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ALLERGIE AUX PENICILLINES
et céphalosporines

Sources : http://allergienet.com et http://www.allerg.qc.ca

Il n'est pas rare (7 à 10%) de voir inscrit sur le carnet de santé d’un enfant la mention « allergie à la penicilline (ou macrolides ou céphalosporine) ». Le médicament supposé responsable de l'allergie est donc le plus souvent un antibiotique. Les signes cutanéo-muqueux sont les plus fréquents. Il est alors difficle de savoir si cette allergie aux ß-lactamines est réelle ou s’il s’agissait d’une banale réaction cutanée, voire d'une simple intolérance.
L’importance de l'allergie aux médicaments et particulièrement aux ß-lactamines est probablement surestimée.

Incidences des réactions allergiques à la pénicilline L'allergie à la pénicilline et aux autres bêta-lactames représente la plus fréquente cause de réactions anaphylactiques. Celles-ci peuventt survenir dans 0.01 à 0.05% des traitements avec ce type d'antibiotique, soit 1/2000. L'importance de ces réactions allergiques ou anaphylactiques est variable mais la mort peut survenir dans 1% des cas, soit un traitement sur 200 000.
Parmi les patients sans antécédent de réaction allergique à la pénicilline, 4% présenteront de l'urticaire, habituellement moins de 72 heures après le début du traitement.

Selon la classification des réactions immunologiques de Gell et Coombs, la pénicilline peut éliciter des réactions allergiques de type I (immédiate, médiée par les IgE), de type III (maladie sérique médiée par les IgG), et plus rarement de type II (cytotoxique) (Voir tableau ici ).



TABLEAU

Types de réactions allergiques à la pénicilline
 
Immédiates (moins de I heure) et accélérées (1 à 72 heures):
 
Urticaire
Oedème laryngé
Bronchospasme
Hypotension
Angio-edème
Troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées, crampes abdominales)
 
Tardives (plus de 72 heures):
 
Rash maculopapulaire
Maladie sérique
Urticaire
Vascularite d'hypersensibilité
Néphrite interstitielle
Anémie hémolytique, neutropénie, thrombocytopénie
Fièvre médicamenteuse
Dermite exfoliative
Stevens-Johnson



Les réactions allergiques de type I sont les plus sérieuses formes cliniques, à cause du risque potentiel de morbidité et même de mortalité associé. Ce risque est particulièrement élevé pour les réactions de type immédiat y compris urticarienne, débutant en moins d'une heure, et il demeure présent, quoiqu'à un degré moindre, pour les réactions de type accéléré, débutant entre 1 et 72 heures. Ces deux types de réaction, généralement médiées par les IgE, peuvent mener à des manifestations anaphylactiques majeures et ils représentent un risque plus élevé d'anaphylaxie en cas de prise ultérieure. Tout comme pour l'allergie aux aliments ou aux pollens, la présence d'IgE dans ces cas permet d'utiliser les test-cutanés pour confirmer ce type d'hypersensibilité.

Quant aux réactions tardives, débutant après 72 heures, elles ne s'accompagnent habituellement pas de manifestations anaphylactiques majeures et, de ce fait, le risque est beaucoup moins élevé. Elles sont d'ailleurs plutôt médiées par les IgG ou les IgM. Il arrive cependant qu'il s'agisse de réaction médiée par les IgE .



EN PRATIQUE
Les tests cutanés à lecture immédiate sont d'un grand intérêt dans le cas d'une allergie aux béta-lactamines. Ces tests ont une bonne valeur prédictive surtout s'ils sont négatifs. Mais l'exclusion formelle d'une allergie immédiate aux antibiotiques repose sur le test de réintroduction ou de provocation avec l'antibiotique incriminé. Ce test, quand il est nécessaire, ne peut se faire qu'en milieu hospitalier.

Rappelons, qu'un patient allergique à la pénicilline a un risque de 5 à 10% de présenter une réaction allergique immédiate aux céphalosporines.
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