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Bilharzioses - Schistosomiases

Provoquées par 5 espèces de trématodes (plathelmintes) : les schistosomes
  • S. mansoni : bilharziose intestinale ( Afrique, Méditerranée orientale, Caraïbes et Amérique du Sud, Sud-est Malgache)
  • S. haematobium : bilharziose urinaire( Afrique, Méditerranée orientale, Est et nord-est malgache)
  • S.japonicus : bilharziose intestinale ( Asie du sud-est et Pacfique occidental)
  • S. intercalatum : blilharziose intestinale ( Afrique centrale)
  • S. mekongi : dans le bassin du Mékong

    CONTAMINATION-SEMIOLOGIE
    La contamination se fait lors de bains en eau douce ( bullins)
    Elle peut s'accompagner de $ urticarien dans l'heure qui suit la contamination mais passe souvent inaperçue.
    Parfois $ aigu : fièvre, diarrhée, vomissement et/ou dysurie-hématurie (S. haematobium)
    $ du sperme jaune, plus fluide et de volume diminué.
    Stérilité.

    BIOLOGIE-BILAN
    Hyperéosinophilie inconstante.
    Filtration et analyse du sédiment urinaire au microsocope (S. haematoium)
    Parasito des selles dans les formes intestinales ( voire biopsie muqueuse intestinale)
    Une sérologie peut être pratiquée dans les formes atypiques.

    TRAITEMENT
    BILTRICIDE ® (praziquantel) cp secables dosés à 600 mg
    S haematobium, S mansonie, S intercalatum : 40 mgKg en dose unique en 1 ou 2 prises
    S japonicum : 60 mgKg en 2 prises
    NB : certains auteurs font précéder le trt par 5 jours de corticothérapie ???? hors la concentration sérique est diminuée en cas d'association avec la déxaméthazone.

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    Des millions de femmes victimes silencieuses et honteuses de la bilharziose

    LE CAIRE, 19 mars 1998 (AFP) - Des millions de femmes frappées de stérilité ou ayant fait des fausses couches à répétition qu'elles pensent liées à des maladies "honteuses" souffrent en réalité de bilharziose, maladie parasitaire qui affecte les Egyptiens depuis les pharaons.
    Des études menées au Niger, au Malawi, à Madagascar et en Tanzanie ont montré que "35 à 75% des femmes de 15 à 45 ans atteintes d'une forme de bilharziose (dite schistosomiase haematobium, qui s'attaque à l'appareil urinaire) souffrent de symptômes similaires à ceux des maladies sexuellement transmissibles", a expliqué Herman Feldmeier, professeur de médecine tropicale à l'Université libre de Berlin.
    Ces femmes font des fausses couches répétées ou des accouchements prématurés, souffrent de stérilité voire de cancers et, lorsqu'elles se décident à voir un médecin, le diagnostic attribue souvent à tort ces symptômes à des polypes, l'herpès ou des cancers, a-t-il précisé à l'occasion d'une conférence internationale sur la bilharziose réunie au Caire cette semaine.
    La bilharziose (schistosomiase selon son nom latin) est repérée dans 74 pays tropicaux et affecte 200 millions de personnes dans le monde, dont 200. 000 meurent chaque année.

    Dans les régions rurales où sévit la bilharziose, les femmes atteintes sont considérées comme souffrant de maladies honteuses et répugnent à consulter un médecin.
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