Vaccination hepatite B : recommandations
le communiqué de presse intégral du ministère de la santé
Source : Medecine du travail francophone LISTE@meditrav.com - 11/07/98
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"RÉPUBLIQUE FRANÇAISE LE SECRETAIRE D'ETAT A LA SANTE
Paris, le 8 juillet 1998
Le Secrétaire d'Etat à la Santé, Bernard KOUCHNER, avait demandé aux experts
du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France et, en son sein, au Comité Technique des Vaccinations d'actualiser les recommandations concernant la stratégie vaccinale à l'égard de l'hépatite B, au vu des différentes études
de pharmacovigilance et épidémiologiques disponibles et des connaissances sur l'efficacité des vaccins.
Le comité technique des vaccinations a rendu un premier avis le 15 avril
1998, concernant le programme de vaccination contre l'hépatite B dans les établissements scolaires, avis qui avait été transmis aux médecins scolaires et rendu public.
Le deuxième avis, qui est rendu public, adopté par le Conseil Supérieur d'
Hygiène Publique de France, est relatif à l'adaptation de la stratégie vaccinale.
En premier lieu, le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France ne remet
pas en cause la vaccination des nourrissons et des adolescents et précise, pour les adultes, la définition des groupes à risque pour lesquels une vaccination est recommandée.
Le Secrétaire d'Etat à la Santé a donc décidé
de rappeler aux médecins que, conformément à cet avis, s'agissant des adultes, la vaccination doit être ciblée sur les personnes présentant un risque d'exposition à l'hépatite B, (qu'il s'agisse de l'exposition
professionnelle, des pratiques à risques ou de certains séjours en zone endémique).
Le geste vaccinal est un acte médical à part entière. Une information médicale objective est nécessaire vis à vis de la personne à
laquelle le vaccin est proposé, et de la famille lorsqu'il s'agit d'un enfant.
Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas. La vaccination de l'hépatite B n'est pas obligatoire, sauf pour les
professionnels de santé exposés et pouvant exposer les patients à un risque de transmission.
En deuxième lieu, les experts proposent de modifier le schéma de vaccination
en préconisant l'adoption d'un schéma unique en trois doses M0, M1, M6 et de ne plus recommander de rappels systématiques de vaccin contre l'hépatite B au-delà des 3 injections du schéma initial des vaccinations. Les rappels seront donc
supprimés, sauf cas particuliers.
Par ailleurs, le Secrétaire d'Etat à la Santé rappelle que si, à ce jour, aucun lien épidémiologique entre la vaccination et la survenue d'incidents
graves n'a pu être établi, il n'a pas été formellement exclu. C'est la raison pour laquelle des études épidémiologiques et de pharmacovigilance sont en cours.
Elles visent à comparer la fréquence de certaines maladies
(atteintes neurologiques centrales, maladies auto-immunes) chez les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas. Les résultats de ces études seront rendus publiques.
La réglementation en vigueur sera adaptée pour tenir compte des
recommandations du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France. Ceci conduit, comme cela avait été annoncé, à mieux encadrer la stratégie vaccinale pour que la prévention qu'apporte ce vaccin concerne bien les
adultes susceptibles d'être exposées à un risque de contracter une hépatite B.
Enfin, le Secrétaire d'Etat à la Santé a demandé à l'Agence du médicament de veiller, par un contrôle rigoureux, à ce que les publicités pour les vaccins
soient bien conformes à l'ensemble des recommandations émises."
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Dr Alexandre RENARD ,Medecin du travail
CHU BP 632 Fort de France 97261 cedex Martinique
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MAJ 10/09/1999
Des experts américains réaffirment la sécurité du vaccin contre l'hépatite B
Convoquée devant une Commission parlementaire d'enquête, une épidémiologiste de la Food and Drug Administration vient de réaffirmer le bon rapport bénéfice-risque du vaccin contre l'hépatite B.
" Ce vaccin n'a occasionné aucun décès en plus de 15 ans alors que le nombre de doses administrées chaque année aux Etats-Unis excède 1,2 million. Par ailleurs, il n'a été que très rarement associé à des effets secondaires sérieux, sans qu'une relation de cause à effet puisse être formellement établie ", a-t-elle assuré.
Pour le Dr. Susan Ellenberg, la proportion de ces effets secondaires - évaluée aux environs de 1,5 pour mille - est suffisamment faible pour justifier qu'une politique de vaccination de masse soit maintenue.
Ses arguments ont été corroborés par le Dr. Harold Margolis, responsable des programmes de lutte contre l'hépatite B au Center for Diseases Control (CDC) d'Atlanta.
Ce dernier a rappelé aux parlementaires que le CDC poursuivait ses enquêtes pour déterminer si les effets secondaires signalés ici ou là pouvaient être liés à l'administration du vaccin. Celles-ci se sont toujours conclues par la négative à ce jour, ce qui confirme les résultats rassurants enregistrés par les services français de pharmacovigilance.
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Cas particuliers :
Recommandations :
Si la primovaccination est faite avant 25 ans, il n'y a pas de rappel. Si elle a
lieu après 25 ans et si le dosage des anticorps anti-HBs est inférieur à 10 mUI/ml, un rappel après 5 ans doit être effectué suivi d'un contrôle
sérologique un à deux mois plus tard. Si le taux est supérieur à 10 mUI/ml, il n'y a pas de rappel à faire.