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LE SYNDROME X

Décrit la première fois par
Reaven (1988), Le syndrome X associe :
  • Une obésité androïde ( Rapport taille/hanche > 1 pour l'homme et > 0,85 pour la femme)
  • Insulino-résistance périphérique et hyperinsulinisme
  • Troubles du métabolisme des glucides évoluant vers l'intolérance aux glucides jusqu'au DNID
  • Hypertriglycéridémie et baisse du HLD-cholestérol
  • Une HTA
  • Une baisse de la sex-binding protéine
  • Le rôle de la Leptine et la composante génétique
La glycémie est un mauvais marqueur car nous sommes en présence "d'un DNID compensé ". L'insulinorésistance devrait entrainer une hyperglycémie mais elle est compensée par une sécrétion accrue d'insuline qui maintient la glycémie normale.

Voir : IR.WEB Un site sur l'insulinorésistance.

Le syndrome X est maintenant dénommé et étudié sous les vocable de "syndrome métabolique"
Son importance n'a fait qu'augmenter avec le temps - [Lire]

Voir également : Diabète : la prévention Le diabète de type II n'est pas une fatalité (Juin 2002) Voir également : DNID : 10 ans trop tard ?
Voir également : En post-IDM, un test de tolérance au glucose pour tous ? (Juin2002)


Ce tableau représente un risque majeur de DNID et de complications cardio-vasculaires.
Chez la femme, on peut suspecter qu'll représente un risque accru des cancers hormonaux dépendants ( sein - voire de l'endomètre ). A suivre.
Une étude française a montré que le risque de cancer du côlon est augmenté chez les femmes présentant une hyperinsulinémie (J. of National Cancer Institue, 4/10/2000). Le dosage du peptide C a été utilisé comme marqueur de la production d'insuline.

L'hyperinsulinisme doit également être suspecté dans les cas suivants :
---- MENOPAUSE
---- DID traité et prenant du poids.
---- DNID obèse
---- HGPO d'intolérance au glucose avec ou sans obésité
---- Obésité androïde mais également gynoïde trés importante
---- Une dystrophie ovarienne ( SOPK) même sans surpoids
---- ATCD familiaux de DNID et/ou d'obésité

CONDUITE A TENIR
Modifier le traitement anti-hypertenseur s'il contient des thiazidiques et certains bétabloquants non cardio-sélectifs
Certains IEC paraissent a contraire influencer favorablement l'hyperinsulinisme ( LOPRIL, autres ?).
En cas de DNID on peut éviter les sulfamides en notant que le DIAMICRON ne parait pas augmenter l'hyperinsulinisme.
La diététique est l'arme majeure

Aucun médicament ne possède d'AMM dans cette indication de syndrome X et pourtant certaines obésités féminines en particulier semblent répondre favorablement au GLUCOR.et au metformine
GLUCOPHAGE ( metformine) Article du New England J. of Medecine
Voir également : Diabète : la prévention Le diabète de type II n'est pas une fatalité (Juin 2002)

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HYPERINSULINISME - DEFINITION


Un sujet est hyperinsulinique si :
----- Insulinémie à jeûn > 20 µu/ml
----- et/ou Insulinémie > 80 µu/ml, 2 heures aprés une charge de 75 G de glucose
----- Le dosage du peptide C peut également être utilisé comme marqueur
Voir également
DNID : 10 ans trop tard ?
NB : Le problème est peut être plus compliqué. En effet, une pro-insuline (non dévoilée par le dose d'insuliénmie ) est peut être impliquée dans le syndrome X. La clinique et les dosages d'HDL, voire des androgènes peuvent aider en particulier chez la femme ( Dystrophie ovarienne ).

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LEPTINE - OBESITE - GENETIQUE - RISQUE CARDIO-VASCULAIRE

JUIN 1998
Découverte d'un lien entre le gène de l'obésité et un risque cardiaque
WASHINGTON, 11 juin (AFP) - Un lien a été découvert pour la première fois entre le gène de l'obésité et un risque de maladie cardiaque, indique une étude à paraître vendredi dans la dernière livraison de la revue Arteriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology de l'Association américaine de cardiologie (AHA).
Les chercheurs, selon l'étude, ont pu établir un lien entre le taux de leptine dans le sang, une protéine produite par le gène de l'obésité, et le syndrome d'insulino-résistance . Cette affection est caractérisée par une tension artérielle élevée et des taux faibles de "bon" cholestérol et d'insuline, ce qui peut mener à une maladie cardiaque.
"Nous avons mis en évidence que les concentrations de leptine sont liées aux désordres métaboliques qui constituent le syndrome, et tout particulièrement l'insulino-résistance", écrit le principal auteur de l'étude, le Pr Francisco Leyva, de l'Imperial College School of Medicine de Londres.

Le rôle de la leptine dans l'obésité confirmé chez l'homme
CHICAGO (Etats-Unis), 15 juin 1998 (AFP) - Un traitement à base de leptine, une hormone naturelle dont le rôle crucial dans la régulation du poids a déjà été mis en évidence sur les souris, permet également de faire perdre du poids à l'homme, ont indiqué des chercheurs devant le congrès de l'Association américaine des diabètes (ADA) réuni à Chicago (Illinois).
Réalisée auprès de 123 patients, l'étude dirigée par le docteur Andrew Greenberg, de la Tufts University de Boston (Massachusetts), a montré que des injections de leptine avaient permis aux personnes souffrant d'obésité de perdre une moyenne de 8 kg en six mois de traitement.
"Nos résultats préliminaires démontrent que la leptine humaine provoque des pertes de poids et présente des conditions de sûreté acceptables", a expliqué le docteur Greenberg.
Cette étude est la première à confirmer les observations faites récemment sur le rôle de la leptine chez les souris
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Role of Insuline in Human Disease
Gerald M. REAVEN
Diabete, Vol 37, December 1988 : 1595-1607.
Reprint request : VA Medical Center, Miranda Avenue, Palo Alto CA 94304.
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