CA 125
Détection du cancer de l'ovaire

Source : Frische H.A., Bast R.C. : Cli.Chem. 7(44) 1998

Le cancer de l'ovaire reste une pathologie sevère, généralement parce que le diagnostic n'est porté qu'a un stade avancé de la maladie (50%).
La plupart des cancers sont d'origine épithéliale (5% seulement sont des tumeurs des cellules germinales) et 70% des cas surviennent chez des femmes agées de plus de 50 ans. L'espérance de survie à 5 ans est de 30% lorsque le diagnostic est porté aux stades 2 à 4.
Le stade 1 (forme localisée) représente seulement un cas sur deux.

Le CA 125 est le marqueur tumoral sérique essentiel du cancer épithélial de l'ovaire. La plupart des études retiennent 35 U/ml comme limite supérieure.

Environ 50 % des patientes avec un cancer de l'ovaire localisé (stade 1) et 90 % des patientes aux stades 2 à 4 présentent une augmentation du CA 125

Toutefois le CA 125 n'est pas spécifique du cancer de l'ovaire. Il est augmentés :
---- Dans certains cancers du sein, de l'endomètre.
---- Dans certains cancers du poumon et du tube digestif.
Enfin, cette augmentation peut se rencontrer dans certaines pathologies bénignes de des ovaires, l'utérus, du foie et du tube digestif.

Le marqueur sérique CA 15-3 , directement impliqué dans le cancer du sein, est également augmenté dans environ 60 % des cancers de l'ovaire.

En post-opératoire, l'utilisation combinée du CA 125, de la clinique et de l'échographie transvaginale permet un suivi dans 90% des cas.

Au cours de la chimiothérapie, le CA 125 permet d'évaluer l'efficacité d'une chimiothérapie. Il parait raisonnable de ramener la valeur plancher à 16 U/ml chez la femme ménopausée et ovariectomisée.

Nouveautéswbm@esculape.com Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente