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PSA TOTAL - PSA LIBRE
Cancer de la Prostate

Mars 2009
Toujours polémique-doute sur les bénéfices du dépistage
après la parution de deux études contradictoires.

L'une affirme que le dépistage du cancer de la prostate réduit la mortalité de 20 %, quand l'autre rapport ne retrouve pas ce résultat. [Lire]


MAJ 2008
Les médecins se mobilisent contre les campagnes de dépistages de l'AFU
Touche pas à ma prostate !
Manifeste pour un moratoire sur le dépistage du cancer de la prostate [Lire]

D.D.I.
La section généraliste de l’URML de la Réunion mène des actions d’information sur les recommandations et les campagnes de dépistage [Lire]
Voir également (septembre 2004) :
Cancer de la prostate, la fin du dépistage par les PSA
[Lire]

Facteurs modifiants de taux de PSA [Lire]
Corrélation PSA et Métastases osseuses [Lire]
Voir également : Cancer de la Prostate
Voir également : Un autre marqueur, la kallikréine humaine 2 (hk-2)

Voir également : Dosage des PSA : Monsieur, ce que vous devriez savoir --Histoire d'un consentement éclairé ?[Lire]
MAJ 06/2004 : INCERTITUDE sur le dépistage du cancer de la prostate par les PSA [Lire]
MAJ 09/2004 Cancer de la prostate, la fin du dépistage par les PSA [Lire]


Le PSA existe dans le tissus prostatique normal à faible dose et augmente dans le tissu hyperplasique bénin et cancéreux.
Le PSA existe sous deux formes : une fraction libre ( ~10%) et une fraction liée aux protéines (~90%)
Afin d'améliorer la spécificité du dosage du PSA plusieurs facteurs peuvent être utilisés:
---- Le rapport PSA libre/PSA totale
---- La cinétique d'augmentation du taux de PSA
---- La " densité " de PSA càd le taux par unité de volume de la prostate.
Le dosage doit être fait à distance ( 10 jours) d'un geste invasif sur la prostate ( Voir Facteurs modifiant le taux de PSA )

PSA Libre/PSA TOTAL (Conforme aux RMO)

Source : Fiche Bio-infos 1997
MAJ 06/2003
Souvent PSA varie…
Eastham JA et coll. : "Variation of serum prostate-specific antigen levels. An evaluation of year-to-year fluctuations." JAMA 2003; 289: 2695-2700.© Copyright 2003 http://www.jim.fr

Cette étude rétrospective suggère que souvent PSA varie… En conséquence, avant de se lancer dans des stratégies thérapeutiques hasardeuses, voire de réaliser une biopsie prostatique, il semble, pour le moins, raisonnable de confirmer l'élévation de ce marqueur ou de le surveiller.

Le dosage du PSA est couramment utilisé dans le dépistage précoce du cancer de la prostate. Les données épidémiologiques montrent d’ailleurs que le nombre de lésions prostatiques, volontiers très localisées, est en augmentation constante. Dans 26 % des cas, il s’agirait de tumeurs insignifiantes ou dormantes qui ne mériteraient que l’abstention thérapeutique. Corollaire : 17 % des prostatectomies radicales seraient inutiles. De plus, le PSA tant chanté par les oracles du dépistage systématique manquerait de spécificité dans l’objectif qui lui est fixé. Il fluctuerait d’année en année pour ajouter à la confusion. Une analyse rétrospective illustre ce propos. Elle a porté sur un groupe de 972 patients (âge médian, 62 ans) qui participaient à un essai de prévention des polypes. Cinq échantillons sanguins successifs ont été prélevés en l’espace de quatre années.
  • Chez 21 % des sujets, le PSA était > 4 ng/ml et, en toute rigueur, selon les préceptes en cours, une biopsie prostatique aurait dû être effectuée.
  • Chez 37 % de ceux-ci, le taux du marqueur était > 2,5 ng/ml (versus 18 % dont le PSA était > à la valeur normale en fonction de l’âge).
  • Dans 20 % des cas, les valeurs de celui-ci se situaient entre 4 et 10 ng/ml et le rapport de PSA libre/PSA total était < 0,25 ng/ml.
  • Enfin, chez 15 % des participants, le marqueur s’élevait à une vitesse annuelle anormale (0,75 ng/ml/an).
En cas de PSA anormal lors d’un dosage, nombreux sont les cas où celui-ci s’est normalisé à au moins une reprise lors des quatre années du suivi :
  1. 1) PSA > 4 ng/ml : 44 % des 168 malades concernés ;
  2. 2) PSA > 2,5 ng/ml : 40 % (n=116) ;
  3. 3) PSA > valeur normale pour l’âge : 55 % (n=117) ;
  4. 4) PSA entre 4 et 10 ng/ml et rapport L/T< 0,25 ng/ml : 53 % (n=143).
Selon certains académiciens, le dépistage du cancer de la prostate après 50 ans doit être intensifié mais, ajoutent-ils, les valeurs normales du PSA doivent néanmoins être précisées.
Dr John Sorri

