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CANAL LOMBAIRE ETROIT
Sténose canalaire lombaire - SCL

La sténose canalaire lombaire ( SCL ) est une pathologie acquise dégénérative dans 95 % des cas ( > 60 ans ) par processus arthrosique; plus rarement Paget, hyperostose vertébrale, post traumatisme ou post chirurgicale, dysplasie héréditaire, maladie de Morquio, maladie de Forestier.
On estime, en France, la prévalence à 1 personne sur 1000
La sténose peut etre centrale ( 10 %), latérale ( 45 %) ou les 2 associées (45 %)


SEMIOLOGIE variée...

Le plus souvent, il existe au passé lombalgique, une profession à risque (livreur, maçon, conducteur d'engin,...)
  1. Les lombalgies. 90 %
    Apparaissent habituellement en position debout, aggravées par la marche et l'hyperlordose, soulagées par le repos et la position en cyphose lombaire et/ou l'accroupissement.
    Ce syndrome positionnel se définit par l'amélioration des symptômes en cyphose dorsale comme la marche penchée en avant : le signe du Caddie : le patient décrit des difficultés à la marche qui disparaissent lorsqu'il pousse le caddie. L'aggravation en lordose (station debout, port de sac à dos); plus rarement en décubitus dorsal.
  2. La claudication radiculaire intermittente
    Sensitive et motrice, mal systématisées, migratrices voire à bascule. Elle apparait à la marche imposant l'arrêt ( périmètre de marche ).
  3. Paresthésies des MIF
    Brulures, engourdissement, fourmillements, picotements
    Essentiellement à la station debout prolongée immobile et paradoxalement amélioration par la marche ( ++ formes primitves - enfant - ados ). La " lourdeur lombaire " est aussi améliorée par le mouvement.
  4. Plus rarement
    Dysurie, pollakiurie, mictions impérieuses, incontinence , érection à la marche.
L'EXAMEN CLINIQUE
Il est souvent pauvre. La distribution polyradiculaire. L'examen neurologique " bigarré ".
On note toutefois l'influence de la posture et de l'effort
Il élimine une sciatique par hernie discale, une artériopathioe, une polynévrite (diabète), une coxarthrose.

IMAGERIE
Les clichés lombaires peuvent être évocateurs ou montrer des facteurs aggravants ( scoliose, spondylolysthésis, discopathie ..).
Le diagnostic est porté au scanner lombaire sans injection par un aspect trifolié et un diamètre antéro-postérieur du canal lombaire < 14 mm. Il se porte le plus souvent au niveau L4, L5.

L'IRM lombaire demeure indiquée en cas de doute.

TRAITEMENT
Trt médical
---- Repos Orthèse de contention.
---- AINS et antalgiques.
---- Rééducation isométrique en cyphose lombaire, MIF repliés.
---- Eventuellement infiltration épidurale.
Trt chirurgical
Pour les formes déficitaires ou rebelles.
---- Laminectome de décompression : geste lourd ( ostéosynthèse par plaques vissées et greffe osseuse ).
---- Recanalisation du canal lombaire ( J. Senegas ) préserve la stabilité lombaire et évite l'ostéosynthèse.

Le résultat est bon et assez rapide sur les signes radiculaires dans 80% des cas, plus lent et moins net sur les lombalgies associées.
? 20 % d'echec, 10 % d'aggravation.

PRESCRIRE N°204 Mars 2000 : L'analyse de données disponibles ne permet pas de dégager des indications opératoires formelles ni des techniques privilégiées.
Il est consensuel que la découverte fortuite par l'imagerie de signes de compression neurologique chez un sujet asymptomatique ne suffit pas pour retenir le diagnostic de canal lombaire étroit et qu'une lombalgie chronique sans signe radiculaire mais associée à une imagerie de canal lombaire étroit ne relève pas de la chirurgie de décompression.
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