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FERRITINE
Source: Documentation Laboratoire Houdé - Dr Jérôme LEHMANN
MAJ 2015 - 2016

Valeur < normale

  • Anémie hypochrome
  • Carence martiale
  • Exercice physique intensif
  • Grossesse
  • Paludisme avec hémolyse
  • Végétarien


  • Valeurs normales


  • FEMME : 20 à 150 µg/l
  • HOMME : 30 à 300 µg/l
  • NNE : 600 µg/l




  • Valeur > normale
  • Hémochromatose
  • Hépatosidérose dysmétabolique (cf infra)
  • Stéatose hépatique
  • Syndrome inflammatoire
  • Cancer du foie
  • Cancer du pancréas
  • Cancer du poumon
  • Cancer du rein
  • Cytolyse hépatique (Hépatites)
  • Leucémie aigüe
  • Maladie de Hodgkin
  • Anémie sidéroblastique
  • Hémosidérose par surcharge martiale (en fer).
  • Insuffisance hépatique.
  • Dysérythropoïèse (perturbation de la fabrication des globules rouges).
  • Maladie de Gaucher.
  • Cirrhose.
  • .......
    Le coefficient de saturation de la transferrine est la clé de voute du diagnostic (cf infra)


  • Diagnostiquer une carence martiale
    HAS 2011

    La ferritine est l’examen de première intention pour rechercher une carence en fer.
    Si son taux est diminué, il s’agit d’une carence martiale : il est inutile de doser un autre marqueur du fer. Il n’est pas pertinent de prescrire, ni d’effectuer :
    • le dosage du fer seul, car il est moins informatif que celui de la ferritine ;
    • ou le dosage du fer en plus du dosage de la ferritine, car il n’apporte aucune information supplémentaire.

    En revanche, dans des situations plus rares et complexes (états inflammatoires, insuffisance rénale chronique, affections malignes), les dosages conjoints du fer et de la transferrine peuvent être utiles pour guider le diagnostic en calculant le coefficient de saturation en fer de la transferrine. Le diagnostic tiendra compte de la situation clinique : une cytolyse hépatique ou musculaire, un diabète mal équilibré, un éthylisme aigu ou chronique, une hyperthyroïdie, certains états métaboliques peuvent biaiser les résultats.

    La place des récepteurs solubles de la transferrine est limitée à de rares situations en milieu spécialisé. Il est rappelé que :
    • le contexte clinique et les résultats de l’hémogramme doivent être pris en compte ;
    • les marqueurs du métabolisme du fer doivent être recherchés à distance d’une inflammation aiguë ;
    • en cas de dosages répétés, il est préférable de les réaliser dans le même laboratoire ;
    • l’interprétation des résultats des marqueurs du métabolisme du fer n’est pas consensuelle pendant la grossesse et chez l’enfant.

    [Texte complet / HAS]



    BILAN INITIAL
    NF,CRP,Sidérémie, coefficient de saturation de la Transferrine (sidérophiline), transaminases, bilirubibémie, réticulocytes

    FERRITINE ABAISSEE
    C'est généralement dans le cadre d'une anémie microcytaire.

    FERRITINE AUGMENTEE
    Assez fréquent et doit être élucidé.


    AVEC SIDEREMIE ET COEFF SATURATION DE LA TRANSFERRINE (SIDEROPHILINE) NORMAUX
    ----- Syndrome inflammatoire ( VS, CRP ).
    ----- Cytolyse hépatique aigue ( hépatites ). cirrhose
    ----- Hépatosidérose dysmétabolique (cf infra)
    ----- Stéatose hépatique ----- Hyperthyroidie ( T4, TSH ).
    ----- Porphyrie ?

    NB NB : L'IRM est le meilleur moyen d'estimer "la charge en fer hépatique"

    AVEC SIDEREMIE ET COEFF SATURATION DE LA TRANSFERRINE (SIDEROPHILINE) AUGMENTES
    ----- Apport de fer ( Trt, Transfusion ).
    ----- Hémochromatose (Une saturation > 62% est une hémochromatose dans 90% des cas)
    ----- Prise de contraceptif : impose l'arrêt et le retour à la normale sinon recherche d'une hémochromatose.
    ----- Hémolyse confirmée
    ----- Pas d'hémolyse : hépaptopathie chronique ( Bilan, PBH ), hémochromatose, anémies réfractaires , Porphyrie ?, etc...

