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HEMOCHROMATOSE
Source : http://cs-i.com/pediatrie/GPublic/hemochr1.htm
Professeurs Brissot et Deugnier de Rennes.

Maladie génétique qui touche caractérisée par une surcharge en fer de tout l'organisme.

L’hémochromatose génétique (HG), une des maladies héréditaires les plus répandues en Europe (1 personne sur 300) est souvent mal diagnostiquée car silencieuse avant 30 ans. Non traitée, cette maladie est susceptible d’entraîner une mort prématurée vers la quarantaine chez l'homme et la cinquantaine chez la femme.. L'OMS, dans ses recommandations de 1998, préconise un dépistage systématique de l'hémochromatose mais lex experts de l"ANAES ont rejeté cette attitude proposant plutôt d'effectuer un dosage de la saturation de la transferrine au moindre doute et en cas d'augmentation une recherche de la mutation C282Y [Lire]

MAJ 03/2007: Suite à un avis rendu par la HAS, la recherche de la mutation C282Y du gène HFE1 est prise en charge par l’Assurance maladie [Lire]

Voir également :
Fédération Française des Associations des Malades de l'Hémochromatose (FFMAH)




SEMIOLOGIE
Les premiers signes de l’hémochromatose se manifestent dès l’âge de 25 et 30 ans chez l’homme, et dès l’âge de 30 et 35 ans chez la femme . Classiquement, les premières manifestations sont :
o une asthénie (73 % des cas)... une fatigue persistante, intense, durable, non surpassable par la volonté
o des arthralgies (45 % des cas), ... des douleurs articulaires : poignée de main douloureuse notamment
o une augmentation biologique des transaminases (39 % des cas),
o une insuffisance gonadique
o une aménorrhée (17 % des cas)... insuffisances dûes à la baisse des hormones sexuelles,
Elle est parfois suspectée sur des troubles plus évocateurs
Variable suivant l'organe le plus atteint.
---- Fatigue générale
---- Teint anormalement bronzé
---- Hépatomégalie, cirrhose
---- Diabète
---- Arthralgies
---- Troubles cardiaques : rythme, insuffisance cardiaque...
---- Impuissance sexuelle par hypogonadisme

BIOLOGIE
Outre les complications éventuelles : diabète, transaminases...
---- La saturation de la transferrine (à jeun).Une saturation > 62% est une hémochromatose dans 90% des cas
---- La ferritinémie (stock de fer).
---- Le gène HFE1 si ces deux premiers tests sont anormaux. ---- Augmentation de la ferritine, sidérémie et du coefficient de saturation le transferrine

IMAGERIE
---- Echographie et surtout IRM confirment l'hépatomégalie et quantifient la surcharge hépatique en fer La présence de la mutation (C282Y) à double dose (+/+) permet d'affirmer l'Hémochromatose.
Une ponction-biopsie hépatique si l'intensité de la surcharge en fer (jugée sur la clinique, le taux de ferritine et, éventuellement l'imagerie du foie en résonance magnétique nucléaire) rend possible l'existence de lésions hépatiques.
Une PBH est aussi nécessaire pour affirmer le diagnostic lorsque la recherche de mutation est positive à simple dose (C282Y +/-) ou est négative (C282Y -/-) mais que les autres éléments du bilan suggèrent une surcharge en fer importante.

NB LE PIEGE : L'hépatosidérose dysmétabolique

Elle correspond généralement à une ferritinémie augmentée avec un taux normal de saturation de la transferrine. En l'absence d'un syndrome inflammatoire (VS/CRP normaux) on peut écarter l'hypothèse d'une hémochromatose.
Ce taux normal de saturation de la transferrine demeure compatible avec une surcharge chronique de fer habituellement par une surcharge sidérique hépatique modérée.
Ce syndrome se rencontre dans le contexte d'un tableau d'insulinorésistance associant : Surpoids, HTA, DNID, hyperlipidémie (Syndrome X).
En résumé, si la CRP est normale, une saturation normale de la transferrine permet d'éliminer le diagnostic d'hémochromatose
Pr P.Brissot - Rennes


MAJ 07/2005 Synthèse des recommandations Prise en charge de l’hémochromatose liée au gène HFE (HAS, consensus formalisé d’experts, juillet 2005) [Lire]

TRAITEMENT

Le traitement de l'HG repose sur des saignées régulières qui permet l'élimination d'une importante quantité de fer et entraîne, sans causer d'anémie, la fabrication de nouveaux globules rouges qui puisent le fer dont ils ont besoin dans les organes surchargés.
Pour être efficace une saignée doit être de 400 ml (0,4 l) chez la femme et de 500 ml (0,5 l) chez l'homme.
Toutes les semaines pendant plusieurs mois (2 à 24 mois selon l'importance et l'ancienneté de la surcharge) de façon à «désaturer» le malade, c'est-à-dire éliminer l'excès de fer qui s'est constitué depuis la naissance puis de façon plus espacée (une saignée tous les mois à tous les 3 mois) mais à titre définitif c'est-à-dire à vie, afin d'éviter que le fer ne se réaccumule.

