ARTERIOPATHIE OBLITERANTE DES MEMBRES INFERIEURS - AOMI
Source : AMIS 2, groupe d'experts - Pr H. Boccalon
La prise en charge des AOMI concerne essentiellement des patients agés de plus de 40 ans et présentant une claudication artérielle intermittente (CAI).
Diagnostic
Il repose sur
---- l'interrogatoire
---- La palpation des pouls périphériques
---- La mesure de l'indice de pression systolique de cheville qui doit être inéférieur à 0,90 pour affirmer une CAI
L'echo-doppler artériel est alors indispensable afin de préciser l'importance des lésions
L'épreuve de marche sur tapis roulant permet de quantifier plus précisement la distance de gêne et la distance maximale de déambulation.
Traitement
L'essentiel du traitement repose actuellement sur 3 éléments:
1/ La gestion des facteurs de risque : Hta, diabète,hypercholestérolémie, tabagisme dont l'arrêt demeure impératif
2/ La reprise de la marche et de l'exercice physique
3/ Les anti-agrégants plaquettaires sont les seuls traitements préventifs (PLAVIX °)
Les médicaments vasoactifs
Seuls, le naftidrofuryl : PRAXILENE °, GEVATRAN °, NAFTILUX °...) et le cilostazol ont été retenus. Le traitement médicamenteux est indiqué en l'absence d'amélioration significative de la claudication aprés 6 mois de prise en charge ou chez les patients trop agés pour bénéficier d'une rééducation standardisée.
Esculape : A suivre toutefois les statines qui ont démontré dans l'étude 4S une réduction de l'épaisseur des parois fémorales.
MAJ 08/2002
TRAITEMENT PAR LES CELLULES SOUCHES
Lancet 10/08/2002
Des chercheurs japonais du Kansai Medical University, Osaka, expérimentent les cellules souches dans l'artériopathie.
Lancet 10/08/2002.
Après prélèvement - sous anesthésie générale - de 500 ml d'un extrait de
moelle osseuse, les chercheurs ont concentré entre 1 et 3
milliards de cellules, un échantillon biologique qui contient une proportion
notable de cellules souches. Ils ont ensuite injecté ce précieux volume cellulaire au sein d'un
faisceau musculaire du mollet connu pour être le siège naturel d'irrigations
sanguines des zones et des tissus lésés.
Le suivi à 4 et 24 semaines de ces malades ne laisse aucun doute : la grande
majorité des patients, condamnés à court terme, ont vu leurs lésions
cicatriser, leur gangrène guérir et leurs douleurs diminuer. Ils ont ainsi
récupéré une étonnante autonomie.
La publication du Lancet montre par ailleurs l'apparition, induite par les cellules souches injectées, de
nouveaux réseaux artériels aptes à véhiculer le flux sanguin nourricier
jusqu'aux tissus mortifiés et mortifères. "Un tel résultat ouvre des
perspectives thérapeutiques totalement inattendues, explique le professeur
Fiessinger.
Il pourrait, à court terme, aider à vivre les malades
diabétiques et en hémodialyse qui ont perdu une large part des fonctions de
leur arbre artériel. A ce titre, cette publication est, pour ces malades et
notre discipline, un événement considérable."
Jean-Yves Nau