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POLYPOSE NASO-SINUSIENNE

Maladie inflammatoire chronique entrainant une dégénérescence oedémateuse de la muqueuse nasale et sinusienne.
Le rôle de l'allergie ne parait pas majeur. Les produits de dégradation de
l'acide arachinodique paraissent impliqués.
Chez l'enfant l'association avec une mucoviscidose est fréquente ( Test de la sueur - Ne pas hésiter à en faire plusieurs ).

Voir également : LA POLYPOSE NASO-SINUSIENNE (Clinique des Charmilles)
Voir également : Les rhinites allergiques

SEMIOLOGIE
---- Obstruction nasale à bascule plus ou moins permanente
---- Rhinorrhée aqueuse, éternuement, Anosmie
---- Sinusite quasi constante peu douloureuse.
La surinfection est la complication majeure.
L' association asthme, polypose nasale, intolérance à l'aspirine doit être systématiquement recherchée ( Triade de Widal

EXAMEN - BILAN
La rhinoscopie antérieure montre le plus souvent des polypes bilatéraux odémateux et secrétion plus ou moins infectée.
Une lésion unilatérale doit être suspecte de malignité.
La radio des sinus est peu intéressante.
Le scanner est l'examen cle.

Le traitement médical (MAJ)

Le traitement médical repose sur trois traitements complémentaires (1,2,3) :
  • Le lavage des cavités nasales est un point essentiel. Il permet d’améliorer le drainage muco-ciliaire qui est très altéré par l’inflammation chronique de la muqueuse. Il est réalisé par le patient, matin et soir, avec une seringue de 20 cc et de l’eau salée (2 cuillers à café de gros sel de mer par litre d’eau).

  • La corticothérapie orale. Elle est utilisée chez les patients fortement symptomatiques et/ou présentant un volume de polype important. Elle suit le principe de la cure courte. Point essentiel, il ne faut pas dépasser trois cures courtes annuelles car les risques de la corticothérapie au long cours apparaissent au-delà de ce nombre de cures (ostéoporose, insuffisance surrénale biologique). Si un patient a besoin de plus de trois cures annuelles de corticoïdes, il faut discuter l’indication chirurgicale. L’effet d’une cure courte de corticoïde orale est rapide (24 à 48 heures) mais la durée de cet effet est limitée dans le temps (entre 3 semaines et deux mois). Afin de prolonger la durée de cet effet, il faut systématiquement prescrire une corticothérapie locale au long cours.

  • Les corticoïdes locaux. C’est la base du traitement de la polypose naso-sinusienne. L’éducation du patient est essentielle afin d’assurer la régularité de la prise et la bonne technique de pulvérisation. Point essentiel : il faut qu’il n’y ait aucun déplacement d’air dans la cavité nasale lors de la pulvérisation : pas de mouchage, pas de reniflement, pas de respiration. La respiration doit être buccale durant et dans la minute suivant la pulvérisation du corticoïde local. Les corticoïdes locaux ayant l’AMM pour la polypose naso-sinusienne ont des effets similaires
    . Les doses seront adaptées à la gravité de la polypose : on recherchera la dose minimale efficace une fois la pathologie équilibrée.
Les effets secondaires des corticoïdes locaux sont essentiellement limités à des saignements le plus souvent peu importants mais témoignant de la présence de petites plaies le plus souvent situées au niveau du tiers antérieur du septum. Si les saignements se répètent quotidiennement, il est préférable d’arrêter le traitement durant quelques jours. Des cas de perforation septale ont été décrits en cas de persistance du traitement sans suivi médical ORL.

L'arrêt du tabac est fortement conseillé et la prise d'aspirine et de ses dérivés est à proscrire (risque de syndrome de Widal : cf infra)

Ne pas utiliser des produits soufré, les produits locaux avec sulfites et métabisulfites.
Attention aux prises d'AINS, additifs alimentaires ( sulfites, métabisulfites, tartrazine ), lidocaïne.

Le traitement repose sur l'éviction des produits impliqués, corticoïdes locaux et antihistaminiques.
Entretien de Bichat 94 : Pendant 10 jours :
  • MEDROL 0,4 à 0,8 mgKgJ, PREDNISONE, PREDNISOLONE 1 à 2 mgKgJ en une prise matinale.
  • AUMENTIN ou PYOSTACINE ou Fluoroquinolone si surinfection suspectée ou patente.
    Puis relais BECONAZE en continu. L'adjonction d'un antihistaminique n'est pas systématique.
    Les immunostimulants, mucolytiques sont parfois associés.
  • FMC 95 :
    Aprés la cure de 10 jours et associé au BECONAZE: continuer PREDNISONE ou PREDNISOLONE suivant le protocole :
    0,1 à 0,3 mgKgJ 1 semaine sur 2 pendant 1 mois puis 1 semaine sur 3 pendant 2 mois puis 1 semaine sur 4 pendant 2 mois.

    TRAITEMENT CHIRURGICAL
    Elle est indiquée en cas d'echec ou de plus de 4 cures annuelles.
    ---- Chirugie endoscopique : méatotomie moyenne et antérieure
    ---- Ethmoïdectomie entérieure.
    ---- Les petites récidives peuvent bénéficier du laser YAG.
    .

    SYNDROME DE FERNAND WIDAL LERMOYEZ

    Association asthme, polyose nasale, intolérance à l'aspirine.
    Elle correspond à 30 % des poplyposes nasales.
    Elle doit être recherchée avec minutie car toute prise d'aspirine peut déclancher une crise d'asthme sevère.
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