Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente

DYSTROPHIES OVARIENNES

L'ABORD ECHOGRAPHIQUE
Source : Y . ARDAENS :
Présentation aux Troisièmes Journées d'Echographie
du Collège de Gynécologie de Bordeaux et du Sud-Ouest, BORDEAUX 21-24 AVRIL 1994. Actualisé en Aout 1996
Copyright © 1997 GYNEWEB SA. Tous droits réservés.

L'echographie est devenu l'examen de référence dans cette pathologie mais ses progrés peuvent conduire à des diagnostics par excés ou par " mésentente " sur la terminologie utlisée.
Au cours du cycle menstruel normal, on observe échographiquement :
  • En début de cycle, dans la corticale ovarienne, de 5 à 7 petits follicules de moins de lO mm : stade microfolliculaire. La description d'un tel aspect microfolliculaire doit donc être clairement différentié d'un SOPK - OMPK
  • Normalement, un seul de ces follicules doit passer la barre des 15 mm pour former le follicule dominant : stade macrofolliculaire,
  • Le follicule dominant doit se rompre entre 20 et 25 mm au moment de l'ovulation pour former le corps jaune.

    Les dystrophies ovariennes peuvent être echographiquement analysées en deux grands types de pathologie : :
    La pathologie microfolliculaire: résultant d'un défaut de maturation folliculaire avec accumulation dans le cortex ovarien de microfollicules immatures et dont la principale composante clinique est l'anovulation.
    On les appelle également "dystrophies endocriniennes ou d'origine endocrine"
    Ce sont les ovaires micropolykystiques ( SOPK- OMPK )
    les ovaires multifolliculaires (OMF).

    La pathologie macrofolliculaire: résultant de la croissance excessive d'un ou plusieurs follicules avec ou sans transformation en corps jaune .
    Sa principale composante clinique est la douleur pelvienne avec ou sans dysovulation.
    Elle répond à trois grandes étiologies:
    les ovaires macropolykystiques
    les kystes ovariens fonctionnels (folliculaires, lutéiniques ) : KOF


    SYNDROME DES OVAIRES MICROPOLYKYSTIQUES (SOPK - OMPK):

    Voir MAJ 2004 [Cliquez Ici ]


    Retour




    LES OVAIRES MICROFOLLICULAIRES (OMF)

    Phénomène physiologique en période pubertaire.
    Anovulations fonctionnelles d'origine haute ( LH et/ou LH-RH) avec hypooestrogénie.
    . A l'inverse des OPK, les OMF ne résultent pas d'un excès de sécrétion et/ou d'action locale de la LH, mais au contraire d'un défaut de sécrétion de LH, elle même secondaire à un défaut de sécrétion de LH­RH, induisant un état d'hypooestrogénie
    SEMIOLOGIE
    ---- Adolescente ou femme jeune sans surpoids voire tendance à la maigreur
    ---- Oligoméorrhée voire aménorrhée
    ---- Pas ou trés peu de signe d'hyperandrogénie

    ECHOGRAPHIE
    ---- Ovaires de forme et de taille normale sans hypertrophie du stroma.
    ---- Microfollicules ( < 10 mm ) sans topographie périphérique préférentielle.
    ---- Utérus de petite taille avec atrophie de l'endomètre.
    Retour



    .
    LES KYSTES FONCTIONNELS OVARIENS

    Les kystes fonctionnels résultent d'une stimulation ovarienne excessive par les gonadotrophines hypophysaires.
    Ils sont plus fréquents en périodes post-pubertaire et pré­ménopausique.
    La stimulation ovarienne par administration de citrate de clomiphène ou d'hMG est également impliquée y compris lors des cycles suivants.
    Les associations oestroprogestatives "classiques" ( 30 - 50 gamma ) protégent contre la survenue des kystes fonctionnels ovariens (pas à 100 %).
    Des kystes fonctionnels peuvent être rencontrés avec les associations plus faiblement dosées et/ou triphasiques ainsi que lors des contraceptions
    macroprogestatives mais sans effet facilitateur.
    Les pilules microprogestatives jouent un rôle favorisant puisque certaines études ont retrouvé un kyste fonctionnel chez près de la moitié des utilisatrices.
    La relation entre les kystes fonctionnels et le cancer de l'ovaire n'a jamais été démontrée.

    TRAITEMENT
    ---- L'abstention thérapeutique avec un contrôle à trois mois.
    ---- la prescription d'un contraceptif oral est également habituellement admises ( association monophaisque à 30 ou 50 gamma ).

    En cas de kyste persistant au-delà de 3 mois, une ponction échoguidée doit être pratiquée à visée diagnostique ( aspect, ananlyse du liquide ) et thérapeutique.
    Le doute étiologique, les récidives ou les complications sont des indication de coelioscopie.

    Retour début de texte
  • Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente