LES ETATS D'INHIBITION
Un patient sur trois concerné
Source : Le Généraliste N° 1809 28 octobre 1997 - Elisabeth Soufflet
Conférence des laboratoires THERVAL MEDICAL - Pr Maurice Ferreri (Paris)


Par définition, l'inhibition se traduit par une difficulté voire une impossibilité à agir.
A coté des inhibitions des pathologies psychiatriques avérées ( phobies, dépression ) il existe des états d'inhibition " non psychiatriques " qui induisent un véritable handicap social . Ils sont le plus souvent méconnus ou minimisés par le patient qui éprouve une certaine retenue à exprimer sa souffrance ( Pr Ferreri )
Une étude ménée par 813 MG a été menée à partir de 12 items cotés 0 à 2 (0 : absent, 1 : discret, 3 : intense ) sur 15000 patients dont l'âge moyen était de 49,4 ans avec recueil du sexe, motif de consultation, pathologie associée.

Voir également Syndrome de désadaptation
    Le motif de consultation était un ou plusieurs items rétenus.
  • Fatigue ( présente dans: 60 % des cas)
  • Troubles du sommeil ( dans 52 % )
  • Difficultés de concentration ( dans 44 % )
  • Troubles de la mémorisation ( dans 42 % )
  • Attitude
  • Sentiment de blocage
  • Projet
  • Indécision
  • Inéfficience
  • Créatitivité
  • Appétit
  • Sexualité
Le pourcentage de patients jugés inhibés est de 35,8 % Les patients inhibés sont des femmes dans les 2/3 des cas et audelà de 40 ans. L'anxiété est invariablement décrite; la dépression présente dans 34 % des cas et atteint 67 % chez les patients les plus inhibés.
En bref , une baisse de l'élan vital et des performances:
--- Une dimension comportementale : inhibition relationnelle, baisse d'activité
--- Une dimension somatique : asthénie, apathie
--- Une dimension cognitive : mémorisation, concentration.
La prise ne charge s'appuie fréquemment sur une prescription médicamenteuse ( ARCALION 200 ) et une prise en charge relationnelle pour aider le patient à comprendre son trouble, l'encourager à agir et le soutenir dans ses efforts.

Esculape
Concept essentiel de Henri LABORIT, l'inhibition ( de l'action ) est un élément majeur de nos vies
Elle se rencontre dans diverses "circonstances ".
Indiscutablement elle fait partie des pathologies psychiatriques avérées ( phobies, dépression ) et peut être alors qualifiée d'endogène mais aussi trés souvent par des circonstances ou des règles sociales ou socio-culturelles qui freinent les conduites d'action.
Biologiquement, l'homme reste un animal adapté à l'action ( sécrétion d'adrénaline, vasocontriction périphérique, tachycardie, augmentation de la glycémie, etc ..) : la fuite ou le combat sont les deux seules réponses biologiques à une agression. Les choses étaient simples.
La vie sociale, y compris chez les animaux, a introduit une troisième voie : la soumission....mère du stress au sens biochimique du terme et conduit à terme à l'épuisement et/ou à la dépression

Esculape : Mythe, Réalité, Dépression atypique
Cet article nous laisse pour le moins songeur et les critères retenus sont pour nous témoignage soit d'une dépression atypique et à traiter comme tel soit d'un déficit dopaminergique lié à l'âge.
Une recherche sur MEDLINE pour sulbutiamine ( ARCALION ) nous a fourni les résultats suivants.:
Members of the theraputic class Vitamin B Preparations
Acetiamine Acetiamine Hcl Adenine Aminobenzoic Acid (b Vit) Brewers Yeast Potassium Aminobenzoate Sulbutiamine

Chronic administration of sulbutiamine improves long term memory formation in mice: possible cholinergic mediation.
Author Micheau J; Durkin TP; Destrade C; Rolland Y; Jaffard R
Source Pharmacol Biochem Behav, 23(2):195-8 1985 Aug
Abstract :
Thiamine deficiency in both man and animals is known to produce memory dysfunction and cognitive disorders which have been related to an impairment of cholinergic activity. The present experiment was aimed at testing whether, inversely, chronic administration of large doses of sulbutiamine would have a facilitative effect on memory and would induce changes in central cholinergic activity. Accordingly mice received 300 mg/kg of sulbutiamine daily for 10 days. They were then submitted to an appetitive operant level press conditioning test. When compared to control subjects, sulbutiamine treated mice learned the task at the same rate in a single session but showed greatly improved performance when tested 24 hr after partial acquisition of the same task. Parallel neurochemical investigations showed that the treatment induced a slight (+ 10%) but significant increase in hippocampal sodium-dependent high affinity choline uptake. The present findings and previous results suggest that sulbutiamine improves memory formation and that this behavioral effect could be mediated by an increase in hippocampal cholinergic activity.
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