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RHINITE CHRONIQUE

Le $ d'hyper-réactivité nasale recouvre plusieurs entités:
  • Les rhinites allergiques (30 à 50 % des cas )
  • Les rhinites vasomotrices
    Il nécéssite donc la recherche d'une allergie ( ++ acariens ) mais également d'une sinusite associée, d'une agression professionnelle, iatrogène, les causes mécaniques et d'un cancer en particulier si la symptomatologie est unilatérale.

    Voir également Sinusite chronique (Etiologie mycosique ? )

    SEMIOLOGIE
  • L'obstruction nasale domine. Elle perturbe le sommeil ( asthénie matinale ++, réveil nocturne avec bouche sèche, nez complétement bouché)
  • Jetage postérieur chronique en particulier matinal
  • Des céphalées pouvant en imposer pour une sinusite qui en fait peut être associée La recherche de signes allergiques associés sera soigneuse : asthme, hyper-reactivité bronchique, eczéma, éternuement matinaux et/ou dans des circonstances allergisantes...)



    INTERROGATOIRE ALLERGIE RHINITE VASOMOTRIVE - RVM
    NARES - Iatrogènes - Etc...
    Début des troubles Avant 20 ans Adulte
    Hérédité Allergique ----
    ATCD personnel Allergie Non contributif
    Facteurs déclanchants Allergéniques Ecologiques
    $ Bronchitique associé ++++ 0
    Rinorrhée ++++ Faible, postérieure
    Eternuements ++++ En salves Rares
    Prurit nasal / vélaire ++++ Rare
    Signes Associés Conjonctivites, trachéite Jetage postérieur, pharyngite
    Odorat Conservé Tendance anosmique
    Rythme annuel Saisonnier ou non Pas de périodicité
    Rythme journalier Recrudescence matinale Pas de périodicité

    SIGNES EVOCATEURS DE RHINITE ALLERGIQUE AUX ACARIENS
  • Evolution perannuelle avec récrudescence automnale
  • Salves d'éternuements au lever
  • Exacerbation des symptômes en faisant le lit
  • Amélioration en dehors de la maison
  • Association peu fréquente à une conjonctivite et à un prurit palatin
  • " Salut allergique " de l'enfant : Strie nasale transversale de la crête nasale, cernes infraorbitaire noirâtres

    NB : 25 % des patients qui souffrent d'une rhinite chronique allergique sont asthmatiques et l'évolution dans ce sens est fréquente/

    TRAITEMENT
  • Les antihistaminiques per os
  • Les traitements locaux :
    ----- Corticoïdes ( BECONAZE ®, PIVALONE ®, RHINOCORT, NASONEX, NASACORT, etc...)
    ----- Inhibiteur de la dégranulation ALLERGODYL ®, LOMUSOL ®, RHINAAXIA ®
  • L'éviction de l'allergène au moins partielle ( Acariens)

    .
    RHINITE VASOMOTRICE

    Ces rhinites correspondent au syndrome d'hyperréactivité nasale : la rhinite vasomotrice en tant que telle survient en l'absence de toute étiologie (absence d'allergie, de déséquilibre hormonal ou d'infection). La symptomatologie est rythmée par des irritants non spécifiques tels que les changements de température, les aérosols, etc..

    Le traitement est difficile puisqu'il n'existe pas de mécanisme susceptible d'être bloqué par les corticoïdes ou les anticholinergiques locaux.

    Selon la
    BIAM : Indications des Substances : RHINITE VASOMOTRICE
    
        IPRATROPIUM BROMURE (ATROVENT ®)
        AZATADINE DIMALEATE 
        BUDESONIDE 
        CARBINOXAMINE MALEATE ACIDE 
        CHLORPHENAMINE MALEATE 
        CHLORPHENOXAMINE CHLORHYDRATE 
        CLEMASTINE FUMARATE 
        CLOCINIZINE DICHLORHYDRATE 
        CYPROHEPTADINE CHLORHYDRATE 
        DEXCHLORPHENIRAMINE MALEATE 
        DIPHENYLPYRALINE CHLORHYDRATE 
        ISOTHIPENDYL CHLORHYDRATE 
        MEPYRAMINE MALEATE 
        MEQUITAZINE 
        PROMETHAZINE 
        PROMETHAZINE CHLORHYDRATE 
        PROMETHAZINE EMBONATE 
        PROMETHAZINE POLYVINYLBENZENE-METACRYLATE 
        THENYLDIAMINE CHLORHYDRATE 
      
    RHINITE NON ALLERGIQUE A EOSINOPHILES

    La rhinite non allergique à éosinophiles ou NARES se caractérise par une proportion d'éosinophiles élevée dans les sécrétions nasales. Elle représente probablement plus de 15 % des rhinites chroniques. Il s'agit d'une pathologie du sujet jeune, caractérisée par l'intensité des symptômes et notamment des éternuements en salves matinales. Un asthme doit être systématiquement recherché.
    Elle pourrait être un des modes d'installation de la polypose, de sorte que seule l'évolution permet de distinguer un NARES d'une polypose débutante.

    Le traitement repose sur la corticothérapie locale.

    POLYPOSE NASOSINUSIENNE

    La polypose nasosinusienne est caractérisée par une inflammation chronique à polynucléaires éosinophiles aboutissant à la formation de polypes dans les fosses nasales et les sinus.
    Elle est parfois associée à un asthme, voire à une intolérance à l'aspirine, constituant alors la triade de Widal-Abrami-Lermoyez.

    Elle se révèle le plus souvent au cours de la deuxième moitié de la vie.
    La symptomatologie est peu spécifique, à l'exception des troubles de l'odorat, particulièrement fréquents et intenses.

    Le diagnostic repose sur l'examen clinique et le sanner qui retrouvent des polypes de façon bilatérale (la découverte d'une polypose unilatérale doit faire rechercher une tumeur). L'association d'un asthme ou d'une hyperréactivité bronchique est toujours recherchée.

    Le traitement repose avant tout sur la corticothérapie locale au long cours, dont l'effet n'est significatif qu'après trois voire six mois. Les indications chirurgicales (ethmoidectomie par voie endonasale) éventuelles ne sont posées au cas par cas en fonction de la réponse au traitement local.
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