    Hépatosidérose dysmétabolique
    Elle correspond généralement à une ferritinémie augmentée avec un taux normal de saturation de la transferrine.
    En l'absence d'un syndrome inflammatoire (VS/CRP normaux) on peut écarter l'hypothèse d'une hémochromatose.
    Ce taux normal de saturation de la transferrine demeure compatible avec une surcharge chronique de fer habituellement par une surcharge sidérique hépatique modérée.
    Ce syndrome se rencontre dans le contexte d'un tableau d'insulinorésistance associant : Surpoids, HTA, DNID, hyperlipidémie (Syndrome X). Stéatose hépatique
    En résumé, si la CRP est normale, une saturation normale de la transferrine permet d'éliminer le diagnostic d'hémochromatose
    Pr P.Brissot - Rennes

    Hyperferritinémie mètabolique
    une entité fréquente et anxiogène, source de conduites inadaptées
    2016

    D’après la communication de Yves Deugnier , Edouard Bardou-Jacquet et Fabrice Lainé sur « l’ hyperferritinemie métabolique » (Académie de Médecine, 16 février 2016).

    Une hyperferritinémie est fréquente chez l’homme d’âge mur présentant tout ou partie des éléments du syndrome métabolique et/ou une Stéatose hépatique . Une prise en charge hygiéno-diététique vigoureuse et prolongée demeure, à ce jour, la seule mesure thérapeutique indiscutable.

    Le Pr Yves Deugnier (Service des maladies du foie, CHU Pontchaillou, Rennes) a abordé une entité peu connue, l’hyperferritinémie métabolique. Elle est pourtant fréquente au cours du syndrome métabolique. Lorsqu’elle excède 500 µg/l, elle témoigne en règle d’un réel excès de fer décrit sous le terme d’hépatosidérose dysmétabolique (HSD), laquelle touche essentiellement l’homme d’âge mur.

    Cette "hyperferritinémie métabolique" est caractérisée par son caractère modéré : elle est en règle comprise entre 500 et 1000 µg/l ; sa corrélation avec le degré d’insulino-résistance sous-jacent ; sa signification pronostique : elle prédit l’installation d’un diabète.

    "L’enquête diagnostique face à une élévation de la ferritinémie chez un sujet dysmétabolique passe par l’évocation première de trois conditions fréquemment associées au syndrome métabolique, a indiqué le Pr Deugnier : une cytolyse hépatique liée à une stéatopathie, une consommation excessive d’alcool et un syndrome inflammatoire a minima. Dans ces circonstances, l’anomalie biologique ne témoigne pas forcément d’une augmentation du stock en fer et peut s’amender avec une prise en charge adéquate." La deuxième étape consiste en la détermination de la saturation de la transferrine (ST). Dans la mesure où celle-ci donne lieu à de fréquents faux-positifs, il est recommandé, en cas d’augmentation, d’effectuer un ou deux contrôles, le matin, chez le sujet à jeun.

    Si la ST est confirmée augmentée (> 50%), une hémochromatose génétique doit être écartée par la recherche d’une homozygotie C282Y sur le gène HFE, a fortiori si la ST excède 60%. Si la ST est normale, voire diminuée, la question posée est celle de la réalité d’une surcharge en fer sous-jacente. L’évaluation de la concentration hépatique en fer (N < 36 µmol/g) doit alors être proposée en recourant, soit à une biopsie hépatique si un tel examen apparaît indiqué en raison d’une stéatopathie associée, soit à l’IRM qui non seulement autorise une quantification fiable de la charge hépatique en fer entre 50 et 300 µmol/g mais aussi permet une évaluation de la charge splénique en fer. Si la concentration hépatique en fer est augmentée en deçà de 150 µg/l, une HSD est hautement vraisemblable.

    Une prise en charge hygiéno-diététique vigoureuse et prolongée demeure, à ce jour, la seule mesure indiscutable dans l’HSD. Elle doit être doublée, si nécessaire, d’un traitement antihypertenseur, hypolipémiant ou antidiabétique. Toutefois, à elle seule, elle n’aboutit à la normalisation de la ferritinémie que dans moins du tiers des cas, essentiellement lorsque la ferritinémie initiale est inférieure à 500 µg/l. "La question se pose du bénéfice à court, moyen et long termes que les patients pourraient tirer d’une normalisation de leur stock en fer par des saignées. Mais, à ce jour, il n’existe aucune donnée fondée sur les faits permettant de trancher", a expliqué le Pr Deugnier.

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