ARTHRITE CHRONIQUE JUVÉNILE
Dr Frédéric . Rouquier
Source en fin de texte - Date de création : 12/06/98
La maladie de Still, dénomination abandonnée, a fait place à
l’arthrite chronique juvénile (ACJ).
Maladie rare de l’enfant, aux multiples
variantes cliniques et évolutives, elle est classée parmi les maladies
systémiques de l’enfant. La recherche sur cette entité pathologique
reste active même si les résultats sont encore partiels, surtout au plan
thérapeutique.
L'évolution est très variable, longue et souvent
imprévisible.L’incidence annuelle est de 10/100,000, chiffre admis pour
la plupart des auteurs et c’est pour cela qu’il est utile d’avoir des
fichiers regroupant les statistiques des malades. En France, on estime à
5000 le nombre d’enfants traités.
Aucune étiologie n’a été mise en
évidence.
L’arthrite chronique juvénile serait une maladie du système
immunitaire, déreglé par un mécanisme encore méconnu (génétique?)
L'ACJ existe sous différentes formes cliniques.
a) la forme systèmique
b) la forme poly-articulaire
c) la forme oligo-articulaire.
LA FORME SYSTEMIQUE :
Elle touche l’enfant très jeune, avant
l’âge de la deuxième dentition, plutot les filles que les garçons.
La
fiévre et le syndrôme inflammatoire sont au premier plan. De survenue
brutale, pouvant figurer un début de grippe, la température monte autour
de 40 °C, avec une rémission possible de quelques heures. Les pics
fébriles restent inexpliqués mais persistent dans le temps. Après une
semaine de fièvre,
Les éléments cliniques sont pauvres et il est licite
d’attendre l’évolution naturelle avant de décider de pratiquer des
examens complémentaires.
---- Les atteintes articulaires (arthralgies,
arthrites) peuvent survenir et créent une frontière avec la forme
poly-articulaire décrite ci-dessous. Elles orientent le diagnostic. Dans
certains cas, elles resteront absentes : le tableau reste celui d’un
syndrôme inflammatoire fébrile, source d’errances diagnostiques.
---- Une éruption de type maculaire, fugace,
à divers points du corps
---- Un état général conservé, récupération entre les poussées.
---- Myalgies et arthralgies
---- Atteinte des organes lymphoides (ganglions, rate (splénomégalie
de la maladie de Still), inconstante.
---- Atteinte des séreuse (péricardite), plus souvent au cours de
l’évolution et peu utile au diagnostic initial.
L’évolution est lente et imprévisible. Dans cette forme systèmique,
l’atteinte des séreuses (péricardite, principalement) reste le principal
élément diagnostique.
La regression des troubles est la règle, après, toutefois, plusieurs
années d’évolution (10 ans , en moyenne) et de nombreuse souffrances.
Aucun signe biologique n’est spécifique de cette forme.
---- La V.S. est
augmentée, les marqueurs de l’inflammation suivent (fibrinogène, PCR).
---- Il est fondamental de noter que les facteurs rhumatoides sont négatifs,
qu’il n’y a pas de facteurs anti-nucléaires.
Au total, le tableau est
celui d’une fièvre au long cours dont le bilan étiologique est
négatif. Les hypothèses infectieuses, (on a évoqué la rubéole, le
Parvovirus B19, le virus influenza AH2N2) les autres maladies de système
(lupus, $ de Kawasaki, spondylarthrites à début juvénile, maladie
périodique…) ne permettent pas d’expliquer à des parents plus
qu’inquiets ce qui “arrive” à leur enfant. L’arthrite chronique juvénile
reste un diagnostic d’élimination.
LES FORMES POLYARTICULAIRES
Elles sont
définies par l’atteinte de plus de quatre articulations, touchant
les jeunes enfants (2-4 ans) ou le grand enfant (10 ans), elle est
plus “repérable”.
---- Atteintes Symétriques
---- Les lésions touchent le plus souvent au
début les grosses articulations, chevilles, genoux, poignets, mais
toutes les articulations peuvent être concernées.
