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LARYNGITES DE L'ENFANT
L'angoisse à 2 heures du matin !
Une laryngite fébrile qui résiste
à une injection de corticoïde est peut être une épiglottite

Les laryngites aigus sous-glottiques

Ce sont les plus fréquentes et l'âge de prédilection se situe entre 1 et 3 ans avec une plus grande fréquence chez le garçon.
L'étiologie est généralement virale (myxovirus +++).
Le piège : L'épiglottite

SEMIOLOGIE
La forme typique débute habituellement par un réveil nocturne:
---- par gêne respiratoire, classiquement bradypnée inspiratoire.
---- Toux rauque, dysphonie fréquemment associée
---- $ fébrile. Pas de dysphagiegrave,
---- EG conservé

L'EXAMEN
L'essentiel est :
  • Estimer la gravité : Signes de lutte ou au contraire d'épuisement, cyanose, altération de la concience, sueurs, hypotonie, etc...
  • Eliminer une épiglottite, une bronchiolie, asthme
  • Evoquer un corps étranger en l'absence de fièvre
  • De faire un examen " doux ".
    Le risque d'aggravation brutale est toujours présent.

    TRAITEMENT
    Dans les formes habituelles > 6 mois et sans signe de gravité :
    ---- Injection IM immédiate de corticoïde (SOLUDECADRON ou CELESTENE : 1/2 ampoule si < 10 Kg et 1 ampoule si > 10 Kg)
    ---- Eventuellement mais " faut être sacrément équipé " : un aérosol associant corticodes + adrénaline + sérum physiologique
    ---- Surveiller l'enfant pendant 30 à 45 mn. Une second injection peut être tentée en cas d'echec, d'aggravation ou d'amélioration insuffisante.
    Si la crise dyspnéque disparait totalement ,préscrire une corticothérapie courte per os pendant quelques jours à commencer immédiatement.
    ---- L'antibiotéhrapie classiquement inutile mais fréquemment mise en place (amoxicilline).

    En cas signes de gravité, d'échec , de jeune âge (< 6 mois), de milieu défavorisé et à fortiori en cas de non amélioration suspecte d'épiglottite, une hospitalisation est faîte ( médicalisée avec demande de réanimateur si l'épiglottite est suspectée).

    - Les laryngites aigu sus-glottiques ou épiglottites
    Ce sont les plus graves, mais aussi les plus rares.
    Voir : Epiglottite

    Les laryngites striduleuses ou spasmodiques

    Dans un contexte de rhinopharyngite banale :
    ---- Apparition brutale et nocturne d'une dyspnée laryngée accompagnée de toux sèche, bitonale +:- dysphonie
    ---- L'épisode cède spontanément ( ou avec un sirop quelconque) donné par les parents
    ---- Il peut apparaire plusieurs épisodes dans la même nuit.
    ---- Entre les accés il n'existe ni dyspnée, ni tirage
    Le traitement repose sur une corticothérapie courte, une humidification d l'atmosphère et pour certains auteurs Valium ®
    L'association à une antibiothérapie n'est généralement pas justifiée
    En cas de récidives, il faut rechercher un facteur favorisant : organique, allergique, infectieux (sinus, amygdale) ou un reflux gastro-oesophagien.

    Les laryngites bactériennes

    Elles sont généralement associés à des signes infectieux bactériens d'un autre site ORL ou bronchique
    --- Bronchite +++
    --- Sinusite, OMA
    --- Etc...
    La clinique associe les signes des deux sites infectieux.
    L'antibiothérapie probalistique est orientée par les connaissances habituelles Amoxicilline, Augmentin, C3G.

    les corps étrangers laryngés

    C'est le premier diagnostic à envisager face à un enfant qui présente une dyspnée laryngée non fébrile associée à une modification de la voix.
    Les circonstances de survenue sont généralement évocatrices : brutale au cours d'un repas ou d'un jeu, avec syndrome de pénétration (accès de suffocations aigus avec quintes de toux expulsives non productives)
    En cas d'urgence asphyxique, il faut réaliser une manoeuvre de Heimlich . (Voir Asphixie par Corps Etranger)

    Même si l'accès n'a duré que quelques minutes, il faudra réaliser des radiographies pulmonaires immédiatement et à distance (recherche d'une hypoventilation localisée ou d'une pneumopathie de la base)
    En attente de l'hospitalisation souvent nécessaire un corticoïde injectable est licite
    La toux doit être respectée
    Le tableau clinique, les circonstances, la radio peuvent imposer une laryngo-trachéo-bronchoscopie ( même si les radios sont normales.)

    Les laryngites spécifiques : pour mémoire !

  • laryngite diphtérique
  • laryngite morbilleuse
  • oedèmes laryngés d'origine anaphylactique
  • l'oedème angio-neurotonique héréditaire
  • Les brûlures laryngées ( ingestion de caustiques ou de liquide trop chaud)
  • La papillomatose laryngée : la plus fréquente des tumeurs bénignes du larynx de l'enfant,
    L'âge de survenue des premiers symptmes se situe entre 2 et 4 ans, l'évolution est imprévisible, avec possibilité de dégénérescence maligne , maisl'étiologie semble d'origine virale,
    le diagnostic repose sur la laryngoscopie directe qui révèle l'existence de végétations rosées muriformes
    la destruction au laser est actuellement très utilisée.
  • Les traumatismes laryngés (externes ou internes)
  • .
    Manoeuvre de Heimlich

    APRES 6 MOIS
  • Se mettre derrière le patient assis ou debout
  • Entourer la taille avec les bras
  • Le poing gauche dans la main droite est placé dans l'épigastre
  • Exercer une brusque poussée dans l'épigastre vers le haut
  • La manoeuvre peut être répétée si nécessaire

    AVANT 6 MOIS
  • Le placer tête en bas
  • Faire des percussions entre les omoplates

    Manoeuvre de Mofenson chez l'enfant
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