Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
ALZHEIMER
La Prévention est-elle possible ?

Mens sana in corpore sano
Editorial de la lettre hebdomadaire RT Flash [12 mai 2005] du sénateur honoraire Tregouët.

Une étude passionnante, publiée récemment dans le Journal américain d'épidémiologie, montre de manière éclairante que les personnes âgées qui restent actives dans de multiples domaines, marche, danse, jardinage, gymnastique, jeux de société, sont beaucoup moins touchées par les démences que les personnes sédentaires. Fait encore plus remarquable, l'étude souligne que cet effet protecteur n'est pas lié à l'intensité physique de l'effort accompli mais à la diversité et à la richesse sociales et cognitives des activités pratiquées. "Ce n'est pas nécessairement l'énergie que vous déployez, mais plutôt la diversité qui compte", explique le Dr Constantine Lyketsos, épidémiologiste de l'Université Johns Hopkins et auteur principal de l'étude.

Les chercheurs ont suivi 3.375 hommes et femmes âgés de plus de 65 ans de 1992 à 2000, étudiant le type d'activités qu'ils pratiquaient. Ceux qui en pratiquent le plus sont ceux qui souffrent le moins de démences. Les volontaires étaient interrogés sur la fréquence et la durée des 15 activités les plus fréquemment pratiquées par les seniors : la marche, la natation, le jogging, le bowling, le golf, le vélo, la danse, l'aérobic.... Mais aussi les activités ménagères et le jardinage.

Selon les conclusions de l'étude, même l'activité intellectuelle ou une activité aussi calme que jouer aux cartes est bénéfique, ajoute Lyketsos. "Exercer son corps, c'est aussi exercer son cerveau, puisque le cerveau est central dans la coordination des mouvements". La raison de l'influence de ces activités multiples sur la prévention d'une démence n'est pas expliquée. Selon Lyketsos, la diversité des activités activerait plus de régions cérébrales.

Selon les chercheurs de Johns Hopkins, l'activité agirait dans la prévention de toutes les démences, à l'exception de celles liées à des prédispositions génétiques. L'aspect le plus impressionnant de cette étude réside en effet dans le fait que les chercheurs ont éliminé l'influence des maladies cardio-vasculaires, du diabète et d'autres pathologies sur la survenue d'une démence. Sur les quelque 3.400 personnes de l'étude, 480 ont développé une démence. Celles qui ne pratiquaient qu'une activité ou aucune représentaient 130 de ces cas. Celles qui en pratiquaient plus, 84 des cas seulement.

Une autre étude américaine vient par ailleurs de confirmer que l'exercice physique régulier chez la souris peut prévenir l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Cette étude menée par les docteurs Paul A. Adlard, et Carl W. Cotman, de l'Université de la Californie, a tenté d'évaluer les relations de causalité entre l'apparition de signes cliniques annonciateurs de la maladie d'Alzheimer et la pratique d'un exercice physique régulier. (Voir article dans la revue de presse Science Daily).

Pour parvenir à cet objectif, les chercheurs ont eu l'idée d'utiliser des souris transgéniques qui présentent la particularité de commencer à développer des plaques amyloïdes à environ 3 mois. Ces souris ont été divisées en deux groupes : le premier groupe était maintenu dans une situation sédentaire alors que l'autre groupe était placé dans un environnement l'obligeant à faire des exercices physiques réguliers sur des roues tournantes.

Après cinq mois, les chercheurs ont comparé les aptitudes cognitives des deux groupes en les soumettant à de tests consistant à mémoriser le trajet permettant de sortir d'un labyrinthe. Le verdict a été sans appel : les animaux qui ont été soumis au régime d'exercice physique régulier ont mémorisé le trajet du labyrinthe deux fois plus rapidement que les souris sédentaires (2 jours au lieu de 4). De manière corrélée, les chercheurs ont ensuite constaté que le cerveau des souris « sportives » contenait deux fois moins de plaques de beta-amyloïdes, un peptide dont l'accumulation anormale dans le cerveau signale la présence de la maladie d'Alzheimer. Selon ces recherches, l'effet protecteur apparaîtrait après un mois d'exercice continu.