---- Oedème, douleur et limitation des mouvements articulaires plutôt que rougeur et chaleur.
---- Le dérouillage matinal est de règle.
L’examen clinique s’attache à vérifier
toutes les articulations.
L'arthrite évolue en plusieurs étapes :
Initialement, la synovite
(épanchement,épaississement) altére la capsule et les ligaments
L'articulation se place en mauvaise position (flessum).
L’atteinte
cartilagineuse entraine limitation des mouvements ou instabilité.
L’ankylose et l’amyotrophie sont les conséquences de l'évolution de
l'atteinte articulaire qui est visible sur les clichés radiologiques.
Radiologiquement : Au
premier stade de la maladie, I'image radiologique est pratiquement
normale (gonflement des perties molles). La destruction du cartilage
avec pincement de l'interligne articulaire et altération des surfaces
osseuses (géodes sous-chondrales) se voit dans les formes évoluées
non-répondeuses à la thérapeutique.
Biologie
---- La présence de facteur rhumatoide dans 20 % des cas permet de classer
en forme séro-positive et séro-négative, notion utile au pronostic car
certaines formes séro-négatives sont de bon pronostic et finissent par
s'éteindre laissant des raideurs articulaires souvent peu gênantes. Les
formes séro-positives sont de pronostic plus sévère et peuvent aboutir à
une destruction progressive des articulations.
Positivité des facteurs anti-nucléaires possible.
Cependant, si des mesures thérapeutiques sont prises précocément afin de
lutter contre ces phénomènes inflammatoires et protéger les
articulations, une restauration de la fonction articulaire peut être
obtenue .
Au plan du diagnostic différentiel Le rhumatisme articulaire aigu est
le principal piège.
Dans le RAA, les fluxions sont plus “rouges et
chaudes” et peuvent migrer.
Une corticothérapie instituée fera
disparaitre les signes cliniques et c’est au moment de la dégressivité
des doses de corticoides que la récidive des fluxions articulaires
réorientera le diagnostic. Le taux des marqueurs streptococciques ne
fera qu’égarer le clinicien, surtout en cas de dépassement des normales,
pour lequel une penicillothérapie ne nuira pas, de toutes façons.
1.c) LES FORMES OLIGOARTICULAIRES.
Les formes oligo et mono-articulaires se manifestent par l'atteinte
d'une à quatre articulations, de façon asymétrique.
Une ou deux
articulations, souvent au membre inférieur, sièges de tuméfactions peu
invalidantes.
Les signes généraux sont le plus souvent absents et la
vitesse de sédimentation est accélérée de façon variable, avec ou sans
hyperleucocytose.
Au cours des ACJ, le liquide est inflammatoire et contient des
polynucléaires non altérés, et des cellules monocytaires en proportion
variable.
En cas d'incertitude, une biopsie à l'aiguille ou sous
arthroscopie, permettra un bilan des lésions et parfois de traiter la
cause d'un épanchement articulaire (plica). Cette biopsie permettra
parfois de retrouver une étiologie (tuberculose, sarcoïdose, synovite
villonodulaire...) ou de montrer un aspect inflammatoire non spécifique.
La recherche de facteur antinucléaire (FAN) dans le sérum est positive
dans 30 % des cas.
L'évolution de l’arthrite oligoarticulaire peut provoquer un trouble de
croissance localisée où la persistance de l'inflammation locale peut
accélérer la croissance du membre atteint. Une hypertrophie unilatérale
des épiphyses tibiales et fémorale est observée sur les radiographies.
NB / L'examen ophtalmologique systématique permettra parfois de découvrir
une iridocyclite, caractéristique de l'ACJ. Cette atteinte oculaire est
particulièrement fréquente en cas de présence de FAN et doit être
recherchée par des examens quadri-annuels systématiques.
Si cette uvéite
(oedème maculaire, nevrite optique, iridocyclite) évolue pour son propre
compte, elle peut aboutir à une cataracte, à une kératite en bandelette,
à des synéchies postérieures entraînant la cécité.
