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ALGODYSTROPHIE REFLEXE
Source : Impact Médecin N° 305 - 1995 - MAJ 10/2007 - 2009

L'essentiel c'est d'y penser !

Idiopathique parfois mais surtout au détour d'un traumatisme même minime (entorse ), d'un geste chirurgical mais également aprés angor, péricardite, zona, hyperthyroïdie, infection d'inoculation, tuberculose, morsure et un cas particulier le $ épaule-main
C'est une affection d'origine neurovégétative liée à un trouble de la microcirculation locale.

SEMIOLOGIE
  • STADE I
    Douleur, enraidissement, rougeur, oedème, chaleur et troubles vaso-moteurs.
    C'est le plus souvent le temps de la consultation.
  • STADE II
    En qques mois, troubles trophiques avec ne peau pâle, atrophie, amyotrophie mais moins de douleur.
  • STADE III
    Phase rétractaire séquellaire avec troubles trophiques de la peau ( qui devient atrophique, mince ), des phanères (ongles, phanères) plus une raideur articulaire importante avec rétraction tendineuse et aponévrotique.
  • BILAN
  • RADIOLOGIE
    Hypertransparence de la trame osseuse avec aspect mouchété mais elle peut être normale au début.
  • SCINTIGRAPHIE au Technétium
    Une hyperfixation locale précède les signes radiologiques
  • BIOLOGIE
    Elle est normale. Il n'existe pas de $ inflammatoire
  • TRAITEMENT
  • AU STADE I et II:
    Repose avec mise en décharge 15 à 30 jours mais pas de repos strict au lit si possible.
    Kinésithérapie plutôt en piscine à 36 °C
    Antalgiques
    CALCITONINE au stade I : 1 injection par jour 10 à 20 jours puis 3 fois par semaine plusieurs semaines mais un echec total au bout de 10 injections doit faire arréter les injections : ils ont été récusés [Lire](AFSSAPS 2004)

    Bétabloquants
    Griseofulvine (FULCINE FORTE ® 500 mg, GRISEFULINE ® 500 mg )
    ---- 500 à 2000 mg/jour
    ---- Surveillance : hémogramme, protéinurie pour les trt > 1 mois et > 1 g/jour
    Bloc sympatique régional (guanétidine)
  • AU STADE III
    ---- Infiltration locale de corticoïdes
    ---- Antalgiques - LAROXYL ®
    ---- Mobilisation passive et active par un kinésithérapeute Pour en savoir plus www.med.univ-tours.fr

    MAJ 2007 (Dr Philippe Brissaud)
    Le traitement de l'algodystrophie qui semble prometteur à l'heure actuelle repose sur les bisphosphonates on utilise l'alendronate ou le risedronate aux doses du Paget (30 mg pour R et 40 pour A) tous les jours pendant 8 semaines
    cf : Jean-Marie Berthelot . Actualités dans le traitement des algodystrophies (syndrome douloureux régional complexe de type I) Revue du Rhumatisme Volume 73, Issue 9 , October 2006, Pages 881-886 MAJ 2009

    Numéro 306, avril 2009 (Communiqué de presse)

    Algodystrophie : des traitements peu efficaces

    Des traitements et techniques peuvent être proposés pour soulager la douleur liée à une algodystrophie, mais ils sont peu efficaces. D’autres sont à éviter car inefficaces, voire néfastes.

    Dans son numéro d’avril, Prescrire présente une synthèse sur l’algodystrophie (alias syndrome douloureux régional complexe de type 1). Une algodystrophie survient le plus souvent après un traumatisme, au niveau d’un membre, mais parfois d’autres facteurs sont en cause. Elle est caractérisée par la survenue de douleurs disproportionnées, continues et excessives, occasionnant un handicap parfois important. Elle est souvent accompagnée de troubles au niveau de la peau, de la circulation locale, de la motricité, etc. et parfois d’œdème. L'âge moyen de survenue se situe aux environs de 40 ans, avec une prédominance féminine. L’évolution d’une algodystrophie est très variable, allant de la régression spontanée en quelques semaines à des douleurs qui persistent plusieurs années.

    Aucun traitement n’a d’efficacité importante mais quelques-uns sont parfois utiles pour soulager la douleur. Les corticoïdes oraux soulagent la douleur, notamment dans les premiers mois qui suivent la survenue d’une algodystrophie, au prix de quelques effets indésirables.

    L’acide alendronique (Fosamax° ou autre) par voie orale semble avoir une certaine efficacité à très forte dose, mais ses effets indésirables sont mal connus dans ces conditions. Calcitonine, antiépileptiques, gabapentine, antidépresseurs et opiacés n'ont pas d'efficacité démontrée.

    Diverses techniques non médicamenteuses sont parfois utiles et présentent peu de risques : kinésithérapie, relaxation, biofeedback, etc. La neurostimulation transcutanée a une efficacité rapide avec très peu d'effets indésirables, mais son efficacité s'estompant vite, les séances doivent être rapprochées.
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