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CANCER DU SEIN

Le cancer du sein est d'abord
un cancer de la femme agée

Le cancer du sein cause la mort d'un million de femmes chaque année dans le monde. En France avec 25000 nouveaux cas par an, il touche près d'une femme sur dix et son incidence augmente progressivement avec l'âge. Il représente la première cause de décès par cancer chez la femme soit 18% de la mortalité par cancer.


Les études d'épidémiologie génétique ont montré qu'environ 5% des cas de cancer du sein et de l'ovaire sont dus à une prédisposition génétique transmise selon le mode autosomique dominant.
(INSERM - CIRCAN - Lettre N°24)

Voir cancer-sein.fr Site d'informations entièrement dédié au cancer du sein +++
Voir Oncogénétique BRCA1 et BRCA2
Voir Traitement hormonal de la menopause THM - THS
Voir La piste virale ( 02/1998)
Voir Prévention par le tamoxifène (04/1998)
Voir Prévention par SERM /Raloxifène (MAJ 12/1999)
Voir Cancer du sein : Une femme raconte
Voir Breast Cancer Online

Le risque du cancer du sein augmente avec l'âge ( 230/100 000 au delà de 70 ans pour 89/100 000 pour l'ensemble de la population.
A partir de l'an 2000, on estime que 50 % des cancers du sein surviendront chez des femmes de plus de 70 ans ( 30 % actuellement )
La clinique est généralement plus facile et la mammographie également plus performante. Il reste toutefois à valider des protocoles de traitement spécifiques à cette classe d'âge
En 2004, une campagne nationale de dépistage a été lancée pour les femmes de 50 à 74 ans.

MASTOSE ET CANCER DU SEIN

Pour les épidémiologistes, les facteurs de risque s'expriment ailleurs : aprés la ménopause, le cancer du sein est deux fois plus fréquent sur sein non dystrophiques : 82 % des cancers du sein apparaissent dans des seins normaux.
Les ATCD familiaux sont le facteur de risque essentiel ( cf Oncogénétique ). Quelle surveillance ?
La mastose sans hyperplasie atypique n'est pas un facteur de risque. Elle représente 7 % des mastoses mais ne peut être documentée que sur une biopsie...
Quelle mastose biopsier ? Et quelle surveillance mammographique ?

TRAITEMENT HORMONAL DE LA MENOPAUSE et CANCER DU SEIN

En 2002, deux publications ont remis en cause le traitement hormonal substitutif de la ménopause. Beaucoup de françaises ont abandonné le THS... Pourtant les choses ne sont pas si simples... et méritent une analyse fine des THS utilisés en France
Voir THS : Que sait-on en décembre 2002 ? (Bulletin d'information du Département de Pharmacologie du CHU de Bordeaux) et les différents avis et MAJ répertoriés en page de FMC gynécologie (THS et ménopause)[FMC Gynécologie]
Lors des trts hormonaux, les progestatif semblent plus impliqués dans le risque cancéreux que les oestrogènes !

RISQUE - RECOMMANDATIONS

Sont considérées comme femmes à risque les personnes dans la famille desquelles on trouve 3 sujets atteints de cancer du sein et ou de l'ovaire observés chez des parents de 1er ou 2eme degré et appartenant à la même branche parentale.
Sont considéres à risque également les sujets qui ont un parent du 1er degré atteint par :
---- Un cancer du sein avant 40 ans
---- Un cancer du sein bilatéral
---- Un cancer masculin
---- Un cancer de l'ovaire avant 50 ans
Ce risque s'explique par une mutation génétique sur le mode autosomique dominant au niveau des genes
BRCA 1 et 2 . 5 à 10% des cancers du sein et ou de l'ovaire sont liés à une mutation des gènes BRCA 1 et 2 .

En premier lieu il faut construire l'arbre généalogique au cours d'une consultation d'onco-génétique et de la découlera la recherche de l'existence d'une mutation génétique . C'est une recherche longue et couteuse .
Les sujets précités sont considérés comme sujets à risque 50 .Selon qu'ils présentent ou non une mutation le programme de prévention est différent.
Programmes :
---- Sujets à risque 50 sans mutation :prévention secondaire intensifiée
---- Sujets à risque 50 avec mutation : prevention primaire

PREVENTION PRIMAIRE
---- Mastectomie totale bilatérale vers 30 ans .
---- Ovariectomie per coelioscopique avec THS par la suite vers 35 ans : n'est pas efficace à 100% vu la possibilité de carcinose péritonéale chez les sujets castrés .
---- SERM /Raloxifène (MAJ 12/1999)

PREVENTION SECONDAIRE INTENSIFIEE :
POUR LE CANCER DU SEIN
---- Examen clinique annuel
---- Mammographie annuelle
---- Echographie : pas systématique
---- Marqueurs sans interêt
Ce programme doit etre demarré 5 ans avant l'age du sujet qui a été le plus tôt atteint.