Les
ophtalmologistes recommandent un traitement anti-inflammatoire
"agressif". L'uvéite doit être traité par corticoïdes locaux (collyre,
injection régionale) ou par voie générale. AINS en second et
methotrexate si échec.
PRONOSTIC ET TRAITEMENT
Le pronostic à long terme est généralement favorable au plan
articulaire. Le traitement comporte essentiellement des infiltrations
locales de corticoïdes qui donnent de bons résultats.
Moyens thérapeutiques :
les moyens thérapeutiques doivent être
coordonnées et compris comme une prise en charge dans le temps. Le
découragement est fréquent devant l’inefficacité de certains protocoles.
L’association de plusieurs substances actives dans les cas graves peut
conduire à des effets secondaires sévères (hemorragies, hématotoxicité).
.a) chimiothérapie
.b) chirurgie
.c) kinésithérapie
.d) antalgie
.a) Chimiothérapie:
les anti-inflammatoires et immuno-modulateurs sont au coeur du
traitement. Leur efficacité n’est pas prévisible dans un cas donné. Le
thérapeute doit remettre en cause des traitements inefficaces.
L’association des AINS à la corticothérapie et au methotrexate est
possible.
• Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens: au premier rang , l’acide
acétylsalicylique, qu’il faudra administrer à la dose de 100 mg/kg/j, en
respectant un palier progressif pour atteinde ce dosage ( 2 g pour un
enfant de 20 kg !), en 4 prises réparties sur les 24 h, idéalement. Au
delà de 25 kg, utiliser 2 à 3 g par m2 de surface corporelle. La
salycilothérapie reste le traitement recommandé de la forme systémique,
en première intention.
Les autres anti-inflammatoires comme l’indométacine ( 2mg/kg/j) ou le
naproxen(10 mg/kg/j) et le diclofenac (2 mg/kg/j) donnent de bons
résultats avec une tolérance correcte. Ils sont surtout utilisés dans la
forme poly-articulaire.
• Les corticoides sont utilisés après échec des AINS, ou en association
. La prednisone à dose de 1 ou 2 mg/kg/j ralentit l’évolution de la
maladie dans sa forme polyarticulaire. Les infiltrations articulaires de
corticoides et/ou l'administration de bolus intraveineux de
méthylprednisolone complètent la corticothérapie par voie orale et
s’adressent à des atteintes localisées ou à des poussées inflammatoires
violentes et non controlées par la corticothérapie orale.
• Le méthotrexate est un des traitements les plus étudiés actuellement
au cours des arthrites chroniques juvéniles . La réponse peut varier
suivant les différentes formes. L’avantage sur la corticothérapie est
de ne pas induire d’effets indésirables métaboliques pour un effet
immuno-suppresseur efficace. Par contre, une surveillance des
transaminases est nécéssaire. Par voie orale, en une prise hebdomadaire
de 0,4 à0,6 mg/kg/j si elle est tolérée (vomissements), sinon, par voie
intra-musculaire.
• Etanercept (Enbrel °). En 09/2003, Enbrel est recommandé dans le traitement de l’arthrite chronique juvénile polyarticulaire active de l’enfant de 4 à 17 ans en cas de réponse inadéquate ou d’intolérance avérée au méthotrexate.
• Pour mémoire, on citera les sels d’or, les autres immuno-suppresseurs
(cyclophosphamide, azathioprine) , les quinidiniques, la d-pénicillamine
et les immuno-globulines par voie IV.
b) Chirurgie :
La chirurgie est curative ou palliative :
----- LAVAGE ARTICULAIRE
Par arthroscopie ou par simple ponction. Le lavage permet d'éliminer de
nombreux débris intra-articulaires qui empêchent l'action complète des
produits de synoviorthèse. L'injection est faite 2 à 3 semaines après le
lavage.
---- SYNOVIORTHESE
Injection dans l'articulation d’un corticoïde retard. Un autre produit
plus rarement utilisé est l'acide osmique. Suivie d’une immobilisation
de 3 jours .
