LYMPHOMES MALINS NON HODGKINIENS
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1. Définition
· Ce sont des tumeurs dont les racines sont les lymphocytes B ou T.
·
Ces tumeurs sont essentiellement ganglionnaires dans leur site initial
d'atteinte.
· La différence entre un Hodgkin et un non Hodgkinien se fait
sur l'histologie.
2.
Epidémiologie
· Cancers fréquents.
· Survient à tous les âges de la vie.
· Avec
des différences de présentation et d'histologie.
· Incidence : augmente
avec le temps.
3.
Etiologies
A) Anomalies du système immunitaire
· Facilitent le développement de maladies lymphomateuses.
1) Certaines maladies auto-immunes
· La thyroïdite auto-immune de Hashimoto provoque un lymphome des
glandes thyroïdes.
· ...
2) Syndrome sec de Gougerot-Sjögren
· Fréquent, provoque un lymphome des glandes salivaires.
3) Greffes viscérales
· Nécessitent un traitement immunosuppresseur ( de lymphocytes T) au
long cours.
· Il permet l'acceptation de la greffe mais développe des
lymphomes.
· L'arrêt du Traitement entraîne leur disparition.
B) Facteurs d'origine infectieuse
1) EBV
· Virus extrêmement répandu, infestant les lymphocytes B.
·
Provoque une hyperplasie réactionnelle des lymphocytes T devenant
basophiles : Syndrome mononucléosique.
· Lié aux lymphomes :
=> En Afrique noire = Lymphome de Burkitt. Atteint les enfants,
localisation osseuse.
=> Chez les immunodéprimés.
2) VIH
· 5% des porteurs du VIH développent des lymphomes.
4) Infections bactériennes à Hélicobacter pylori
· Provoque gastrites, ulcères gastro-duodénaux.
· Facteur associé
aux cancer et lymphome de l'estomac.
4. Diagnostic clinique
· Caractéristiques = Lymphomes polymorphes.
· Circonstances de découverte :
# Découverte d'adénopathies superficielles
· Adénopathie maligne hématologique :
=> Volume variable, non douloureux, non inflammatoire.
=>
Plus volontiers compressif.
· Asymétrique (élément du
diagnostic).
· Siège :
=> Cervical antérieure (+++).
=>
Sus-claviculaire (+++).
=> Axillaire (++).
# Découverte d'une hépatosplénomégalie (+)
· Pas de signe d'HTP.
· Biologie : Cholestase anictérique.
=> Augmentation des PA et des gammaGT.
=> Bilirubine
normale.
# Découverte d'adénopathies profondes
· Médiastinales
=> Bords arrondis, nets, souvent polycycliques.
=>
Homogènes, bilatérales.
=> Souvent compressives (différent
de Hodgkin).
=> D'où douleur, dyspnée, syndrome cave
supérieur.
· Sous-diaphragmatiques
=> Rétropéritonéales.
=> Mésentériques.
=> D'où
douleurs abdominales, syndrome occlusif (uretères, veine
cave...)
· Autres (polymorphisme de ces lymphomes)
=> Lymphomes ORL (amygdales, sinus).
=> Lymphomes du tube
digestif (gastrique +++, grêle, colon, rectum).
=> Lymphomes
mammaires, ovariens, testiculaires.
=> Lymphomes du SNC (toujours
dû à EBV).
=> Lymphomes de la peau : mycosis thromboïde.
=> ...
# Signes généraux
· Amaigrissement.
· Fièvre.
· Sueurs nocturnes
profuses.
5. Diagnostic
# Biopsie ganglionnaire
· Devant un ganglion volumineux (> 1,5-2 cm).
· Régions
inhabituelles (cervicales, axillaires).
· Caractère permanent.
·
Absence de porte d'entrée.
# 3 objectifs
· 1er prélèvement pour le cytologiste (apposition du ganglion sur une
lame).
· 2ème prélèvement pour l'histologiste.
· 3ème prélèvement
pour le phénotypage.
# Architecture
· Normale :
=> Dans le cortex = lymphocytes B organisés en follicules.
=> Dans la médullaire = lymphocytes T.
· Pathologique :
=> Lymphomes diffus = destruction de l'architecture
normale avec ± effraction.
=> Lymphomes folliculaires =
structure nodulaire disséminée à architecture folliculaire
conservée.
# Composante cellulaire
· A petites cellules.
· A grandes cellules.
# Classification
· Lymphomes de faible malignité
=> Lymphomes folliculaires.
=> Lymphomes diffus
à petites cellules.
Médiane de survie = 8-10 ans.
· Lymphomes de haute malignité
=> Lymphomes diffus à grandes cellules.
=>
Lymphomes lymphoblastiques.
Médiane de survie < 1
an.
· Lymphomes à malignité intermédiaire
=> Les autres.
Médiane de survie = 2-4 ans.
6. Bilan
d'extension
# Clinique
· Radiographie thoracique ± scanner.
· Radiographie des sinus.
·
Endoscopie digestive.
· Biopsie ostéomédullaire (recherche de
granulome).
# Biologie
· Bilan hépatique : transaminases, bilirubine.
· Bilan inflammatoire
: CRP, fibrine.
· LDH (traduisent la destruction et le renouvellement
cellulaire).
=> indice d'activité de la tumeur.
· Sérologie VIH
systématiquement.
7.
Classification
· Selon Ann Arbor, la masse tumorale et les signes généraux (A ou B).
· Tests pronostiques :
=> Selon manifestations cliniques (Arbor), A ou B, masse tumorale,
taux des LDH, âge.
=> Selon la chimiosensibilité.
8. Traitement
· Dépend de l'âge du patient, du type histologique du lymphome.
· Chimiothérapie +++
=> Petite mesure = traitement ambulatoire
- Per Os.
- Surveillance de l'hémogramme 1-2 / mois.
-
Chloraminophène(R).
- Tolérance clinique = bonne.
-
Biologie : si 10-100-1 000 = arrêt du traitement.
=> Mesure supérieure = polychimiothérapie
- Protocole CHOP :
- Cyclophosphamide (endoxan(R)) : agent
alkylant.
- Hydroxyadriamycine.
-
Oncovin(R).
- Prednisone
(cortancyl(R)).
- Perfusion à J1 de CHO puis Prednisone
pendant 4 jours.
- Séquences toutes les 3 semaines (3, 6 cures...).
- Surveillance hématologique tous les 8 jours.
Remarque :
toujours GRANULOPENIE de J7 à J14.
=> Intensifications thérapeutiques
- Hospitalisation prolongée.
- Aplasies pendant 2-3 semaines.
- 2 Possibilités pour y remédier :
- Facteurs de croissance = cytokines GM-CSF.
- Autogreffe
=injection de cellules souches préalablement prélevées au
malade.
· Faible malignité ou grand âge
=> Traitement ambulatoire.
- Rémission = 70%.
- Rechute constante.
· Forte malignité chez le sujet jeune
=> Escalade thérapeutique.
- Rémission = 70%.
- Guérison = 50%.