Ce traitement est suffisant dans l'immense majorité des cas.
Il n'est jamais nécessaire de suivre un régime particulier.
Il est toutefois vivement conseillé aux patients atteints d'Hémochromatose de réduire leur absorption de boissons alcoolisées (vin, bière, cidre, apéritifs et digestifs) car l'alcool est toxique pour le foie, le pancréas et le cœur, et risque donc d'aggraver les manifestations de la maladie.
Correctement traitée et surveillée, une personne atteinte d'hémochromatose génétique retrouve une qualité et une espérance de vie normales.

L'AVENIR ??

Le rôle clé de l'hepcicidine régulatrice de l'homeostasie du fer pourrait permettre de nouveaux traitements (Pr Axel Kahn) dans les cinq ans. L'hémochromatose HFE-1 se caractérise par un déficit de production l'hepcicidine.

DEPISTAGE FAMILIAL

Il repose désormais avant tout sur le test génétique sanguin, couplé à un examen clinique et à une étude des taux de fer, de saturation de la transferrine et de la ferritine. Grâce à la détermination du test génétique (réalisable sur une simple prise de sang), il est possible de dépister et de traiter précocement les autres cas d'hémochromatose génétique dans la famille d'un patient.

Voir également
1/ ASSOCIATION HEMOCHROMATOSE FRANCE
2/ Recommandations OMS
3/ Fédération Française des Associations des Malades de l'Hémochromatose (FFMAH)

PAR AILLEURS
L’hémochromatose génétique (HG) est une affection caractérisée par une accumulation progressive de fer dans l’organisme. Jusqu’à 30 ans, l’HG n’entraîne généralement aucun trouble et n’est repérable que sur des examens sanguins.

À partir de 30 ans, l'HG est responsable de dysfonctionnement des organes surchargés en fer et les symptômes suivants apparaissent : fatigue générale, teint anormalement bronzé, hépatomégalie, diabète, arthralgies, diminution des fonctions sexuelles, anomalies du rythme cardiaque. Non traitée, l’HG évolue vers une maladie grave, susceptible d’entraîner une mort prématurée.

Le gène de l’HG (HFE) a été découvert en 1996. Il code pour une protéine du HLA A qui contrôlerait l’homéostase intracellulaire du fer. Deux mutations ont été identifiées sur ce gène : C282Y et H63D.

Le diagnostic classique de l’HG repose sur les dosages de fer, ferritine et saturation de la transférine.

En présence d’une surcharge en fer, des tests moléculaires de PCR analysent le génotype et confirment le diagnostic d'HG. La présence d’homozygotes pour la mutation C282Y est associée à plus de 80% avec l'HG. Les autres génotypes (C282Y hétérozygote, H63D homo ou hétérozygote) peuvent induire l'HG, mais généralement sans surcharge en fer sévère. Ces tests moléculaires ont une sensibilité supérieure à 80% et une spécificité de 85 à 95%, car 5 à 10% de la population saine possède le gène muté.

La ponction de foie reste le "Goldstandard" si l’intensité de la surcharge en fer rend possible l’existence de lésions hépatiques.
Le traitement de l’HG repose sur des saignées régulières qui permettent l’élimination d’une importante quantité de fer. Pour être efficace, une saignée doit être effectuée toutes les semaines pendant plusieurs mois pour "désaturer" le patient du fer en excès, puis de façon plus espacée, afin d'éviter que le fer ne se réaccumule. Ce traitement est suffisant dans l’immense majorité des cas et empêche la maladie de se déclarer si le diagnostic a été fait précocement.

Un traitement simple pour une maladie potentiellement mortelle ! Voilà pourquoi il serait souhaitable que tous les médecins réalisent un dépistage systématique de l'hémo-chromatose avant la phase des symptômes

Prise en charge de l’hémochromatose : réactualisation des recommandations
http://www.jim.fr - octobre 2005

Les différents stades de la maladie sont notamment rappelés, le stade zéro se caractérisant, outre l’absence de symptôme et une ferritinémie normale par un coefficient de saturation de la transférine (CS-Tf) inférieur à 45 %, tandis que le stade 1 est marqué par une augmentation de ce CS-Tf. Ces deux stades ne nécessitent qu’un suivi tri annuel (stade zéro) ou annuel (stade 1), tandis que l’engagement dans un traitement concerne les stades 2, 3 et 4, qui se caractérisent par une hyperferritinémie (stade 2) et l’apparition des premiers symptômes cliniques (stade 3 et 4). Concernant la mise en place de ce traitement, les nouvelles recommandations de la HAS permettent de faire le point sur les « critères d’éligibilité à une prise en charge à domicile des patients».

Les experts rappellent en effet que les saignées à domicile doivent être réalisées après « vérification de la tolérance » et en présence d’une infirmière. En outre, les saignées à domicile sont soumises à la rédaction d’un « projet thérapeutique ». Enfin, concernant le conseil génétique, les experts insistent sur le fait que « l’information des apparentés relève du seul patient » et rappellent la nécessité de réaliser un dosage du CS-Tf et de la ferritinémie avec chaque test génétique. © Copyright 2005
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