---- SYNOVECTOMIE
Section des attaches de la synoviale en excès à sa base.
Réalisable par arthroscopie au genou ou à l'épaule, ou arthrotomie,
suivie de rééducation postopératoire.
---- TENOTOMIE
Allonger les tendons situés autour des articulations qui se sont
progressivement rétractées . Capsulotomie parfois associée et
immobilisation plâtrée aprés téno-capsulotomie.
---- OSTEOTOMIES
Correction des désaxations, recentrage des articulations, décharge
articulaire.
---- ARTHRODESE
Lorsqu'une articulation a été trés altérée par la maladie et qu'il n'y a
plus d'espoir d'observer une cicatrisation du cartilage.
---- ARTHROPLASTIES
Les prothèses sont utilisables chez l’enfant mais la croissance du
squelette oblige à n’envisager le remplacement qu’en dernier lieu.
c) Physiothérapie
La rééducation des arthrites chroniques juvéniles est difficile et
contraignante. L’entretien musculaire dépend largement de l’état
inflammatoire des articulations.
De la mobilisation passive à la mobilisation active (préserver la
mobilité, prévention de l’amyotrophie), les techniques habituelles de
kinésithérapie restent valables. Il faut garder à l’esprit de ne pas
forcer la rééducation “contre la douleur”. La “séance” doit être
annulée si l’enfant souffre trop. D’où l’intêret de la balnéothérapie
qui peut être pratiquée le matin avant la séance de rééducation, en
piscine d'eau chaude (= 33°). A la maison, un bain chaud est
souhaitable pour accélerer le dérouillage.
L'appareillage concerne les aides techniques (orthèses de fonction,
semelles orthopédiques) et les aides palliatives tel que déambulateur,
fauteuil roulant ...
Les agents physiques sont des adjuvants utiles , essentiellement pour
leur rôle antalgique.
L'ergothérapie complète sur un plan pratique les consignes d'hygiène de
vie (protection et économie articulaire).
Le travail musculaire est dynamique et le sport n'est pas
contre-indiqué (natation, vélo..). et se discute en fonction de chaque
cas.
d) Antalgie
Il est indispensable de traiter la douleur quand le traitement général
n’apporte pas la rémission escomptée. Le paracétamol vient en tête et
sera administré itérativement, utile pour des poussées douloureuses.
Tout autre antalgique est utilisable mais il est rare d’aboutir à des
antalgiques de niveau 4. Néanmoins, le médecin se devra de les employer
si la douleur est intolérable. L’enfant peut souffrir en silence et sur
une attitude de repli immobile qu’il faut comprendre que la douleur est
présente. La douleur persistante est le reflet d’un traitement peu
efficace, surtout si les phénomènes inflammatoires sont présents
(fluxions articulaires, VS élevée)
CONCLUSION
l’arthrite chronique juvénile est une maladie rare, grave,
invalidante qu’il faut mieux définir. “En effet, la forme systémique,
trés fébrile, qui atteint le plus souvent le petit enfant (20% des cas),
encore appelée parfois par certains "maladie de Still", n'a rien à voir
avec une polyarthrite rhumatoide.
Son équivalent, rare chez l'adulte,
est d'ailleurs appelé "maladie de Still de l'adulte". Les formes à début
oligoarticulaire, parfois à début polyarticulaire avec présence
d'anticorps antinucléaires mais absence de facteurs rhumatoides,
atteignent essentiellement les petites filles (30% des cas). Elles
comportent un risque trés élevé de survenue d'une iridocyclite
chronique, affection qui n'existe pas chez l'adulte.
A l'inverse,
vouloir caractériser ces maladies de façon trop pointue laisse
obligatoirement des affections orphelines et mal classées. Certaines
oligoarthrites et certaines polyarthrites n'entrent pas dans un cadre
satisfaisant. Le qualificatif de "chronique" a pour mérite de les
regrouper toutes et de répondre à une réalité clinique globale. Le terme
n'est pas parfait et qu'il devra un jour être abandonné lorsque la
découverte des mécanismes physiopathogéniques, la caractérisation
génétique, voire même la cause précise de ces affections permettront d'y
voir plus clair.” (Dr A-M Prieur)
Notons qu’il existe une association pour les enfants atteints d’arthrite
chronique juvénile, créée en 1992, qui s’appelle “Kourir” et qui permet
aux parents ou personnes concernées de se renseigner sur les problèmes
liés à cette maladie, en particulier pour l’intégration scolaire et les
problèmes liés au handicap.
