'a pas cessé de diminuer entre 1980 et 2005

Histoire naturelle
L'évolution est lente plus de 15 ans pour développer un cancer du col.
L'infection génitale à HPV est le MST ( Maladie Sexuellement Transmissible ) la plus répandue. Dans le monde 50à 75% des femmes de 15 à 44 ans sont ou ont été exposées au HPV
La transmission a souvent lors des premiers rapports sexuels
Le préservatif est partiellement efficace car le virus peut-être présent sur la zone ano-génitale.

Il existe plus de 45 génotypes d'HPV pouvant infecter la sphère ano -génitale. 8 génotypes sont impliqués dans 90% des cancers du col utérin : 16,18,31,33,35,45,52,58 Les génotypes 16 et 18 sont responsables dans les pays occidentaux de 70% des cancers du col utérin.
L'infection persistante à HPV oncogène est nécessaire mais non suffisante comme facteur de développer un cancer du col : moins de 5% de femmes infectées par HPV16 développeront un cancer du col.

La définition de l'infection persistante
Il n'existe pas de consensus mais on peut admettre comme "définition" l'existence de 2 prélèvements positifs entre 12 et 18 mois d'intervalle car 70% des infections disparaissent spontanément en 12 mois et 90% en 24 mois

Les facteurs qui favorisent la persistance de l'infection :
  • facteurs environnementaux : plus de 5 ans de prise de contraception orale, tabagisme passif ou actif de 15 ou plus cigarettes par jour, l'existence d'autres IST( infections sexuellement transmissibles tels que l'infection à Herpes simplex virus2 et l'infection à Chlamydiae trachomatis ) , existence d'un déficit immunitaire acquis, concentration élevée en homocystéine
  • cofacteurs viraux : génotype 16 et 18, charge virale élevée, variants viraux au sein d'un même génotype
  • facteurs endogènes : facteurs génétiques
En ce qui concerne les lésions histologiques cervicales en fonction de leur grade, les stades CIN3 ( haut grade ) ont une probabilité non négligeable de 32 à 57% de régresser spontanément.

Le dépistage des dysplasies et du cancer du col utérin se fait par
---- le frottis cervico utérin
---- pour les femmes de 25 à 65 ans tous les 3 ans après 2 frottis négatifs à un an d'intervalle et absence de tous signes fonctionnels
---- et tout frottis anormal doit être suivi d'investigations complémentaires

Le grand souci du dépistage individuel en France :
---- taux de couverture de dépistage est bas
---- plus de 40% des femmes n'ont pas fait de frottis sur 3 ans entre 1995 et 2000
---- plus de 34% de femmes n'ont pas fait de frottis depuis 6 ans entre 1995 et 2000

Sources
  • Données épidémiologiques sur le cancer du col de l'utérus Etat des connaissances . 2006 - Etat des connaissances. Actualisation 2008. - INVS
  • Publications par : International agency for research on cancer www.iarc.fr
  • Le CIRC ( Centre International de Recherche pour le Cancer ) confirme que le dépistage du cancer du col chez les femmes entre 25 et 65 ans réduit la mortalité liée à ce cancer 3 mai 2004 Press release N°151
  • La prise de contraceptifs oraux sur une longue période et un nombre élevé d'enfants accroissent le risque de cancer du col chez les femmes infectées par le VPH 26 mars 2002 Press release N°138
  • Le dépistage par inspection visuelle du col utérin est efficace pour réduire le nombre de cancers du col utérin selon le CIRC 03 août 2007 Press release N° 179
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