Selon le docteur Stephen Snyder, directeur du programme sur Alzheimer à l'Institut National du Vieillissement, « On savait déjà que dans le cerveau humain qui vieillit les dépôts de beta-amyloïdes augmentent. Mais cette étude nous indique qu'il est possible de réduire sensiblement le développement de ces dépôts par un simple exercice physique quotidien, en tout cas chez la souris. »

Enfin, une dernière étude récente menée par le Docteur Lazarov a montré que le niveau de beta-amyloïdes a diminué dans le cerveaux d'un autre type de souris transgéniques placées, elles-aussi, dans un environnement enrichi, composé notamment de roues, de tunnels colorés et de jouets

. Ces études récentes confirment donc pleinement les résultats de la grande étude canadienne de 2001 qui a porté sur 4615 sujets de plus de 65 ans qui ont été suivis pendant 5 ans. Cette étude avait en effet montré qu'un haut niveau d'activité physique diminuait de moitié le risque de maladie d'Alzheimer.

Bien qu'on ne comprenne pas encore tous les mécanismes neurobiologiques par lesquels se produisent ces effets protecteurs, toutes ces études sont passionnantes parce qu'elles montrent clairement que la pratique quotidienne d'exercices physiques et mentaux diversifiés peut prévenir de manière puissante, indépendamment des autres facteurs de risque, le déclin cognitif et l'apparition de la maladie d'Alzheimer et sans doute aussi d'autres maladies neurodégénératives.

Ces recherches montrent également à quel point notre corps et notre esprit sont indissociablement liés et constituent une entité globale dont nous commençons seulement à entrevoir l'extraordinaire complexité et les fantastiques capacités de régénération.

Confrontée au vieillissement inéluctable de notre population, notre collectivité, à la lumière de ces recherches remarquables, doit tout mettre en œuvre pour permettre à nos aînés de rester physiquement et intellectuellement actifs jusqu'à la fin de leur vie. Dans cette perspective, Il est essentiel que nos seniors puissent être maintenus dans un environnement social, affectif, culturel et cognitif le plus riche possible.

Les anciens, de manière empirique, avaient bien compris, il y a plus de 2000 ans, ce lien profond et cette unité fondamentale entre le corps et l'esprit. Alternant les exercices physiques et les activités intellectuelles, associant les plaisirs de la conversation à ceux de l'art, les Romains pratiquaient dans les thermes un art de vivre que l'écrivain Juvénal a parfaitement résumé dans son célèbre précepte : « mens sana in corpore sano » : « un esprit sain dans un corps sain. ». Jamais cette formule n'a été d'une telle actualité !

René Trégouët

=======================================================

De nombreux protocoles sont en cours d'évaluation : Oestrogènes (THS), Inibiteurs calciques (Nifodipine), AINS (ibuprofène ?), les anti-oxydants.. Une prévention parait envisageable (vitamie E, béta-carotènes,...)

  • La thérapie génique encore bien lointaine.

  • La Diététique : En particulier en cas de présence ApoE-e 4 (Voir Les régimes alimentaires, clés de la maladie d'Alzheimer ? )

  • Diabète : le diabète augmente le risque [Lire]

  • Les oestrogènes :
    les femmes américaines traitées par THS pendant plus de 10 ans ont présenté un trés faible risque d'alzheimer Les médecins devraient renseigner les femmes sur les risques et les bienfaits de l'œstrogénothéapie administrée durant et après la ménopause.
    Bien que les données actuelles ne plaident pas en faveur de l'emploi des œstrogènes uniquement pour prévenir la maladie d'Alzheimer, la réduction du risque associée à l'œstrogénothérapie à long terme observée au cours des études épidémiologiques peut être considérée comme un bienfait potentiel additionnel, lorsque l'on envisage le recours à ce traitement (cote B, classe 2-ii, consensus57,58).