Bibliographie:
“l’arthrite chronique juvénile” , Simon, Prieur, Diméglio chez Masson
“les maladies systèmiques de l’enfant”, Fontaine chez Vigot
“la vie quotidienne de l’enfant atteint d’ACJ”, brochure éducative
publié par Synthélabo
“Bulletin de l’association Kourir” 56, rue du Fbg St-antoine 75012 Paris
Sites web :http://www.france-asso.com/kourir/kourir.htm
ou http://www.france-asso.com/kourir/accueil.htm
(association Kourir; nombreux liens et infos public)
http://gasbone.herston.uq.edu.au/~ortho/regsum/genorth/04RHEUM/JRA.html
(site australien)
http://www.immunology.meei.harvard.edu/JRAalgo.htm (site ophtalmo.)
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Pediatric Briefs
Miriam E. Tucker, with staff reports
[Pediatric News 33(1):5, 1999. © 1999 International Medical News Group.]
TNF Inhibitor for JRA The Food and Drug Administration is now reviewing
pediatric data on etanercept, a novel treatment for rheumatoid arthritis (RA)
approved in November 1998 for use in adults with moderate to severe RA who
do not respond adequately to methotrexate or other antirheumatic drugs.
Etanercept, marketed as Enbrel, inactivates tumor necrosis factor (TNF), one of
the cytokines involved in the inflammatory cascade responsible for RA symptoms
and joint damage.
In studies of 54 children aged 4-17 with moderate to severe
polyarticular-course juvenile rheumatoid arthritis who couldn't tolerate or didn't
respond to methotrexate, 76% improved after 3 months, according to the
Seattle-based biopharmaceutical company Immunex.
They have submitted a
supplemental application to the FDA for use of etanercept in children aged 4-17.
Medical Tribune
Marrow Transplants Effective For Severe
Juvenile RA
Dan Vergano
[Medical Tribune 40(6):26, 1999. ©]
Bone-marrow transplants can successfully treat severe cases of juvenile
rheumatoid arthritis, Dutch researchers reported in The Lancet
(1999:353:550-553).
The researchers, from the University Hospital for Children and the Leiden
University Medical Centre, both in the Netherlands, first collected stem cells from
the bone marrow of four children suffering from rheumatoid arthritis who did not
respond to conventional treatment with methotrexate and prednisone.
Next, they eliminated the children's immune system with a combination of high
doses of chemotherapy and radiation. The doctors then returned the stem cells to
the children's bone marrow, where the cells began reproducing to form a new
immune system.
None of the children showed signs of arthritis relapse after followup periods
ranging from six months to two years, and two have started adding inches to their
height after years of diminished growth.
Co-author Nico Wulffraat, M.D., of the University Hospital, cautioned that
bone-marrow transplants should be reserved for cases that do not respond to
conventional treatment.
It is not known why the new immune cells do not start damaging joint tissue, he
said. He speculated that the new cells mature in an environment with
already-damaged joint tissue present and thus are more tolerant than their
predecessors.
Arthritis Foundation spokesman Roger Hollister, M.D., said that since the children
in the study underwent bone-marrow transplants, two new drugs have emerged on
the market that may offer a better treatment option for severe cases of rheumatoid
arthritis. The agents are leflunomide (Arava, Hoechst Marion Roussel), and
etanercept (Enbrel, Immunex).
In addition, Robert Brodsky, M.D., of the Johns Hopkins University Oncology
Center in Baltimore, pointed out that some types of chemotherapy alone may be
sufficient to destroy the old immune system without killing stem cells, which would
render a painful bone marrow transplant unnecessary.