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PEDOPHILIE
VIOLENCES SEXUELLES SUR MINEURS

Il est difficile de rendre compte des phénomènes pédophilie, violences sexuelles sur mineur en France et de leur évolution. Les campagnes d'information ont toutefois permis de lever le voile sur un phénomène longtemps ignoré, négligé, minimisé

Pour le pratricien, la difficulté est de l'évoquer à partir d'éléments cliniques non spécifiques.
Voir également : MST avant 15 ans
Voir également : Violence sexuelle envers les enfants
Voir également : Maltraitance

LES SIGNAUX DE DETRESSE

La prévention implique un dialogue avec l'enfant mais il importe de prendre en considération le langage non-verbal de celui-ci.
Toute rupture dans le comportement de l'enfant doit amener l'entourage ( parents, enseignants, médecin ) à s'interroger. Suivant l'âge les signaux sont différents.
  • Une attitude nouvellement craintive du jeune enfant qui refuse qu'on le touche
  • Plaintes somatiques inexpliquées ou de modifications de son corps ( j'ai mal au dos, à la tête...)
  • Une régression avec parfois retour de l'énurésie ou de l'encoprésie
  • Des troubles du sommeil : cauchemars, réveils nocturnes, peurs nocturnes ou peur de s'endormir
  • Des troubles alimentaires : anoréxie, boulimie, vomissements
  • Une cassure des résultats scolaires avec difficultés ou refus d'apprentissage
  • Un état dépressif franc ( voir La dépression de l'enfant )
  • Un état d'agitation, d'hyperactivité
  • Un changement d'atitude à l'égard de la sexualité ( adolescents ) : inhibition ou au contraire déshinibition
  • Chez l'adolescent : fugue, automutilation, tentative de suicide
  • L'examen clinique complet recherchera outre des lésions et pathologies génitales, des atteintes physiques plus banales : contusions, écorchures, etc...
    Voir également : MST avant 15 ans

    L'ENFANT EST-IL AFFABULATEUR ?

    NON !
    Pour la majorité des pédopsychiatres, s'agissant de violences sexuelles, le jeune enfant ne ment pas car ces agissements dépassent largement son entendement et il n'en perçoit pas la gravité.
    Chez les adolescents, le risque affabulatoire est également peu important

    Dans tous les cas, un avis spécialisé ou une hospitalisation est un devoir pour le médecin confronté à cette situation.
    Le code pénal et le code de déontologie sont là pour le rappeler

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