  • Les AINS :
    On ne peut recommander l'emploi des AINS pour le traitement ou la prévention de la maladie d'Alzheimer à partir des données dont on dispose actuellement.
    Toutefois, s'ils sont administrés pour traiter l'arthrite ou d'autres affections, ils peuvent du même coup offrir une certaine protection contre la maladie d'Alzheimer (cote C, classe 2-ii, consensus59). (http://www.cma.ca/cmaj-f/vol-160/issue-12/dementia/diagnosis.htm)

    Les AINS anti COX-2 (MAJ 09/1999)
    Le dépot de peptide amyloïde s'accompagne de processus inflammatoires confirmés par la présence de médiateurs de l'inflammation comme l'interleukine-1 et le facteur d'activation plaquettaires (PAF). Ces facteurs stimulent la synthèse de cyclo-oxygenase -2 (COX-2) dans les cellules neuronales. Les AINS, plus particulièrement les inhibiteurs de la COX-2 seraient des candidats à la prévention primaire.
    L'aspirine ne présente aucun effet favorable.

    AINS et Alzheimer : pas d’effet significatif - - 04/06/2003 -
    Source : JAMA. 2003;289:2865-2867
    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que le rofecoxib ou le naproxen ne ralentissent pas le déclin cognitif des patients avec une forme légère ou modérée de maladie d’Alzheimer.
    Divers travaux ont mis en avant le rôle de mécanismes inflammatoire dans les dommages neuronaux de la maladie d’Alzheimer.
    Une étude parue dans le JAMA a évalué l’intérêt de deux AINS, le rofecoxib et le naproxen, chez des patients avec des formes légères à modérées d’Alzheimer. Un autre groupe prenait un placebo.
    A un an, les auteurs n’ont pas noté de différence entre les groupes lors de l’évaluation des fonctions cognitives des patients.

  • Dépression nerveuse: peut-être un précurseur de la maladie d'Alzheimer
    La dépression nerveuse pourrait être un des premiers signes précurseurs de la maladie d'Alzheimer, indique une étude à paraître samedi dans la revue Neurology.
    Les auteurs de l'étude, du Centre de recherche sur la gérontologie de Stockholm, ont découvert en suivant un groupe de 222 personnes âgées de plus de 74 ans que celles qui avaient développé la maladie avaient 50% plus de chances que les autres d'avoir souffert auparavant d'une dépression.
    "Les personnes qui souffrent de la maladie d'Alzheimer n'avaient pas une dépression assez marquée pour être considérées comme cliniquement atteintes mais elles avaient au début de l'étude plus de signes de dépression -- un manque d'intérêt, une perte d'énergie ou une difficulté à se concentrer -- que les autres", a noté le principal auteur de l'article, le Pr Lars Backman.

    Soulignant que les traitements pour la maladie d'Alzheimer sont de plus en plus efficaces si l'affection est détectée précocement, le Pr Backman souligne qu'il est "extrêmement important de la diagnostiquer le plus tôt possible". "Surveiller ces symptômes de dépression peut être un des moyens d'identifier les personnes qui développeront la maladie quelques années plus tard", a-t-il estimé.

  • L'activité intellectuelle diminue le risque de maladie d'Alzheimer ou - pour le moins - ralentit son évolutivité.

  • les statines ont-elles un rôle protecteur ?
    Les connexions entre le cholestérol et cette démence sont nombreuses. Une étude transversale rescente ne saurait contredire l’hypothèse du cholestérol, dans la mesure où elle objective une diminution de la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les malades qui ont été traités par les statines.
    Trois groupes de malades hospitalisés ont été constitués pour parvenir à cette conclusion : la population entière de l’étude, les malades qui ont reçu des statines et ceux qui ont été traités par d’autres médicaments destinés à une hypertension ou une maladie cardiovasculaire. Les sujets, inclus entre le 1er octobre 1996 et le 31 août 1998 provenaient de trois hôpitaux. Cette approche transversale simple dans son principe suggère que, chez les malades exposés aux statines, la prévalence de la maladie d’Alzheimer est de 60% à 73% inférieure à celle constatée dans la population entière ou le groupe traité pour HTA ou maladie cardiovasculaire.
    Cette étude transversale ne saurait établir la moindre relation de causalité entre cholestérol et démence: elle n’en révèle pas moins une association significative entre l’exposition aux statines et la prévalence de la maladie d’Alzheimer, ce qui devrait déboucher sur d’autres études dans l’idéal longitudinales. Wolozin B et coll. : “ Decreased prevalence of Alzheimer disease associated with 3-hydroxy-methylglutaryl coenzyme A reductase inhibitors.” Arch Neurol 2000; 57: 1439-1444.