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CINETIQUE - DENSITE
 DefinitionCut-off point
PSA velocityChange in PSA level over time>0.75 ng/mL/yr suspicious for cancer
PSA densityPSA level divided by TRUS volume of prostate>0.15 suspicious for cancer
Age-specific PSA levelPSA value adjusted according to ageAgeRange (France)
40-490-2.5 (3,0)
50-590-3.5 (4,1)
60-690-4.5 (5,6)
70-790-6.5 (7,6)
f-PSA/t-PSARatio of free PSA to total PSA level<0.15% suspicious for cancer
Source : Medscape : Daniel J. Culkin, MD, Arif H. Agha, MD, University of Oklahoma Health Sciences Center
Source France :Professeur Thierry FLAM, Hôpital Cochin Paris

PARIS, 29 mai
Les Français ont repris la tête de la course aux gènes du cancer de la prostate
Les chercheurs français ont repris la tête de la course aux gènes du cancer de la prostate en annonçant vendredi à Paris l'isolement d'un gène responsable d'environ la moitié des formes familiales de ce cancer, et d'une proportion encore plus grande de ses formes précoces.-

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Table 2 - Factors affecting the serum PSA level

Source : Medscape : Daniel J. Culkin, MD, Arif H. Agha, MD, University of Oklahoma Health Sciences Center
  • Increase
    • Prostate cancer
    • Benign prostatic hyperplasia
    • Prostatitis
    • Cystoscopy
    • Urethral instrumentation
    • Prostate biopsy
    • Cycling

  • Decrease
    • Finasteride ( A partir du 6ème mois de traitement, multiplier le taux par 2 - Source MSD)
    • Decreased androgen activity (eg, antiandrogens, orchiectomy, estrogens, luteinizing hormone- releasing hormone agents)

  • Variable effect
    • Exercise
    • Sexual activity
    • Prostate ultrasound

  • No effect
    • Digital rectal examination : TR
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Correlation of serum PSA levels with findingson radionuclide bone scan

PSA level (ng/mL)Patients (%)Positive scan (%)
0.0-4.089 (17)0 (0)
4.1-10.0118 (22)0 (0)
10.1-20.099 (19)1 (1)
20.1-50.0099 (19)7 (7)
50.1-100.060 (12)23 (38)
>100.056 (11)40 (71)
Total521 (100)71 (14)

Based on data from Chybowski FM, Keller JJ, Bergstralh J, Oesterling JE: Predicting radionuclide bone scan findings in patients with newly diagnosed, untreated prostate cancer: prostate-specific antigen is superior to all other clinical parameters. J Urol 145:313, 1991.



Dépistage par le PSA : améliorer la spécificité en dosant une autre marqueur ? (05/2000)

Le PSA (prostatic specific antigen) a une sensibilité élevée, mais une spécificité faible : un quart des hommes ayant entre 4 et 10 ng/mL ont un cancer; cela implique donc que 3 sur 4 biopsies prostatiques faites sur ce seul test seront inutiles.
Un autre marqueur, la kallikréine humaine 2 (hk-2), est apparenté au PSA..
Les auteurs ont dosé les deux enzymes chez 324 hommes adressés pour biopsie prostatique, dont environ la moitié avaient un cancer : ils montrent qu'à taux égal de PSA, un taux élevé de hk-2 est associé à un risque élevé de cancer prostatique. >
Nam RK, Diamandis EP, Toi A et al. Serum human glandular kallikrein-2 protease levels predict the presence of prostate cancer among men with elevated prostate-specific antigen. J Clin Oncol. 2000 Mar;18(5):1036-42.

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