38ème réunion de l’ASCO : L’imatinib devient le traitement de première ligne de
la LMC
En 2001, l’imatinib (anciennement STI571,
commercialisé en Europe sous le nom de Glivec (Gleevec ??)), a démontré son efficacité dans
les leucémies myéloïdes chroniques (LMC) réfractaires à l’interféron. Il était donc
naturel, que, compte tenu du progrès considérable représenté par cet inhibiteur
sélectif de la tyrosine kinase, l’imatinib soit comparé au traitement de référence de
première ligne de la LMC avec chromosome Philadelphie, l’association interféron
plus cytarabine ou Ara-C.
Les résultats de cette étude multicentrique internationale ayant inclus 1106 patients
viennent d’être présentés à l’ASCO par Brian Druker de l’université de Portland.
Sur les trois critères de jugement principaux l’imatinib s’est révélé très nettement supérieur au traitement
classique :
7 % des malades sous interféron ont présenté une réponse cytogénétique complète à un an contre 68 % sous
imatinib ;
19 % des sujets sous interféron ont vu leur maladie progresser à un an contre 4 % sous imatinib ;
23 % des patients sous interféron ont dû interrompre leur traitement du fait d’effets secondaires contre moins
de 1 % dans le groupe imatinib.
Pour Brian Druker l’imatinib doit donc devenir dès aujourd’hui le traitement de référence de première ligne de la
LMC avec chromosome Philadelphie.
Il reste à déterminer chez quels malades un essai d’arrêt du traitement pourra être tenté et si cette molécule
révolutionnaire peut être proposée avant ou à la place d’une greffe de moelle, seul traitement actuel à visée
curative dans la LMC. (Source : Jim Online 2002.)