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MALADIE DE CROHN

Maladie colique inflammatoire dont le mécanisme implique le lymphocyte T et la production de cytokines inflammatoires
Plusieurs études épidémiologiques ont suggéré une responsabilité du virus de la rougeole lorsque l'exposition se fait in utéro (LANCET 24/08/1996) ou lors de la première enfance mais également une mycobactérie atypique et listéria monocytogène.

Voir également Maladie de CROHN et Anticorps anti Saccharomyces cerevisiae (ASCA)
Voir MAJ 2003 : Diagnostic biologique des MICI (maladies inflammatoires chroniques du colon)
Voir MAJ 2004 : Une équipe de l'université de Toronto a isolé un gène qui prédispose à la maladie de Crohn. [Lire]
Voir MAJ 2004 Mycobacterium avium subspecies paratuberculosis Une bactérie pour expliquer la maladie de Crohn ? [Lire]

SEMIOLOGIE
Douleurs abdominale, diarrhée, amaigrissement, altération de l'état général
Anus : ulcération, abcés, fistule
NB: attention aux formes mineures/débutantes ou sans symptomatologie digestives
--- Uvéite antérieure.
--- Polyarthrite fébrile .
--- Erythème noueux
--- Maladie de Behcet

BIOLOGIE
$ inflammatoire, hyperleucocytose, anémie.

DIAGNOSTIC
Colonoscopie

TRAITEMENT
Voir : TRT de la Maladie de Crohn
Outre l'arrêt du tabac et une diététique adaptée, le trt repose sur :
---- Corticothérapie des poussées intenses ( corticodépendance dans 20 % des cas )
---- Sulfasallazine (SALAZOPYRINE )
---- Mésazaline (PENTASA, ROWASA ), olsalazine (DIPENDUM)
---- cA2 (infliximab) - AVAKINE ® - anticorps monoclonal qui stoppe l'activité d'un médiateur inflammatoire important, le TNF-a (tumor nécrosis factor alpha ) : une avancée thérapeutique majeure également efficace dans le trt de la PR. découverte des chercheurs du ( Cedars-Sinai )

Voir également : MICI (Univ. Rennes 1)
Voir MAJ 2003 : Diagnostic biologique des MICI (maladies inflammatoires chroniques du colon)

Voir également : AFA : Association Française Aupetit qui se consacre au soutien et au développement de la recherche sur la maladie de Crohn (MC) et les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). Son objectif prioritaire est de susciter et financer des programmes de recherche fondamentale, clinique et thérapeutique sélectionnés par son comité scientifique avec également une préoccupation, celle de permettre aux malades et leur famille un échange d'informations et de services au travers de ses délégations régionales et de ses rubriques d'entraide et de dialogue.

B>NB NB NB(Source : Association Française Aupetit )
Les indemnités journalières de maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique évolutives sont exonérées de l'impôt sur le revenu :
Elles ne sont pas imposables en vertu de l'article L 322-3-3° ou 4° du Code de la Santé publique, circulaire CNAMS DGR n° 98-12 du 2/2/98 qui exonère les indemnités journalières versées au titre de maladies figurant dans la liste fixée à l'article D322-1 du Code de la Santé publique (Partie réglementaire, Décrets simples - Livre 3), dont la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique évolutives (la fameuse liste ouvrant droit au 100 % Sécurité sociale).

MAJ 12/2003
La maladie de Crohn liée aux réfrigérateurs ? (Source : Lancet 2003; 362: 2012-15)
Des médecins français publient cette semaine dans le Lancet un article sur l’existence d’un lien éventuel entre l’émergence de la maladie de Crohn et la généralisation des réfrigérateurs dans la deuxième moitié du XX° siècle.
On sait aujourd’hui que la maladie de Crohn semble résulter de la combinaison de facteurs environnementaux et des facteurs génétiques individuels.
Le Dr Jean-Pierre Hugot (Hôpital Henri Debré, Paris) et ses collaborateurs expliquent que l’incidence croissance de la maladie de Crohn coïncide avec la généralisation des réfrigérateurs. Cette hypothèse décrite comme l’hypothèse de la chaîne du froid repose sur l’existence de facteurs de risque associés à la production et au stockage des aliments.
Outre l’augmentation parallèle du nombre de cas de maladie de Crohn et de réfrigérateurs, les auteurs ajoutent que des bactéries psychrotrophes (capables de proliférer à basse température) comme Yersinia et Listeria semblent contribuer à la maladie. Ces bactéries ont été identifiées dans des lésions de la maladie de Crohn.

