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LES PHOTODERMATOSES
Lésions cutanées des régions découvertes ou dans les suites immédiates d'un exposition solaire.
La protection cutanée est toujours justifiée en particulier chez l'enfant et les phénotypes clairs.
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Les PHOTOTOXIDERMATOSES
Elles sont liées à des substances photosensibilisantes locales ( Bergamote ) ou par voie générale ( le plus souvent médicamenteuses ).
Deux mécanismes sont possibles : allergique ou toxique.
Les lésions peuvent être à type de coup de soleil sévère et ou de vesicules, bulles, cocardes avec ou sans prurit.
Les produits incriminés
- OESTRO-PROGESTATIFS : Chloasma
- CYCLINES (toxique ) : Coup de soleil exagéré, eczéma, éruption pseudo-lupidque, lichénoide.
- QUINOLONES (toxique) : Coup de soleil exagéré
- PHENOTHIAZINES (allergie ou toxicité) : Coup de soleil, eczéma, pigmentation gris bleutée.
SULFAMIDES (allergie et toxicité) : Coup de soleil, eczéma
- AMIODARONE (Toxicité) : Coup de soleil, pigmentation bleu ardoisée.
- AINS (toxicité et allergie) : Coup de soleil, eczéma
- ANTIPARKINSONIENS (Toxicité) coup de soleil.
- FENIFIBRATE (Allergie) : Eczéma
- FUROSEMIDE (Allergie et toxicité) : coup de soleil et eczéma
- TRICYCLIQUES (toxicité) : coup de soleil
- IEC : INHIBITEUR ENZYME DE CONVERSION (Allergie) : eczéma.
- etc...........Retour
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PHOTODERMATOSES IDIOPAHIQUES
Les traitements préventifs sont à commencer 15 jours avant la période d'exposition.
URTICAIRE SOLAIRE
Il apparait aprés quelques secondes à quelques minutes d'exposition solaire et disparait spontanémemnt à l'ombre en quelques heures.
Il apparait ensuite une tolérance induite.
Faire une recherche de porphyrie.
TRAITEMENT : Antihistaminiques, corticothérapie locale temporaire voire une corticothérapie générale sur quelques jours pour des poussées importantes.
PREVENTION :PHENORO (2 à 4 gel/j), NIVAQUINE (1 à 3 cp/j), PLAQUENYL (1 cp/j)...
LUCITE ESTIVALE BENIGNE
Tous les ans, généralement chez une femme jeune ( 25-35 ans ) dans les suites d'un exposition prolongée, apparition dans les 12 heures d'une éruption prurigineuse polymorphe ( vésicules, papules ). Le visage est généralement respecté.
TRT : Antihistaminique.
TRAITEMENT : Antihistaminiques, corticothérapie locale temporaire voire une corticothérapie générale sur quelques jours pour des poussées importantes.
PREVENTION : PARAMINAN 4 cp/J 20 jours/mois ( Enfant 1à 2cp/J ), PHENORO (2 à 4 gel/j), PLAQUENYL (1 à 3 cp/j).
LUCITE POLYMORPHE
Plus rare, plus sérieuse aprés une exposition moins intense ( quelques minutes à 3 heures avec une latence > 12 heures ) apparition d'une éruption prurigineuse polymorphe mais avec atteinte du visage.
Tous les âges et les 2 sexes.
TRAITEMENT : Antihistaminiques, corticothérapie locale temporaire voire une corticothérapie générale sur quelques jours pour des poussées importantes.
PREVENTION : NIVAQUINE (1 cp/J), PLAQUENYL (1 cp/j)
ACTINORETICULOSE
Homme de plus de 5O ans, exposition trés courte, latence quelques minutes.
Eruption papuleuse avec infiltration cutanée, nappes eczématiformes ou érythemato-squameuses trés prurigineuse,, cuisantes des parties découvertes.
Evoluant par poussées de plus en plus rapprochées, rythmées par les expositions à la lumière avec extension possible vers les zones couvertes.
Photographie
L'histologie montre un infiltrat lympho-histiocytaire dermique superficiel et moyen
Le trt ayant donné les meilleurs résultats est une cortico-PUVA-thérapie càd un ePUVA-thérapie associée à une corticothérapie par voie générale + psoralènes.
AUTRES DERMITES CHRONIQUES ACTINIQUES
Eruptions eczématiformes chroniques ou récidivantes des zones exposées survenant même pour des expositions minimes ( eczéma photosensible ) atteignant surtout l'homme de plus de 50 ans.
Elles sont souvent associées à une intolérance à certains produits : métaux, parfums, phénothiazines ( LARGACTIL, PHENERGAN ).
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DERMATOSES PHOTOAGGRAVEES
Porphyries
Les Lupus.
Connectivites, Hépatite C, ...
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LES LESIONS CANCEREUSES ET PRE CANCEREUSES
KERATOSES ACTINIQUES
Les KA sont des lésions trés fréquentes chez le sujet agé à peau claire ayant vécu ou travaillé au soleil.
Plaques grisâtres de tailles variables, érythémateuses et kératosiques ( surface rugueuse +++) parfois hypertrophiques.
Une infiltration, une érosion doit faire suspecter une transformation spino-cellulaire (cf infra)
TRAITEMENT :
Il permettra d'éviter l'évolution vers un cancer cutané spino-cellulaire (cf infra).
Curetage, éléctrocoagulation, cryothérapie et dans les formes étendues 5FU locale.
CARCINOME SPINO-CELLULAIRE
Lésions saillantes voire bourgeonnante, infiltrantes, ulcérées, base indurée iflammatoire d'aspect et de diagnostic assez aisé ( sauf pour les formes verruqueuses).
Il existe des spino cellulaires des muqueuses ou des zones de transition (lèvres, vulve, gland précédées de plaques de leucoplasie (virus ?).
Ils surviennent généralement sur une lésion préexistante à type de Kératose actinique (cf) surtout, plus rarement maladie de Bowen.
Ces carcinomes sont potentiellemnt métastasiques ( en particulier ceux des muqueuses ) et nécéssitent une large exérèse avec controle ganglionnaire et surveillance prolongée
EOA BASO CELLULAIRE
Les EOA BC sont fréquents chez les sujets de race blanche aprés 50 ans dans les zones découvertes photo-exposées : nez, tempes, joues, cou, dos...).
Ils apparaissent en peau saine, sans lésions préexistante.
Toute lésion persistante doit être suspectée (nodule, perle translucide, petite croûte qui persiste, etc..).
TRT : Biopsie - exérèse. Pas de potentiel métastasique mais surveillance des autres localisations.
MAJ 04/200260th annual meeting of the American Academy of Dermatology.
A quelle posologie
utiliser l’imiquimod à 5% pour traiter les épithéliomas baso-cellulaires
superficiels ?
L’efficacité potentielle dans le traitement des épithéliomas baso cellulaires
superficiels de l’imiquimod à 5%, (Aldara) un immunomodulteur initialement réservé à la prise en charge des
végétations vénériennes, a déjà été soulignée.
Deux de ces études ont établi que le taux de
réponse se situait entre 50 et 70% en cas d’application selon le schéma classique (trois fois par semaine)
pendant six à douze semaines. Un taux de réponse supérieur à 81% est toutefois obtenu avec des applications
plus fréquentes cinq jours par semaines ou tous les jours pendant six à douze semaines.
Enfin, une troisième étude ouverte a montré que l’utilisation de la crème sous occlusion trois fois par semaine
conduisait à une disparition totale de la tumeur dans 87% des cas.
Ces différentes observations illustrent donc l’intérêt de l’imiquimod 5% dans le traitement des épithéliomas
baso-cellulaires superficiels tous les jours ou trois à cinq jours par semaine pendant six à douze semaines.
LES MELANOMES : Cliquez ICI