LES TEST DE SENSIBILITE
DES LEVURES AUX ANTIFONGIQUES
MYCOGRAMME

Source : Option Bio 199/ 30 janvier 1998 - F. Dromer, L Improvisi, B Dupont
Unité de Mycologie - Centre national de référence des mycoses - Institut Pasteur Paris


Habitués aux infections bactériennes et à l'apport des antibiogrammes, les cliniciens demandent fréquemment de tester les tests de sensibilité aux antifongiques et en tirent des conséquences thérapeutiques.
Hors les biologistes signalent que les tests dont ils disposent n'ont pas démontré une corrélation in vitro/in vivo.
De fait on constate que peu d'auteurs ont rapporté des échecs thérapeutiqes explicables par des résistances in vitro.
Seules les CMI déterminées pour le fluconazole sur des souches de Candida albicans isolées de la bouche de patients infectés par le virus HIV semblent réfléter l'efficacité clinique.
Dans les autres situations cliniques, y compris les mycoses systémiques, les résultats des tests de sensibilité ne sont pas corrélés à l'évolution clinique et encore moins capables de guider le choix thérapeutique.

En pratique de ville, la réalisation de ces tests sur les prélèvements cutanés, gynécologiques parait donc être totalement inutiles

Nouveautéswbm@esculape.com Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente