TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF
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THE LANCET
L'hormonothérapie aggrave les risques de cancer, confirme une étude
LONDRES, 9 oct 1997(AFP) - Les hormones que prennent des millions de femmes pour atténuer les effets de la ménopause
aggravent sensiblement les risques de cancer du sein, mais ce danger ne justifie pas d'interdire des traitements qui ont par
ailleurs de nombreux effets positifs, selon une étude.
Cette étude, la plus exhaustive sur l'hormonothérapie réalisée jusqu'à présent, recense des recherches effectuées auprès de quelques 150.000 femmes dans 21 pays par des chercheurs de l'université britannique d'Oxford, sous la houlette du Fonds impérial pour la recherche sur le cancer.
Elle montre que les femmes qui suivent une hormonothérapie pendant au moins onze ans ont 35% de plus de risques de
développer un cancer du sein que les autres. Le risque augmente au début de 2,3% par an et s'aggrave au bout de quelques années, indique l'étude publiée dans le journal The Lancet
A Suivre
THS ET MORTALITE
Source : Le Généraliste : N° 1798 - 19/09/1997
Grodstein F, Stampfer M.J et al; New England J.Med. 1997; 336 : 1769-75. Postmenopausal Hormone Therapy and Mortality.
Analyse de l'article par le Pr Philippe Bouchard ( Hôpital Saint-Antoine )
- La mortalité toutes causes confondues diminue de 37 % chez les femmes sous THS par rapport aux femmes qui n'ont jamais été traitées.
- Cette diminution concerne également la mortalité par cancer ( - 29 % ) , toutes localisations confondues
- Elle s'applique également à la mortalité par cancer du sein ( - 24 % )
- Chez les femmes sous THS depuis plus de 10 ans, la mortalité toutes causes confondues reste encore significativement diminuée de 20 %. Dans ce cas, une augmentation de la mortalité par cancer du sein a été notée mais cette augmentation n'est pas significative
Les bienfaits des THS ne sauraient donc être remis en question par un pourcentage ponctuel fondé sur une différence non-significative. La mortalité " toutes causes confondues " reste le critère le plus objectif.
THS et ATCD DE CANCER DU SEIN
Dr J-M BRIDERON (MD) Gyn-Obs
Le site web
Synthèse parue dans Gyn-Obs du 15/9/97 (sous la plume de Pascale THIS de l'institut Curie)
Actuellement, le cancer du sein constitue une contre-indication
formelle aux estrogènes, comme en atteste le Dictionnaire Vidal.
La prescription d'estrogènes après un cancer du sein est potentiellement
dangereuse pour la patiente, risquée pour le médecin sur le plan
médico-légal, et sans valeur scientifique si elle n'est pas réalisée
dans le cadre d'une étude.
La prescription d'un THS après cancer du sein ne peut donc se
concevoir que dans des conditions bien définies:
- après accord des cancérologues;
- dans le cadre d'une étude thérapeutique, portant sur des groupes
homogènes de patientes (homogénéité des THS), présentant de petits
cancers du sein de très bon pronostic;
- avec une surveillance rigoureuse et une méthodologie statistique,
permettant d'arrêter l'étude si le nombre de récidives sous estrogènes
devenait supérieur au nombre d'événements attendus chez des patientes
non traitées
OESTROGENES ET SEROTONINE
Les dépressions de la ménopause et du post-partum , périodes de chute des taux d'oestrogènes, suggèrent une relation de cause à effet.
G.Fink et B summer ( Nature 1996, 383 : 306 ) ont pu démontrer que l'élévation de la concentration plasmatique en
oestrogènes entrainait une hausse significative des récepteurs sérotoninergiques.