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Traitement de la dépression du sujet âgé

La dépression de la personne âgée est fréquente mais non diagnostiquée et donc non traitée dans 60 à 70 % des cas.
Le vieillissement et/ou la maladie n'est pas synonyme de dépression qui reste une pathologie à part entière

Voir la dépression du sujet âgé [Lire]

Préambule
N° 1 : Il est essentiel de rechercher les éléments de l'origine dépressive comme le décès du conjoint, la maladie, l'isolement, etc... Une origine ou une aggravation iatrogène sera systématiquement recherchée.
Le traitement comprendra donc toujours la restauration d'un tissu social (++ la famille) mais également les assistantes sociales, les aides ménagères, les infirmières, les apports de repas, etc... qui permettra le maintient à domicile car l'hospitalisation ou le placement est une source de décompensation et d'aggravation (voire d'apparition) de la dépression

N° 2 : La physiologie du sujet âgé est différente de celle de l'adulte avec un ralentissement de l'absoprtion et de l'élimination des médicaments : il est necessaire de diminuer les posologies initiales
---- Avant 70 ans, commencer à 1/2 dose
---- Aprés 70 ans, commencer au 1/3 dose

Le bénéfice clinique peut nécessiter 6 à 8 semaines mais le suivi initial doit être pratiquement hebdomadaire.

NB N° 3 : la déshydratation et la malnutrition doit être systématiquement recherchée [Lire]

NB N° 4 : L'observance chez ces patients souvent polymédicalisés est un problème majeur (erreurs, oublis) et source d'echec et/ou d'effets indésirables.
Il est judicieux d'utiliser un pilulier journalier (matin, midi et soir) plus rarement un semainier et si besoin proposer le passage de quelqu'un pour administrer les traitements.

NB N° 5 : Le risque suicidaire est fréquent chez le sujet âgé avec un pic de fréquence vers 65 ans et un taux de réussite 3 à 4 fois supérieur à celui de la population plus jeune.
Les classes thérapeutiques

La physiologie du sujet âgé est différente de celle de l'adulte avec un ralentissement de l'absoprtion et de l'élimination des médicaments : il est necessaire de diminuer les posologies initiales
---- Avant 70 ans, commencer à 1/2 dose
---- Aprés 70 ans, commencer au 1/3 dose

Il est habituel de commencer
  • par un inhibiteur sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
    Citralopram (Seropram °), Fluoxétine (Prozac °), Paroxétine (Déroxat °, Divarius °), sertraline (Zoloft °), etc...
  • ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (ISRSN)
    milnacipran (Ixel °), venlafaxine (Effexor °)
En cas de non réponse (Attendre parfois jusqu'à 6 à 8 semaines) , on peut augmenter les doses ou essayer les tricycliques à doses trés modéres mais les effets secondaires sont plus fréquents
Certains auteurs proposent d'associer des traitements stimulants comme le lithium ou des doses filées d'hormone thyroïdiennes

En cas d'asthénie importante, les IMAO A (moclobémide - Moclamine °) peuvent être intéressants par leur effet stimulant.

Les traitements associés

En cas de troubles du sommeil, on préférera un hypnotique de vie courte à une benzodiaépine.
Le traitement - si possible - ne dépassera pas 15 jours.

A noter toutefois que malgré les réticences, en début de traitement, lorsque l'anxiété est majeure, les benzodiazépines sont souvent utiles.

La surveillance

Outre le surveillance clinique hebdomadaire en début de traitement et la correction des troubles nutritionnels, ioniques et iatrogènes, les ISRS peuvent entrainer une hyponatrémie sévère et une augmentation des transaminases.
---- Nfs, Sidérémie
---- Ionogramme sanguin
---- Profil enzymatique hépatique
---- Protidémie, calcémie.
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