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Mal d'altitude - Mal des montagnes
Sources : http://www.cbip.be - www.adrenaline112.org - BMJ - MAJ 2012

Sémiologie
    Il est définit - en cours ou après une ascension récente au-dessus de 2500 m - par l'apparition de:
  • Formes bénigne
    ---- céphalées
    ---- nausées
    ---- insomnie
    ---- vertiges
    ---- fatigue

  • Formes plus graves
    ---- Oedème pulmonaire = OAP non cardiogénique : (0,5 à 2% des sujets au-dessus de 3000 m) : dyspnée même au repos avec oppression thoracique et tachycardie. Sans traitement la mortalité est de 40% !
    ---- Oedème cérébral : exacerbation de la forme bénigne avec maux de tête frontaux pulsatiles et des troubles de la coordination, puis coma. La mortalité peut atteindre 50%.
La prévention du mal d'altitude aigu consiste à adapter la vitesse d'ascension de façon à permettre une acclimatation. Une prophylaxie médicamenteuse n'est pas indiquée, sauf pour des personnes qui ont déjà souffert du mal d'altitude, des patients atteints d'insuffisance cardiaque, ou lorsqu'une ascension rapide est inévitable.
  • L'acétazolamide - DIAMOX ® 250 mg (2 x 125 à 250 mg par jour, à partir de 1 à 2 jours avant l'ascension jusqu'à 48 heures après l'arrivée au sommet) est le traitement de premier choix; une diurèse accrue et des paresthésies, mais aussi des symptômes ressemblant à ceux du mal d'altitude aigu, peuvent survenir.

  • Lorsque l'acétazolamide n'est pas supporté ou contre-indiqué, la dexaméthasone est indiquée (4 mg toutes les 12 heures, à partir de 1 jour avant l'ascension jusqu'à la descente en dessous de 2500 m); lorsqu'une ascension rapide est nécessaire immédiatement, p. ex. lors d'opérations de sauvetage, la dexaméthasone à doses plus élevées est indiquée; une hyperglycémie, de la dyspepsie et de l'insomnie peuvent apparaître.

  • On ne dispose pas de preuves suffisantes quant à l'utilisation préventive d'acide acétylsalicylique, de Ginkgo biloba, de spironolactone ou de furosémide.
MAJ 2012
Selon une étude du Dr Grant S Lipman, de la Faculté de Médecine de Stanford University, publiée en ligne dans Annals of Emergency Medicine l'ibuprofène (600 mg) serait efficace pour réduire l'incidence du MAM comparé au placebo, avec un risque de ressentir le MAM environ 3 fois plus important chez les participants recevant le placebo plutôt que l'ibuprofène en préventif » Par ailleurs, l'ibuprofène s'obtient facilement et est efficace quand on le prend 6 heures avant l'ascension alors que l'acétazolamide doit être pris un jour avant l'ascension. Les effets secondaires sont également moindres [Lire]

Lors de l'apparition de symptômes du mal d'altitude, il convient de se reposer et de ne plus monter plus haut, et si possible, de redescendre. Les plaintes disparaissent généralement spontanément après quelques jours d'acclimatation. Entre-temps, des antiémétiques, des analgésiques banals (p. ex. paracétamol) ou l'acétazolamide (2 x 125 à 250 mg par jour pendant 2 à 3 jours) peuvent soulager. Il est important de reconnaître à temps le mal d'altitude étant donné l'évolution possible vers un oedème cérébral et/ou pulmonaire pouvant être fatal.

Trois règles pour traiter le MAM
---- Premièrement : Descendre
---- Deuxièmement : Descendre
-----Et Troisièmement : Descendre
C'est le seul traitement efficace à 100% . Il convient de descendre d'au moins 500 mètres et plus si nécessaire.
Repos, oxygénothérapie et transfert urgent vers des altitudes inférieures. [http://www.adrenaline112.org]

Question : indication, intérêt du caisson hyperbare ?? Le caisson hyperbare est indiqué en urgence si la descente ne peut avoir lieu immédiatement. Il existe le caisson hyperbare portable est un sac étanche dans lequel est placé le malade. [Lire]

Les contres indication à l'altitude
    Contre-indications formelles à un séjour en altitude (au dessus de 2500 m) :
  • Maladie cardiaque non stabilisée
  • Insuffisance respiratoire chronique
  • Certaines maladies sanguines,
  • Affections psychiatriques graves

    Contre-indications relatives à un séjour en altitude (au dessus de 2500 m) :
  • Grossesse dans le premier et le troisième trimestre
  • Maladie cardiaque stabilisée
  • Bronchite chronique
  • Enfant de moins de 18 mois
  • Toutes les maladies nécessitant une surveillance régulière (diabète)
  • Asthme déclenché par le froid ou l'effort.
Quelques références
Fédération française de la montagne et de l'escaladeA
Mal aigu des montagnes (Dr Ph Rault - Adrénaline112.org)


Mal des montagnes aigu (MAJ 2011)
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: BMJ du 27/08/11
Lien: http://www.bmj.com

  • survient souvent, avec des maux de tête, quelques heures après l'arrivée à une altitude > 3000 m.
  • est réduit par une ascension lente, sa gravité peut être améliorée par la prise préventive d'acetazolamide.
  • léger ou de gravité modérée, il disparait habituellement par le repos, l'hydratation, l'arrêt de l'ascension et les antalgiques.
  • parfois ces personnes développent un oedème cérébral, qui nécessite un traitement d'urgence: prise d'O2 si possible, dexamethasone, acetazolamide et descente rapide.
  • l'oedème pulmonaire est rare mais parfois mortel. Survient 1-4 jours après l'arrivée à une altitude > 2500 m. Doit être traité par O2 si possible, nifedipine, et descente rapide.
  • dans le doute, traiter à la fois pour oedème cérébral et pulmonaire.
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