  • Les statines protègeraient les sujets âgés de la démence (Lancet 2000 ; 356 : 1627, Jick)
    Cette étude a inclus 284 patients déments de plus de 50 ans et 1080 témoins, 13% avec hyperlipidémie non traitée, 11% sous statines, 7% sous autres hypolipémiants, 69% sans hyperlipidémie. Le risque relatif de démence est inchangé en cas d'hyperlipidémie non traitée ou en cas d'hyperlipidémie traitée par hypolipémiants autres que statines. Il est par contre diminué (risque relatif de 0,29) sous statines.
    Ainsi, les statines diminueraient le risque de démence après 50 ans, qu'il y ait ou non hyperlipidémie.

  • La Nicotine ?????

  • Facteur de croissance???

  • Les anti-oxydants : Radicaux libres et mort programmée

    Selon une étude épidémiologique, la prise combinée de doses optimales de vitamines E (400 UI) et C (500 mg) pourrait réduire le risque d'Alzheimer. En revanche, prises isolément ou sous forme de multivitamine à doses faibles, elles ne seraient pas protectrices. Des études de prévention sont justifiées.

    « ACTUELLEMENT, les doses quotidiennes recommandées sont de 22 UI (ou 15 mg) pour la vitamine E et de 75 à 90 mg pour la vitamine C », rappelle le groupe d'étude, dirigé par le Dr Peter Zandi (Johns Hopkins University Bloomberg School of Public Health, Baltimore). « Les comprimés multivitaminiques contiennent généralement ces quantités approximatives de vitamines E et C (parfois plus de vitamine C), tandis que les suppléments individuels contiennent typiquement des doses plus élevées, jusqu'à 1 000 UI de vitamine E et 1 000 mg ou plus de vitamine C. Nos résultats suggèrent que les vitamines E et C pourraient procurer une protection contre la maladie d'Alzheimer lorsqu'elles sont prises ensemble aux doses supérieures. »
    Le problème de santé publique de la maladie d'Alzheimer ne risque que de s'alourdir avec l'allongement de la durée de vie de la population. Des stratégies préventives seraient donc bienvenues.

  • La protection du cerveau contre les dégâts oxydatifs.
    The Archives of Neurology », 19 janvier 2004.
    Les antioxydants pourraient peut-être offrir une stratégie préventive, en protégeant le cerveau contre les dégâts oxydatifs associés au vieillissement et à la maladie d'Alzheimer.
    Peu d'études épidémiologiques, toutefois, ont cherché à savoir si les antioxydants peuvent retarder le développement de la maladie d'Alzheimer. Et les résultats de ces études divergent.
    Une grande étude épidémiologique, rapportée dans « Archives of Neurology » par Zandi et coll. (Cache Study Group), a examiné la relation entre la prise de suppléments vitaminiques E et C et la survenue de la maladie d'Alzheimer. Cette étude prospective, débutée en 1995, porte sur la population âgée du comté Cache de l'Utah.
    A l'inclusion, les investigateurs ont interrogé les participants (âgés de plus de 65 ans) sur leur prise de suppléments vitaminiques. Puis, ils ont évalué les participants une première fois (entre 1995 et 1997) pour identifier les cas de démence et de maladie d'Alzheimer, puis une seconde fois, trois ans plus tard (entre 1998 et 2000).
    Parmi 4 740 participants (93 % de la population), ils ont identifié 200 cas de maladie d'Alzheimer lors de la première évaluation (prévalence). Parmi 3 227 survivants à risque, ils ont identifié, au moment du suivi, 104 nouveaux cas de maladie d'Alzheimer (incidence). Ils ont classé la prise de vitamine de la façon suivante :
    • 1) prise de vitamine E, s'il y a prise d'un comprimé de vitamine E ou bien d'une multivitamine incluant plus de 400 UI de vitamine E ;
    • 2) prise de vitamine C, s'il y a prise d'un comprimé de vitamine C ou bien d'une multivitamine incluant au moins 500 mg de vitamine C ;
    • 3) prise d'une multivitamine, si la multivitamine inclut la vitamine E ou C aux doses plus faibles. Dix-sept pour cent rapportaient une prise de vitamine E ou C et 20 % rapportaient une prise de multivitamine (sans dose élevée de vitamine E ou C).
    Résultat de l'analyse : une réduction de la prévalence et de l'incidence de la maladie d'Alzheimer est observée chez ceux qui prennent à la fois la vitamine E et la vitamine C. Cette supplémentation combinée réduit la prévalence de la maladie d'Alzheimer d'environ 78 % et réduit de 64 % son incidence.
    En revanche, aucune association n'est observée avec la prise de vitamine E seule, de vitamine C seule, ou de multivitamine.
    Cette étude suggère donc que les vitamines antioxydantes, en particulier la combinaison de suppléments de vitamines E et C, pourraient prévenir la maladie d'Alzheimer, concluent les investigateurs.
    Etant donné que la preuve formelle d'un tel bénéfice ne peut être apportée que par des études randomisées de prévention, ces études sont justifiées, ajoutent-ils.

