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SEIN ET SILICONE

Les prothèses mammaires au silicone à nouveau en accusation
16 èmeCongrés Mondial de Neurologie (Bueno Aires 14-19 septembre 1997)


Les prothèses mammaires au silicone pourraient être à l'origine d'un risque accru d'attaques cérébrales et d'un syndrome ressemblant à la sclérose en plaques, selon les travaux de chercheurs américains.
Les docteurs Saul Puszkin et Britta Ostermeyer de l'Université de Columbia (New-York) et un collègue texan n'ont pas hésité à relancer la polémique sur les méfaits de ces prothèses en disséminant leurs observations accusatrices au fil de posters exposés au congrès.

En examinant des femmes qui leur avaient été adressées pour une évaluation de maladie inflammatoire auto-immune avec manifestations neurologiques, les chercheurs ont détecté chez certaines d'entre elles des anticorps (AC), dénommés anticorps "anticardiolipine", dont la présence, soulignent-ils, est un facteur de "risque accru d'attaques cérébrales, qui peuvent se manifester par un ensemble de symptomes ressemblant à ceux de la sclérose en plaques (SEP).
42 femmes sur 200 avaient de tels anticorps, en moyenne 6 ans après la première pose de prothèses mammaires remplies de gel de silicone. 38 d'entre elles, âgées en moyenne de 40 ans, souffraient de troubles neurologiques multiples et quatre de signes mimant une SEP.
Des douleurs musculaires, articulaires, des problèmes de mémoire et de vision, la sécheresse de la bouche et des yeux, l'apparition de rougeurs cutanées et la fatigue sont quelques uns des symptômes relevés.
Les techniques d'imagerie médicale ont détecté des diminutions de l'irrigation sanguine de certaines régions du cerveau chez 23 de ces patientes et des anomalies à l'électroencéphalogramme (enregistrement de l'activité électrique du cerveau) chez treize d'entre elles.
De surcroît, selon les chercheurs, des biopsies de nerfs de la jambe ont montré des phénomènes de démyélinisation (altération de la gaine protectrice des nerfs qui perturbe la transmission de l'influx nerveux) comme il en existe dans la SEP, chez 25 femmes.

"Ces anticorps (AC anticardiolipine) doivent être ajouté à la liste des résultats anormaux de laboratoire détectés chez les patientes porteuses de prothèses remplies au gel de silicone et présentant des signes de maladie inflammatoire auto-immune", a souligné Dr Saul Puszkin.
En 35 ans, quelque deux millions de femmes américaines auraient succombé à la mode des gros seins moulés à coup de prothèses, ainsi qu'environ 150.000 à 200.000 en France.

Le syndrome aux implants de silicone, surnommé "Adjuvant Breast Disease", "diffère clairement au niveau clinique et des examens de laboratoire des maladies neurologiques et rhumatologiques idiopathiques (de cause inexpliquées) actuellement connues", relève le Dr Puszkin en indiquant qu'il "connaît des cas similaires dans d'autres pays, par exemple la Grande-Bretagne".
Ces "résultats préliminaires", sont en partie publiés dans le journal médical de l'Université du Texas
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