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Le cancer du col de l’utérus
État des connaissances – Actualisation 2008
Texte complet : http://www.invs.sante.fr/publications/2008/cancer_col_uterus_2008/cancer_col_uterus_2008.pdf
ou copie locale [Lire] (pdf)

Ce qu’il faut retenir sur l’épidémiologie du cancer du col utérin en France
Dixième cancer chez la femme en France pour le nombre de cas incidents avec près de 3 070 cas estimés pour l’année 2005.
• Le pic d’incidence est à 40 ans.Quinzième cancer chez la femme en France pour le nombre de décès avec près de 1 070 décès estimés pour l’année 2005.
• Le pic de mortalité est à 50 ans.Le risque cumulé de développer un cancer du col de l’utérus avant 74 ans a considérablement diminué avec l’année de naissance :
---- 3,6 % chez les femmes nées en 1910
---- 0,6 % chez les femmes nées en 1950

Ce qu’il faut retenir sur la survie relative du cancer du col utérin
La survie relative du cancer du col de l’utérus est de 75 % à 3 ans et de 70 % à 5 ans.•
La survie relative du cancer du col de l’utérus diminue avec l’âge :
---- 82 % à 5 ans chez les femmes de 15-44 ans
---- 38 % à 5 ans chez les femmes de 75 ans et plus

Ce qu’il faut retenir sur l’infection à papillomavirus humain (HPV)Une des IST les plus fréquentes dans le monde.•
L’utilisation du préservatif, si elle n’empêche pas l’infection par les HPV, diminue la fréquence de ces infections.•
L’infection à HPV est le plus souvent transitoire : le virus devient indétectable dans 70 % des cas à 1 an et dans 90 % des cas à 2 ans.•
La persistance de l’infection par un des huit génotypes à haut risque oncogène sur les 45 pouvant infecter la sphère anogénitale est le • facteur de risque principal du cancer du col utérin.
La proportion des cancers invasifs du col de l’utérus attribuable aux HPV 16 et 18 est de 70,7 % dans le monde et de 81,8 % en France

Ce qu’il faut retenir sur les lésions histologiques cervicales
Le cancer invasif du col utérin met en moyenne plus de 15 ans à se développer après une infection persistante par un HPV à haut risque • oncogène.
Toute lésion précancéreuse, et même une CIN 3, a une probabilité non négligeable (de 32 à 57 % selon la lésion) de régresser spontanément.

Anomalies cytologiques :
  • AGC : atypies des cellules glandulaires
  • AIS : adénocarcinome
  • ASC-H : atypies des cellules malpighiennes ne permettant pas d’exclure une lésion intraépithéliale de haut grade
  • ASC-US : atypies des cellules malpighiennes de signification indéterminée (l’ancienne dénomination ASCUS regroupait les ASC-US et les ASC-H)
  • HSIL : lésion malpighienne intraépithéliale de haut grade
  • LSIL : lésion malpighienne intraépithéliale de bas grade
Lésions histologiques :
  • AIS : adénocarcinome
  • CIN 1 : néoplasie cervicale intraépithéliale de bas grade
  • CIN 2 : néoplasie cervicale intraépithéliale intermédiaire (souvent regroupée avec les CIN 3)
  • CIN 3 : néoplasie cervicale intraépithéliale de haut grade, ne peut être dissociée d’un carcinome épidermoïde

Ce qu’il faut retenir sur le dépistage du cancer du col utérin
Repose sur un test cytologique : le frottis cervico-utérin (FCU). Recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans • tous les trois ans, après deux FCU négatifs à un an d’intervalle.
Tout frottis anormal • doit être suivi d’investigations diagnostiques en fonction du résultat de la cytologie.

Ce qu’il faut retenir sur le dépistage individuel du cancer du col utérin
Le nombre de FCU remboursés par l’assurance-maladie sur 3 ans permettrait de couvrir 90 % des femmes (bénéficiaires) de la tranche • d’âge cible du dépistage du cancer du col de l’utérus.
MAIS Le taux de couverture moyen (tous âges) calculé sur trois ans (2003-2005) était de 58,7 % (CnamTS).
La couverture déclarée dans le Baromètre cancer 2005 était de 81,0 %.•

Ce qu’il faut retenir sur le dépistage organisé du cancer du col utérin
Présent actuellement dans quatre départements : Bas-Rhin et Haut-Rhin, Isère, Martinique.
Les modalités d’organisation diffèrent d’un département à l’autre : il s’agit d’initiatives locales. Une harmonisation est en cours conformément • au cahier des charges.
Une évaluation du dépistage organisé a été réalisée par l’InVS qui a montré
---- une augmentation de la couverture globale nette chez les plus de 50 ans, ---- une bonne qualité de prélèvement et de lecture des frottis,
---- le poids important des lésions précancéreuses dans la pathologie cervicale,
---- un contexte particulier de l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus et des lésions cervicales précancéreuses en Martinique

Ce qu’il faut retenir sur les vaccins papillomavirus
Ce sont des vaccins prophylactiques (ils préviennent mais ne soignent pas l’infection).
L’efficacité de ces vaccins est extrêmement élevée chez les jeunes filles qui n’ont pas déjà été en contact avec un HPV dont le génotype • est ciblé.

Esculape : Cette phrase est sujette à caution et controverse. Selon le site de la FDA la protection n'est que de 17% [Lire] et la vaccination anti-HPV est loin de faire l'unanimité [Lire]

Les recommandations se basent sur des avis rendus par le CSHPF et le HCSP, qui le remplace.
L’avis du HCSP est en faveur du vaccin quadrivalent par rapport au vaccin bivalent chez les jeunes filles de 14 ans avec un rattrapage possible • chez celles de 15-23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le début de la vie sexuelle.
Les avis concernant ces deux vaccins évolueront avec les connaissances : voir à ce sujet [Lire]
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