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CANCER DE LA PROSTATE
Essai de synthèse 08/1998 - MAJ septembre 2004 - MAJ juin 2006 - Avril 2012 - Septembre 2016
Dr H. Raybaud

Le dépistage et le traitement du cancer de la prostate soulève beaucoup de questions et de controverses.

Il faudrait une balance bénéfices/risques très favorable pour justifier de soumettre tous les hommes de plus de 50 ans à un dépistage systématique car pour chaque million d'entre eux, le dépistage va trouver 110 000 dosages de PSA élevés, provoquer 90 000 séries de biopsies, diagnostiquer au total 20 000 cancers. Sur les 10 000 patients qui vont arriver à la chirurgie(6), 10 mourront de l'opération, 300 développeront une incontinence urinaire sévère, et même dans les meilleures mains, 4 000 resteront impuissants. Alors que nous ne savons pas combien seraient morts de leur cancer (Frankel S, Smith GD, Donovan J, Neal D. Screening for prostate cancer. Lancet. 2003;361:1122-8. ) [Lire]

C'est le cancer dont le dépistage systématique n'est pas recommandé
qui est le plus dépisté dans notre pays


Septembre 2016
Cancer localisé de la prostate
En terme de survie à 10 ans , le suivi fait aussi bien que la chirurgie

L'ablation de la prostate et la radiothérapie n'améliorent pas la survie des patients atteints de cancer par rapport à une surveillance active. C'est le résultat d'un suivi sur 10 ans. C’est surtout sur le plan des effets secondaires que la surveillance active se distingue. En effet bien que la chirurgie et la radiothérapie ont divisé par deux la progression de la tumeur en métastases par rapport à la surveillance cela ne se traduit pas par une survie améliorée, ce qui relativise leur intérêt. [Lire]

Dépistage du cancer de la prostate chez les populations d’hommes présentant des facteurs de risque
[Texte complet / has-sante.fr]
(4 avril 2012)

L’INCa rappelle que le dépistage du cancer de la prostate par dosage sérique du PSA ne fait pas l’objet d’une recommandation par les autorités de santé.

Les résultats présentés dans le rapport « La survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989 – 2007 » ne viennent pas en contradiction avec cette position. La réalisation importante dans notre pays d’un dépistage individuel du cancer de la prostate conduit à la détection de formes précoces de ce cancer. Or, pour le cancer de la prostate, près de 40 à 50 % des cancers dépistés sont d’évolution lente et ne se seraient jamais révélés au cours de la vie des personnes, correspondant à un surdiagnostic. La mesure de la durée de vie après le diagnostic, ou survie, est donc artificiellement augmentée pour ces cancers que l’on diagnostique plus tôt, sans que cette augmentation de survie ne traduise une amélioration du pronostic de la maladie. Ceci est appelé le biais « d’avance au diagnostic ». L’augmentation de la survie peut donc se faire sans lien avec une réduction de la mortalité.

L’impact réel de ce dépistage sur la mortalité, principal critère conduisant à la préconisation d’un dépistage, n’est à ce jour pas clairement démontré, avec des résultats contradictoires entre les différentes études. Parallèlement, les faibles performances du dosage du PSA comme test de dépistage, les conséquences physiques et psychologiques importantes (et pour certaines graves) des explorations et des traitements (complication des biopsies avec risque d’infections, de rétention urinaire, possibilité de faux négatifs ; séquelles de la chirurgie ou de la radiothérapie avec troubles sexuels, urinaires et digestifs) conduisent à une balance bénéfices/risques négative, c’est pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent pas de pratiquer ce dépistage.

La fin du dépistage par PSA ?
Septembre 2004

En 1987, le docteur Thomas Stamey avait publié dans le New England Journal of Medecine la première recherche démontrant que l'augmentation du taux de PSA était un signe du cancer de la prostate.
Dans une étude publiée dans le numéro d'octobre 2004 du Journal of Urology, il conclut maintenant qu'un taux élevé de PSA serait surtout le signe d'une augmentation bénigne de la taille de la prostate. et que le test entraîne inutilement des milliers de chirurgies qui visent à enlever de minuscules cancers qui pourraient être sans danger pour le patient.
[Lire]

DÉPISTAGE INDIVIDUEL DU CANCER DE LA PROSTATE
  • Dépistage du cancer de la prostate par les PSA : incertitude [Lire] (ANAES)
  • Performance des tests dans le dépistage du cancer de la prostate[Lire] (ANAES 2004)
  • Cancer de la prostate : un dépistage en débat [Lire]
  • Dépistage du cancer de la prostate entre controverse et dilemme...[Lire] (Médecine. Volume 2, Numéro 4, 147-8, Avril 2006, Editorial )
  • Le dépistage individuel du cancer de la prostate : 30 questions/réponses [Lire]
  • End of an Era for PSA Screening: A Newsmaker Interview With Thomas Stamey, MD [Lire]
  • Cancers de la prostate : les propositions de l'ARTAC [Lire] (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse)
  • Cancer localisé de la prostate 5 options de traitement [Lire] (Dr Maia Bovard-Gouffrant - Le Généraliste-revue N°2369 du 21/04/2006)
  • Cancer de la prostate : le traitement des tumeurs à faible risque reste encore souvent trop agressif[Lire]




EN RESUME PROVISOIRE...

Le cancer de la prostate est une maladie qui évolue très lentement, aussi il n'est justifié de proposer un traitement radical (dont le but est de guérir) que chez un homme encore jeune, c'est-à-dire dont l'espérance de vie est supérieure à dix ans.
Chez l'homme âgé, on ne cherche pas à éradiquer le cancer, on se contentera simplement de contrôler médicalement sa lente évolution.

Toutefois, différentes études récentes (2006) ont suggéré que la prise en charge des hommes souffrant d'un cancer de la prostate localisé de stade précoce devrait désormais initialement reposer sur une surveillance active avec traitement retardé, c'est-à-dire une stratégie consistant à n'initier le traitement que lorsque le cancer progresse, rappellent le Dr John Wei, de l'université du Michigan, à Ann Arbor, et ses collègues. En effet, les cancers de la prostate sont maintenant dépistés de plus en plus précocement et, dans la mesure où une partie d'entre eux ne progresseront que lentement et ne se trouveront donc pas à l'origine du décès, les spécialistes s'interrogent sur un éventuel "sur-traitement" proposant une prise en charge trop agressive par rapport au bénéfice potentiel que peut en tirer le patient. [Lire]

La Prostatectomie Radicale demeure le traitement de référence du cancer localisé de la prostate de l'homme jeune. Elle donne la meilleure survie spécifique à long terme.
La Radiothérapie Externe est réservée à ceux qui : ont un âge limite, proche de 75 ans, des contre-indications médicales à la chirurgie, refusent la chirurgie ou ont un risque de guérison faible constaté sur le bilan d'extension
La Brachythérapie ou Curiethérapie Interstitielle est réservée à ceux qui :ont un âge limite, proche de 75 ans , des contre-indications médicales à la chirurgie ou refusent la chirurgie
Les ultrasons : Ablatherm HIFU Traitement par Ultrasons Focalisés de Haute Intensité UFHI - HIFU Cette thérapie est une option thérapeutique pour le cancer de la prostate présentant les avantages des traitements non invasifs : traitement local et précis pendant une séance, répétable si nécessaire, faible taux de complications et durée d’hospitalisation réduite. [Lire]

Voir également : Cancer localisé de la prostate alternatives thérapeutiques
A consulter absolument www.uro-prostatectomy.com

Les différents stades du cancer de la prostate

Le "stade" du cancer de la prostate indique le degré d'extension du cancer dans la prostate, aux tissus avoisinants et aux autres organes. Le stade de la maladie est habituellement défini par un système appelé "le système TNM" qui décrit l'extension de la tumeur primitive (T), l'absence ou la présence de métastases ganglionnaires (N), et l'absence ou la présence de métastases à distance (M).
    Stade T
  • T1 correspond à une tumeur non perçue au toucher rectal. T1a et T1b correspondent à des cancers découverts incidemment lors de l'examen du tissu prostatique obtenu au cours d'une intervention pour adénome bénin de la prostate. T1c correspond à des cancers découverts par biopsies faites en raison d'une élévation suspecte du taux de PSA,
  • T2 correspond à un cancer palpable au toucher rectal et qui semble localisé à la glande, intéressant un seul (T2a) ou les 2 lobes (T2b) de la prostate,
  • T3 correspond à un cancer qui s'étend en dehors de la prostate et/ou aux vésicules séminales (T3b),
  • T4 correspond à un cancer qui a envahi les organes adjacents à la prostate (vessie, rectum, muscle).

    Stade N
  • N0 correspond à l'absence d'envahissement lymphatique
  • N1 à l'envahissement d'un ou de plusieurs ganglions du petit bassin.

    Stade M
  • M0 correspond à l'absence de métastases à distance
  • M1 à la présence de métastases en dehors du petit bassin (os, poumons, foie ou cerveau).
Le meilleur gage de guérison est donc de détecter le cancer à un stade précoce, quand il est encore localisé à la prostate, sans extension en dehors d'elle.

Voir également : Famille à risque - Génétique - Généralites
Toute consultation d'un homme > 50 ans doit comporter un questionnaire sur la qualité des mictions.
Toute anomalie décrite devrait faire pratiquer un toucher rectal.
En pratique, lorsque le patient consulte pour une grippe, c'est loin d'être évident et un dosage du PSA est alors licite.
. La Consultation Internationale sur l'HBP tenue en 1995 s'est prononcée en faveur d'un dosage du PSA dans le bilan initial de tout patient de plus de 50 ans présentant des troubles mictionnels ou une anomalie au toucher rectal.

