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HTA SYSTOLIQUE
du sujet agé en 2001

Dr H. Raybaud

Selon les spécialistes, près de 700 millions de personnes dans le monde souffrent d'hypertension et près de trois millions de décès annuels sont directement attribuables à cette maladie.

La première étude, baptisée HOT, pour Hypertension Optimal Treatment, avait montré qu'une réduction de la tension diastolique par une thérapie intensive permettait de réduire d'un tiers les accidents cardiaques liés à l'hypertension.

Quatre ans aprés l'étude PHARE , le contrôle de l’hypertension artérielle reste trés insuffisant (de 6 à 30 % selon les pays), principalement par un abaissement insuffisant de la pression artérielle systolique, en particulier chez les sujets âgés.

Une étude parue dans Sang Thrombose Vaisseaux. a évalué l’action hypotensive comparée d’un placebo, d’un diurétique, d’un inhibiteur calcique, d’un bêtabloquant et d’un IEC chez des patients âgés présentant des valeurs de PAS > 150 mmHg. Chaque patient recevait successivement les quatre classes thérapeutiques et le placebo.

Il parrait que les traitements antihypertenseurs actuels sont moins performants pour contrôler la PAS que la PAD. Quelle que soit la classe thérapeutique, une monothérapie antihypertensive normalise habituellement la PAD chez 45 à 60 % des patients. Le taux de patients normalisés (pour la PAS) avec une monothérapie observée dans cette étude n’est pas surprenant et confirme la réelle difficulté de faire abaisser ce paramètre
L’étude STOP2 avait confirmé la difficulté réelle à atteindre l’objectif d’une PAS < 150 mmHg (Anaes 2000) malgré la prescription d’une plurithérapie.

Il parait donc légitime de traiter l’HTA systolique du sujet âgé en débutant par un diurétique ou un inhibiteur calcique, en sachant qu’il sera nécessaire dans une grande majorité des cas de recourir à une bi-, voire une trithérapie pour contrôler le niveau de la PAS en dessous de 150 mmHg. Les associations fixes sont, dans ce contexte, d’un grand intérêt, car elle favoriseront au maximum la monoprise et l’observance .

Jean-Jacques Mourad, Sang Thrombose Vaisseaux. Vol. 13, Numéro 5, Mai 2001

Esculape :
  1. Les diurétiques posent quand même le problème des mictions déjà souvent difficiles à gérer chez les personnes agées. Elles vont donc différer la prise voire la sauter si une sortie est prévue.... sortie génératrice d'effort, de stress et donc d'HTA
  2. En cas de diabète un IEC ou un AAII restent indiqués
  3. En cas de pathologie cardio-vasculaire, les bêtabloquants sont de mise
  4. Si une insuffisance cardiaque existe, les IEC sont largement conseillés voire les AAII en cas d'effet secondaire
  5. Rappel : l'étude HOT avait démontré qu'une dose quotidienne de 75 mg d'aspirine, ajoutée au traitement habituel des hypertendus, réduisait de 36% le risque d'attaque cardiaque par rapport aux patients qui prenaient un placebo.
MAJ Décembre 2003
Les récentes méta-analyses et les recommandations européennes (ESH) et américaine (JNCVII) permettent de préciser la place des ICA : les résultats montrent clairement l'effett bénéfique des ICA dans la prévention des AVC avec un risque diminué de 7 % par rapport aux diurétiques et aux bêtabloquants et de 12 % vis à vis des IEC.
Anoter toutefois qu'il n'existe pas de différence significative en terme de mortalité totale, d'évènements cardiovasculaires et que selon l'étude ALLHAT l’amlodipine perd la bataille au niveau de l’insuffisance cardiaque, avec une incidence à 6 ans de 10,2 % contre 7,7 % seulement pour la chlorthalidone, soit un risque supérieur de 38 % (IC 95 % 1,25-1,52 ; P < 0,001
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