POUR LE CANCER DE L'OVAIRE
---- Examen clinique semestriel
---- Echographie annuelle
---- Dosage du CA 125 annuel
---- Coelioscopie obligatoire en cas de kyste complexe à l'écho et ou d'une élévation du CA 125
A démarrer à 35 ans ou 5 ans avant l'age du sujet atteint le plus jeune

PREVENTION TERTIAIRE
Les sujets atteints de cancer du sein et porteurs de la mutation ont un risque accru de rechute et il y a lieu chez ces sujets d'intensifier le traitement et la surveillance .

Avis personnel :Dr BLONDY -33200 Bordeaux, FRANCE
Sans avoir la notion certaine de mutation dans les familles à risque on faisait déjà une surveillance de type secondaire intensifiée mais par contre l'apparition de la prévention primaire chez les sujets porteurs de mutation fait froid dans mon dos à l'idée qu'il faudrait que je propose un tel protocole .Tout le monde n'est bien sur pas d'accord sur la severité de celui- ci .

Antihypertensives Linked to Breast Cancer© 1997, Reuters Health eLine]
[ NEW YORK (Reuters) -- A preliminary study has found that some drugs used to lower blood pressure may increase the risk of breast cancer in older women.
The provocative report indicates that women over age 65 who take the blood-pressure lowering medications have more thant wice the risk of developing breast cancer. The study appears in the October 15 issue of Cancer.
The researchers studied 3,198 postmenopausal women between the ages of 65 and 100. A higher risk of breast cancer was observed among women taking a common class of blood-pressure lowering drugs called calcium channel blockers, or CCBs.Common types of CCBs include verapamil, diltiazem, nifedipine, and nonnifedipine dihydropyridines.
Women who were taking postmenopausal hormone replacement therapy with estrogen in addition to calcium channel blockers appeared to be at greatest risk.
The researchers speculate that CCBs may encourage tumor growth and interfere with biological defenses designed to fend offinvasion by cancer cells. Specifically, calcium appears to block a type of cellular "suicide" called apoptosis, which is the body's natural defense mechanism against tumor growth.
The findings are unsettling, but the lead author of the study urged caution in interpreting her team's results. "
said Dr. Annette Fitzpatrick, a research scientist at the University of Washington in Seattle. "It is very important that high blood pressure be appropriately treated. If women have concerns about their medications, they need to speak with their physicians who will have the best knowledge of their individual needs," she added. Fitzpatrick also pointed out that her study did not specify the length of time necessary for a person to be on calcium channel blockers before cancer develops. Long-term use at high doses may raise the risk significantly more than shorter-term use at low doses, but more study is needed to answer this question, she said. Another issue to be determined is whether one type of calcium channel blocker is more likely than the others to increase the cancer risk. Other studies, including one conducted in the United Kingdom, have shown no significant relationship between breast cancer and calcium channel blockers, but have indicated that the risk for all cancers is higher among people taking high doses of CCBs.
SOURCE: Cancer (1997;80:1435-1447)

MAJ : Jeudi 3 septembre 1998, L'administration américaine favorable à la commercialisation de deux médicaments contre le cancer du sein
BETHESDA, Maryland (AP) -- Les experts du gouvernement américain ont recommandé mercredi l'autorisation de la commercialisation de deux médicaments, synthétisés génétiquement, contre le cancer du sein.
L'herceptine ne guérit pas le cancer du sein. Cependant, pour 30% des patientes dont les tumeurs sont dues à un gène déficient, ce médicament offre une chance de vivre un peu plus longtemps

Les conseillers de la FDA ont également déclaré mercredi qu'un autre produit, le tamoxifene, pourrait réduire les risques pour les femmes de contracter le cancer du sein.
Les experts ont cependant souligné que le tamoxifene ne devrait être prescrit qu'aux femmes présentant des risques élevés de contracter ce cancer.
Car ce produit a des effets secondaires particulièrement dangereux. Il double les risques de cancer de l'utérus, triple les risques de caillot sanguin mortel et augmente également les risques de cataracte aux yeux.
Environ 30% (?? 5% Selon CIRCAN) des patientes atteintes d'un cancer du sein ont un gène déficient baptisé HER2/neu.
Les fabriquants de l'herceptine, Genentech, ont synthétisé génétiquement un anticorps qui bloque l'excès de HER2 et donc la croissance des tumeurs.
L'herceptin, couplée à une chimiothérapie, double cependant les chances de disparition des tumeurs. A lui seul, ce produit a réduit de moitié les tumeurs chez 15% des femmes testées.
Une poignée d'entre elles ont même bénéficié d'une rémission du cancer.

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