MAJ 12/2000
IDENTIFICATION D'UN MICRO-ORGANISME ASSOCIÉ À LA MALADIE DE CROHN Gastroenterology 2000; 119: 23-31 & 254-257 Une équipe de l'Université de Californie a utilisé une nouvelle technique d'analyse qui associe une hybridation soustractive à une amplification par réaction en chaîne par polymérase (PCR), pour isoler des segments d'ADN abondants dans les muqueuses lésées des patients atteints d'une maladie de Crohn. Ils ont ainsi trouvé une nouvelle séquence bactérienne, appelée I2, présente dans la lamina propria de cellules mononuclées, isolées à partir de lésions actives de maladie de Crohn. Par ailleurs, la séquence I2 clonée a codé pour un antigène associé à la maladie de Crohn. Il est présent chez 54% des patients atteints de maladie de Crohn mais rare chez les patients atteints de colite ulcéreuse (10%), d'autres maladies inflammatoires de l'intestin (19%) ou chez des sujets sains (4%).

MAJ 12/1999
Le thalidomide actif dans la maladie de Crohn
Source : Gastroenterology, décembre 1999, 117 : 1271-77, 1278-87.

Deux études publiées dans la revue Gastroenterology montrent que le thalidomide est efficace chez certains patients atteints de maladie de Crohn rebelle.
Le thalidomide est utilisé dans cette entéropathie inflammatoire chronique pour sa capacité à inhiber le TNF (tumor necrosis factor), une cytokine proinflammatoire.

La première étude, menée par l’équipe du Dr Eli Ehrenpreis des University Chicago Hospitals (Chicago, Illinois) en association avec des médecins du Sunnybrook Hospital de Toronto (Canada), a consisté à administrer 200 mg (18 patients) ou 300 mg (4 patients) de thalidomide à des individus atteints d’une maladie de Crohn rebelle.
Ces 22 patients avaient un score élevé de sévérité de la maladie : le CDAI (Crohn’s Disease Activity Index) était supérieur à 200, avec ou sans fistules périanales. Neuf patients avaient une maladie luminale, 13 étaient porteurs de fistules. Le score médian CDAI était de 371 à l’entrée dans l’étude.
Au total, 16 patients ont terminé un traitement de 4 semaines par thalidomide. Douze réponses cliniques et 4 rémissions ont été observées. Une réponse clinique a été notée chez la totalité des 16 patients qui ont suivi le traitement pendant 12 semaines. Neuf ont eu une rémission clinique (3 cas de maladie luminale, 6 cas de maladie fistuleuse). Le score médian CDAI était alors de 175 (30-468, p<0,001 par rapport aux valeurs à l’inclusion).
Les auteurs soulignent que deux patients avec fistules ont répondu au traitement par le thalidomide alors que l’administration d’infliximab (un anticorps monoclonal anti-TNF alpha) avait antérieurement échoué.

La seconde étude a été coordonnée par le Dr Eric Vasiliauskas et ses collaborateurs de l’Université de Californie Los Angeles. Ces investigateurs ont évalué chez 12 patients souffrant de maladie de Crohn d’intensité modérée à sévère et cortico-dépendante des doses moins élevées de thalidomide que dans l’essai précédent : 50 mg (6 premiers patients) et 100 mg (6 autres patients). Le CDAI médian était compris entre 250 et 500 malgré la prise quotidienne de 20 mg de prednisone.
La symptomatologie de tous les patients a été améliorée au cours des quatre premières semaines de traitement, avec des taux respectifs de réponse et de rémission de 58 % et 17 %.
L’amélioration clinique s’est généralement maintenue malgré la diminution des doses de corticoïdes entre les semaines 5 et 12, la moitié des patients ayant pu réduire de moitié la posologie de la corticothérapie. Au total, 44 % des patients ont pu définitivement arrêter les corticoïdes.
Entre les semaines 25 et 12, 70 % des patients sous thalidomide ont répondu et 20 % ont eu une rémission. Des rémissions ont été observées chez des patients antérieurement traités sans succès par 6-mercaptopurine ou azathioprine (6 cas), ou par ciclosporine (4 cas). Les effets secondaires ont été mineurs, la plupart étant transitoires. Il s’agissait principalement de vertiges, de neuropathie périphérique, d’œdème et de dermite.

Ces résultats très encourageants du thalidomide, notamment en cas d’échec de l’infliximab, doivent cependant être confirmés par des essais contrôlés randomisés.
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