  • L'étude Preadvise en phase III.
    Il est à noter qu'une étude américaine randomisée (Preadvise), en début de phase III, évalue la prévention de la maladie d'Alzheimer par la vitamine E et le sélénium.
    Si l'efficacité est démontrée, les implications de santé publique seront considérables.

  • Les antagonistes calciques
    Un excès des concentrations de calcium libre intracellulaire a été démontré au niveau des zones de dégénérescence dans les cerveaux atteints de la MA ; par ailleurs l'accumulation de calcium intracellulaire représente la voie finale commune de nombreux modèles expérimentaux de mort cellulaire (MATTSON, 1996). Les bloqueurs des canaux calciques telle la nimodipine (dihydropyridine) sont aujourd'hui en cours d'évaluation dans le but de ralentir l'évolution de la MA.

    Les activateurs neuronaux
    l'ensaculine hydrochloride ou KA672-HCL donne des résulats prometteurs car i améliore l'apprentissage et les processus mnésiques.


    MAJ 07/2004
    La vitamine PP pourrait prévenir l'Alzheimer
    M. C. Morris et coll. « J. Neurol. Neurosurg. Psychiatry », vol. 75, pp. 1093-1099.
    Morris et coll. (Université Rush de Chicago, en collaboration avec les CDC d'Atlanta) ont remédié à ce manque en conduisant une étude prospective sur une cohorte de plus de 800 personnes âgées de plus de 65 ans résidant dans la région de Chicago. Les auteurs ont interrogé ces personnes sur leurs habitudes alimentaires afin d'évaluer leur consommation en vitamine PP. Les données recueillies leur ont permis de classer les participants en cinq groupes, en fonction de leur apport nutritionnel en vitamine PP (groupe 1 : 7-15 mg/jour, groupe 2 : 16-18 mg/jour, groupe 3 : 18-22 mg/jour, groupe 4 : 22-36 mg/jour, groupe 5 : 36-171 mg/jour ; l'apport quotidien recommandé est de 16 mg). Un suivi médical a par ailleurs permis de suivre l'évolution des fonctions cognitives des patients au cours des six années suivant le début de l'étude.
    Il est apparu que plus la consommation de vitamine PP est importante et plus le risque de maladie d'Alzheimer diminue. En comparaison avec ceux du groupe 1, les sujets du groupe 5 ont cinq fois moins de risque d'Alzheimer. L'association inverse mise en évidence par Morris et coll. est indépendante de facteurs tels que l'âge à l'entrée dans l'étude, le sexe, l'ethnie, le niveau d'éducation, le génotype Apo E, l'état cardio-vasculaire, la consommation d'autres vitamines B...
    Les données recueillies au cours de l'étude indiquent par ailleurs que la vitamine PP aurait la capacité de ralentir le déclin cognitif associé au vieillissement.
    A suivre...

    Voir également Les médicaments et la mémoire humaine Pr. Hervé Allain (Lien)

    Voir également Les autres traitements (en anglais) (AINS - ANTI OXYDANTS - GINKGO BILOBA - OESTROGENES - AMPAKINES - PROPENTOPFYLLINE)
  • Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente