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LITHIASE URINAIRE - ANALYSE DU CALCUL
CRISTAUX ET CRISTALLURIE

Source : OPTION/BIO Supplément du N° 194 - Octobre 1997
M. Daudon, L Maurice-Estepa. Necker-Enfants malades
MAJ 2012

Lithiase urinaire : quel bilan pratiquer ? ((D’après le Dr Isabelle TOSTIVINT. FMC \ AFU \ CFC \ 1-2/12/2011))

Elle est trés importante mais parait négligée par les cliniciens et ce d'autant plus qu'elles sont souvent pratiquées avec des méthodes inadaptées par les laboratoires ( analyse chimique insuffisante ).
Il convent de soumettre le calcul à 2 méthodes complémentaires : une méthode optique qui permet de préciser la structure de la pierre et de relever les particularités morphologiques et une méthode d'identification quantitative ou semi-quantitative des espèces moléculaires et cristallines présentes ( (typage + analyse spectrophotométrie infrarouge séquentielle cotée B100 dans la nomenclature des actes biologiques ).

L’analyse morphoconstitutionnelle.
Prescrire « Un examen morphoconstitutionnel avec analyse en SPIR » (SpectroPhotométrie InfraRouge).
Voir également :
Les différents cristaux
Bilan d'un patient lithiasique
Ordonnance type d'analyse de lithiase
Le laboratoire dans le diagnostic et le suivi de la maladie lithiasique (pdf)
Lithiase rénale : de la nature du calcul à la cause de la maladie lithiasique

EXEMPLE
Voila 5 calculs radio-opaques dont l'analyse chimique donne le même résultat : oxalophosphate de calcium mais dont les aspects macroscopiques et les étiologies sont trés différents.


Numéro 1
Forme douce ombiliquée, couleur brun foncée.
L'analyse infra rouge : whewellite > 90%, Proteine 5%, Urate acide < 5%
Composition du noyau : urate acide
Orientation étiologique : Hyperoxalurie de concentration + hyperuricémie + natriurèse élevée avec nucléation sur plaque de Randall
Diagnostic : hyperuricémie + hyperoxalurie de surcharge chez un patient pléthorique et diurèse insuffisante.
Numéro 2
Lithiase multiple chez une homme de 22 ans.
Forme cristalline, couleur brun-june claire
Analyse infrarouge : whewellite 100 %
Composition du noyau : whewellite
Orientation étiologique : hyperoxalurie primaire.
Diagnostic : Maladie génétique grave, hyperoxalurie primaire de type I par déficit hépatique en AGT
Numéro 3
Forme cristalline de couleur brun jaune foncé.
Analyse infrarouge : Weddellite 93%, carbapatite 7%
Composition du noyau : weddellite
Orientation étiologique : hypercalciurie rénale, nutritionelle ou absorptive
Diagnostic : hypercalciurie absorptive
Numéro 4
Enfant de 4 ans.
Forme douce à noyau pulvérulent de couleur beige à brun-jaune clair
Analyse infrarouge : weddellite 65%, carbapatite 15%, silice opaline 15%, proteines 5%
Composition du noyau : silice opaline.
Orientation étiologiqe : hypercalciurie + nucléation d'origine médicamenteuse.
Diagnostic : hypercalciurie et noyau initiateur par absorption de silice colloïdale dans les premiers mois de la vie ( épaissisant ajouté aux biberons pour diminuer les régurgitations ).
Numéro 5
Forme douce de couleur beige à brun-jaune clair.
Analyse infrarouge : carbapatite 80%, whewellite 10%, weddellite 5%, proteines 5%
Composition du noyau : carbapatite.
Orientation étiologique : acidose tubulaire congénitale ou acquise.
Diagnosric : $ de Gougerot-Sjögren avec trouble de l'acidificaion rénale et hypocitraturie profonde.

En l'absence d'analyse infrarouge, il apparait donc que le seul aspect du calcul permet de suspecter un processus lithogène insoupçonnable par l'analyse chimique.

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LES DIFFERENTS CRISTAUX


OXALATES DE CALCIUM
Whewellite (oxalate monohydraté) : se forme essentiellement en milieu hyperoxalurique avec calcium normal ou faible. Elle a pour signification essentielle une diurèse insuffisante
Weddellite ( oxalate dihydraté ) : cristallise dans un environnement hypercalciurique - quelle qu'en soit la cause - avec oxalurie normale ou peu augmentée

PHOSPHATES DE CALCIUM
Carbapatite : (dahllite) infections urinaires chroniques à germes non uréasiques comme E. coli ( oxalate associé ) ou uréasiques (struvite associé) - hypercalciurie - hyperparathyroïdie - anomalie de l'acidification urinaire - Diabète phosphaté (??).
Brushite :
Hyperparathyroïde, diabète phosphaté ( ??) , hypercalciurie avec pH ~6,2

STRUVITE : (phospho-ammoniaco-magnésienne)
Infection urinaire à germes uréasiques

ACIDE URIQUE :
Ils sont la conséquence d'une sursaturation urinaire en acide urique soit par hyperuricémie soit par acidification des urines

URATES (aluminium, magnésium, d'ammonium) :
Hyperuricémie mais avec urines alcalines ou peu acides mais dans la plupart des cas par une amniogénèse élevée ( urate d'ammonium ) rénale ou urinaire (infection, nutritionelle ou thérapeutiques).
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