Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente
La metformine active dans la progeria.
11/11/2016
[Lire]

Des chercheurs français financés par l’AFM-Téléthon ont publié jeudi des résultats étonnant dans la revue Npj Aging and Mechanisms of Diseases, du groupe Nature.
Metformin decreases progerin expression and alleviates pathological defects of Hutchinson–Gilford progeria syndrome cells [Lire]
The main result of this study is the demonstration that the antidiabetic drug metformin reduces progerin expression and alleviates pathological phenotypes of HGPS cells, thus suggesting that it may be interesting to explore its therapeutic potential in patients with progeria.
Dr Xavier Nissan
«La progeria est due à la mutation d’un gène qui conduit à la production d’une protéine toxique, la progérine. On retrouve cette même protéine dans le vieillissement normal à partir de 50 ou 60 ans, et elle est de plus en plus exprimée (avec l’âge», explique au Figaro le Dr Xavier Nissan. Il dirige l’équipe I-Stem, auteur de la publication du 10 novembre en collaboration avec l’équipe du Pr Nicolas Lévy à Marseille.

«Nous avons testé la metformine sur des cellules de patients atteints de progeria et avons alors observé ce qui n’avait jamais été vu avec aucune autre molécule: une diminution de 50 % du contenu cellulaire en progérine!», rapporte le Dr Nissan. «Jusqu’ici, ajoute-t-il, les seuls traitements expérimentés sur ces malades visaient soit à diminuer la toxicité de la progérine, soit à en augmenter la dégradation. Avec la metformine, nous agissons directement sur sa production.» Les chercheurs ont également observé une correction des principales marques du vieillissement normal et accéléré, notamment la déformation des noyaux cellulaires.

«Cela donne des bases solides à l’idée que le contrôle métabolique sera une excellente option dans les stratégies futures d’allongement de la vie»

Pr Carlos Lopez Otin
Pour le Pr Carlos Lopez Otin (université d’Oviedo, Espagne), qui collabore avec ces deux équipes mais n’est pas impliqué dans cette étude, «ce travail démontre que les anomalies cellulaires des malades atteints de progeria sont réduites grâce au traitement par metformine. Cela donne des bases solides à l’idée que le contrôle métabolique sera une excellente option dans les stratégies futures d’allongement de la vie à la fois dans le vieillissement normal et pathologique.»

Ce n’est pas la première fois que la metformine fait parler d’elle en dehors du traitement du diabète. Il y a quatre ans, au Japon, des chercheurs du Centre national du cancer, à Tokyo, passaient en revue les études publiées avec cette molécule et concluaient qu’une réduction de la mortalité et de la survenue de cancers était bien observée chez des patients diabétiques traités par metformine. «Des interventions centrées sur la nutrition ou des moyens pharmacologiques pourront probablement aider à accroître la longévité humaine dans le futur et le travail des équipes françaises représente une contribution précieuse au domaine des maladies liées à un vieillissement prématuré», estime le Pr Lopez Otin.
.
Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente