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VITILIGO

La maladie se manifeste par l'apparition de zones de peau dépigmentée plus ou moins importantes, principalement sur le visage, les pieds, les mains, les articulations et les parties génitales. En France, ce sont donc entre 900.000 et 1,2 million de personnes atteintes par le vitiligo
  • ASSOCIATION FRANÇAISE DU VITILIGO

    Cette maladie n'est ni infectieuse, ni contagieuse, et n'est pas douloureuse, si ce n'est par la douleur morale et les répercussions psychologiques se rapportant à l'intégrité de la personne et à son aspect esthétique.
    Ces zones dépigmentées proviennent du dysfonctionnement des mélanocytes C'est une maladie auto-immune et multifactorielle.
    Les recherches sur les causes possibles et les facteurs déclenchants envisageables s'orientent aujourd'hui dans plusieurs directions:
    ---- Origine endogène : génétique
    ---- Voie nerveuse (oxydation mélanocytaire)
    ---- Origine exogène : les frictions (phénomène de Koebner), les lésions cutanées...

    Voir "Le point sur le vitiligo" : http://www.dermatonet.com/nouveautesvitiligo.htm ou copie locale ICI (Dr Yvon Gauthier Consultation des troubles de la pigmentation, Hôpital St-André à Bordeaux)

    BILAN
    ---- T4, TSH,
    ---- Auto-anticorps anti-thryroperoxidase = AAC anti-TPO et Auto-anticorps anti-thyrogloguline = AAC anti-TG
    ---- Rechercher une autre pathologie auto-immune : diabète insulino-dépendant (DID), maladie de Biermer, polyarthrite rhumatoïde, maladie d'Addison, $ de Gougerot-Sjögren, thrombocytopénie, anémie hémolytique, dermatomyosite, polymyosite, lupus, myasthénie, maladie coeliaque, stérilité masculine avec AAC anti-sperme, certaines glomérulonéphrites,

    TRAITEMENT
    Aucun traitement n'apporte à ce jour de solution satisfaisante et définitive.
  • la puvathérapie associée ou non à la prise de psoralènes.
  • La supplémentation vitaminique.
  • la corticothérapie générale ou associée.
  • les greffes mélanocytaires ou de peau.
  • Le sélénium (2001)
  • La pommade à 0,1% de tacrolimus (07/2002) cf infra

  • MAJ Juillet 2002
    Trois essais thérapeutiques ( Congrès Mondial de Dermatologie. Paris 5 juillet 2002)

    La prise en charge du vitiligo demeure une pierre d'achoppement en dermatologie, aucune des thérapeutiques proposées dans cette indication n'ayant fait la preuve d'une efficacité constante et durable. Les résultats de quelques essais cliniques, présentés au cours de ce congrès, sont en tout cas susceptible d'élargir le choix entre les diverses options de traitement.

    PE Grimes et coll. de Los Angeles ont ainsi expérimenté le tacrolimus, un nouvel immunomodulateur capable d'inhiber la production de cytokines dont certaines sont impliquées dans la physiopathologie du vitiligo, chez douze malades atteints de vitiligo localisé ou généralisé mais n'intéressant pas plus de 20% de la surface corporelle. La pommade à 0,1% de tacrolimus a été appliquée deux fois par jour pendant une durée moyenne de 14 semaines. Une repigmentation est apparue chez tous les patients : elle était modérée à excellente (plus de 50%) chez 7 d'entre eux. Les meilleures réponses ont été observées sur le visage et sur le cou. Les effets secondaires ont été à type de sensation de brûlure. C'est donc un traitement doué d'une certaine efficacité, simple, plutôt bien toléré et qui mérite sans doute d'être essayé.

    Protopic* (tacrolimus) :
    un nouveau médicament dans le traitement de la dermatite atopique modérée à sévère
    Date : 30-06-2002
    Source : http://www.e-drugnews.com
    Catégorie : Nouveaux médicaments
    Résumé :
    La firme Fujisawa a produit un nouveau médicament indiqué dans le traitement de la dermatite atopique modérée à sévère. Il est dénommé Protopic* (tacrolimus), présenté sous forme de pommade. Des éminents spécialistes en dermatologie ont présenté les effets bénéfiques de ce nouveau médicament lors du 20è Congrès Mondial de Dermatologie qui s'est déroulé à Paris en Juillet 2002. Protopic* peut être utilisé en pédiatrie.


    D Parsad et coll. de Chandigarh (Inde), ont quant à eux, expérimenté des applications topiques de prostaglandine E2 (en gel dosé à 0,5mg/3g soit 166,6microg/g), chez 24 patients souffrant d'un vitiligo limité. A la fin du traitement de six mois, quinze malades avaient une repigmentation marquée ou complète, 3 une repigmentation modérée et les six autres pas de repigmentation. Ces résultats préliminaires semblent donc encourager à proposer les prostaglandines dont on sait qu'elles jouent un rôle dans la prolifération des mélanocytes et la mélanogénèse.

    Les mêmes auteurs rapportent les résultats d'un essai reposant sur des armes plus classiques : le calcipotriol et la PUVA. Cette étude randomisée en double aveugle a concerné 22 malades présentant des lésions de vitiligo bilatérales et symétriques autorisant une comparaison droite/gauche. Les patients ont ainsi appliqué biquotidiennement le calcipotriol sur un côté ( 50microg/g) et un placebo sur l'autre. Par ailleurs tous ont subi des séances trihebdomadaires de PUVA thérapie. A trois mois, 56% des sujets avaient une repigmentation modérée à marquée (50% à 75% de repigmentation) sur les lésions traitées par calcipotriol et, 24% une amélioration similaire sur les zones traitées par placebo. Ces chiffres étaient respectivement de 75% et 52% à la fin du traitement de six mois.

    Ces observations semblent donc illustrer que l'association du calcipotriol à la PUVA améliore les résultats de cette dernière avec la possibilité en particulier de limiter la durée des irradiations.© Copyright Jim Online 2002.

    Dr Marie-Line Barbet

    Grimes PE et coll. : « The safety and efficacity of topical tacrolimus for repigmentation of vitiligo. »
    Parsad D et coll. : « Topical prostaglandin analogue (PGE2) in vitiligo : a preliminary study. »
    Parsad D et coll. : "Topical calciportiol and PUVA in the treatment of vitiligo."
    Communications orales : Pigmentary disorders. Congrès Mondial de Dermatologie. Paris 5 juillet 2002
    Title Repigmentation in vitiligo vulgaris by autologous minigrafting: results in nineteen patients.

    < Author Boersma BR; Westerhof W; Bos JD
    Address Department of Dermatology, Academic Medical Center, University of Amsterdam, The Netherlands.
    Source J Am Acad Dermatol, 33(6):990-5 1995 Dec
    Abstract
    BACKGROUND: Minigrafting is a successful therapy for localized vitiligo but has never been reported for vitiligo vulgaris.
    OBJECTIVE: Our purpose was to evaluate the efficacy of minigrafting in vitiligo vulgaris.
    METHODS: In 59 patients with stable vitiligo vulgaris, a minigraft test was done by implanting two minigrafts in the lesion to be grafted. Patients were selected for grafting when spread of pigment was observed within 3 months. The rate of repigmentation was evaluated by digital image analysis. RESULTS: Twenty-three patients (36 lesions), of 24 with a positive minigraft test, were grafted.
    The results of 19 patients were analyzed, showing 80% to 99% repigmentation in 14 lesions, 50% to 80% repigmentation in 10 lesions, and zero to 50% repigmentation in 12 lesions. Time of observation varied from 3 to 12 months after grafting. Best results were observed after 9 to 12 months. In all patients with a positive Koebner phenomenon depigmentation of the minigrafts developed. CONCLUSION: Autologous minigrafting is an effective therapy for stable vitiligo vulgaris in a selected group of patients. Language Eng Unique Identifier 96095114

    "Mon Cher Confrère, J'ai eu l'occasion de voir votre patient, Monsieur T., très inquiet en raison d'une dépigmentation récente au niveau des mains. Il a également une petite lésion dépigmentée au-dessous de la commissure labiale gauche. L'aspect est très en faveur d'un vitiligo bien que le contraste soit discret chez ce patient à peau assez claire. Le vitiligo reste une affection de traitement difficile, survenant sur un terrain prédisposé aux affections auto-immunitaires. On pense que c'est un processus auto-immun qui détruit les mélanocytes de la basale épidermique. Il y en reste souvent au fond des follicules pileux qui, avec une stimulation solaire, peuvent quelquefois recoloniser les zones adjacentes, mais la repigmentation est rarement complète et satisfaisante sur le plan cosmétique. De plus, les expositions solaires ou aux UV risquent d'accuser le contraste peau normale et peau vitiligineuse. C'est pourquoi chez ce patient qui a une peau très claire j'aurais plutôt conseillé d'essayer d'empêcher la stimulation solaire des zones normales et de protéger les zones vitiligineuses avec un écran total assez puissant type Anthélios 60. Comme le vitiligo est très récent, installé depuis cette intervention chirurgicale, on peut essayer d'atténuer les réactions inflammatoires initiales par un cortisonique qui sera appliqué tous les jours pendant 15 jours puis 2 fois par semaine pendant 3 mois, mais il ne faudra pas aller au-delà. Pour les vitiligos, il est aussi recommandé d'éviter les traumatismes cutanés, brossage ou rasage trop vigoureux qui ont été accusés de localiser les lésions sur ces zones traumatisées. Enfin même s'il n'y a aucun signe d'appel, il est nécessaire de rechercher s'il y a des anticorps anti-thyroidiens car les thyroidites auto-immunes sont fréquentes sur ce terrain." Bruno Ripault www.genelaristes2002.net www.annumed.net
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