En 2002, l'Association française d'urologie s'est clairement prononcé : Tous les hommes entre 50 et 75 ans doivent bénéficier d'un dosage annuel de PSA(cf infra recommandations US).

MAJ 06/2004 : INCERTITUDE sur le dépistage du cancer de la prostate par les PSA [Lire]

Voir également : PSA totale. PSA libre
Voir également : Dosage des PSA : Monsieur, ce que vous devriez savoir --Histoire d'un consentement éclairé ?[Lire]


JAMA 20/09/2000 : CANCER DE LA PROSTATE
Le calendrier optimisé pour le dépistage propose un dosage du PSA à 40 ans, 45 ans puis tous les 2 ans à partir de 50 ans. (Jama 20/09/2000) - Etude portant sur 10500 hommes

Malheureusement, ce dosage est loin d'être un test diagnostic parfait car un résultat dans les limites normales parait exister dans 20 à 30% des patients ayant un cancer (généralement débutant). En effet, le PSA est spécifique de la prostate mais pas du cancer. Il se rencontre par ordre de concentration croissante dans le tissus prostatique normal, l'HBP et dans le cancer.

Voir également:
----- les recommandatins ANAES
: Cancer non localisé de la prostate (Lien)
---- Cancer localisé de la prostate alternatives thérapeutiques

Schématiquement , en ng/ml :
  • Taux 0-4 : normal
  • Taux 4-10 : 20% de risque
  • Taux > 10 : 50% de risque
En pratique, ces chiffres doivent être corrélés à l'âge du patient, aux données du TR, aux circonstances entourant le prélèvement, le trt en cours et le dosage doit être facilement repété à distance
Voir Facteurs modifiant le taux de PSA

Voir Dosage du PSA

Recommandations retenues aux USA
Daniel J. Culkin, MD, Arif H. Agha, MD, University of Oklahoma Health Sciences Center


The incidence of prostate cancer increases with age and family history.
A man who has a first-degree relative with prostate cancer has a prostate cancer risk approximately twice that of the general population; when both first- and second-degree relatives are affected, the risk is increased about nine times.
There is no evidence that hormonal status, sexual activity, or certain environmental factors have any relationship to prostate cancer risk.
Until we know more, we should continue to offer an early detection program consisting of annual digital rectal examination and serum PSA testing to all men between the ages of 50 and 75 years who have no disease that would reduce their actuarial survival to less than 12 years.
Men less than 50 years of age should be screened if they carry a risk factor for prostate cancer. Men over the age of75 years should not be screened.
Findings suggestive of cancer on rectal examination of the prostate gland include asymmetry, hard consistency, a nodule, or an area of induration.
TRUS-guided needle biopsy of the prostate is indicated when digital rectal examination and/or the serum PSA level are abnormal in an otherwise healthy man with an actuarial survival of more than 12 years.

Voir également
  • Coeliochirurgie du cancer de la prostate (02/2002)
  • Cancer localisé de la prostate alternatives thérapeutiques (MAJ 2000) et lien vers recommandations ANAES

    Des ultrasons pour traiter le cancer de la prostate

    PARIS, 19 fév 1999 Le premier appareil à ultrasons permettant de traiter des cancers de la prostate, mis au point en France, donne des résultats "prometteurs", selon des spécialistes et l'INSERM.

    Voir également : L'ABLATHERM ® des ultrasons contre le cancer de la prostate [Lire]

    L'appareil, l'Ablatherm est issu d'une collaboration avec l'Institut national de la santé publique et de la Recherche Médicale (INSERM), est développé par la société française EDAP-Technomed, basée à Lyon
    "Le cancer de la prostate touche près d'un homme sur neuf", souligne le Dr Albert Gelet (hôpital Edouard Herriot, Lyon), à l'origine des premières preuves de l'efficacité clinique de l'appareil, récemment publiées dans le Journal of Urology.
    "C'est, explique-t-il à l'AFP, le premier appareil à ultrasons conçu pour le traitement d'un cancer". Il s'adresse essentiellement aux hommes âgés, 70 ans et plus, ayant un cancer limité (sans métastases) détecté précocement, pour lesquels une opération présenterait plus de risques que d'avantages, compte tenu de l'évolution dans l'ensemble lente de ce cancer.

    L'Ablatherm, mis au point par l'équipe lyonnaise de Jean-Yves Chapelon (unité de recherche INSERM dirigée par Dominique Cathignol), a déjà permis de traiter près de 400 patients dans le cadre d'un essai européen. Il vient de recevoir le feu vert de la Food and Drug Administrationaméricaine pour un essai sur 130 patients, après échec de la radiothérapie.
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