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LES BRONCHIOLITES

le VRS ( virus respiratoire syncitial ) dans 70 % des cas puis V. influenzae, parainfluenzaen adénovirus et parfois un germe :
mycoplasma pneumonia
MAJ 11/2002
  • Métapneumovirus - MPV (Wheezing, bronchiolites, enfant et séniors)

    L'hospitalisation est de règles avant 3 mois, s'il existe une pathologie cardiaque associée, s'il existe des signes inquiétants ( tirage, sueur, etc.. ) ou simplement en cas de milieu défavorisé ou de conditions de vie précaires.
    Voir également : Rhinovirus - ICAM-1
      Les questions :
    • Kinésitherapie
    • Le reflux gastro-oesophagien
    • Antibiothérapie
    • Béta mimétiques
    • Corticoïdes
    • Risque asthmatique ou séquellaire
    • Traitement et quelques réponses
    • Le traitement de la crise d'asthme du NNO
    Bronchoservice : Epidémiologi hebdomadaire : N° Vert 08 00 500 215
    Voir également l'asthme du NNO et L'asthme de l'enfant
    Consensus du réseau Bronchiolite www.bronchiolite.net/fmc.html

    Voir également Consensus ANAES

    .
    Quelques reponses
    KINESITHERAPIE
    Elle est recommandée par tous les auteurs.
    La technique la plus fréquemment proposée est celle d'accélérartion passive du flux expiratoire. Le vibromassage est parfois associé.

    Controverse

    Numéro 277, novembre 2006
    Bronchiolite : pas de kinésithérapie respiratoire systématique

    Le recours systématique à la kinésithérapie respiratoire dans la bronchiolite du nourrisson n’est pas justifié par les données d’évaluation actuellement disponibles.

    La bronchiolite est une infection hivernale fréquente du nourrisson, le plus souvent bénigne, mais qui inquiète l'entourage en raison des manifestations bruyantes de la gêne respiratoire. Rarement grave, elle est d'évolution habituellement spontanément favorable en une à deux semaines. Il n'y a pas de médicament spécifique efficace ni sur la durée des symptômes ni sur leur sévérité.
    La prise en charge de la bronchiolite par kinésithérapie respiratoire est officiellement promue aujourd'hui en France. Dans son numéro de novembre, la revue Prescrire précise que la technique de kinésithérapie respiratoire préconisée en France, en cours d'évaluation, expose à des fractures de côtes (1 fracture pour 1 000 enfants traités). L'évaluation d'une autre technique de kinésithérapie respiratoire, non utilisée en France, n'a pas montré d'efficacité sur la bronchiolite, ni d'effet sur la durée d'hospitalisation.

    Selon ces éléments disponibles en 2006, le recours systématique à la kinésithérapie respiratoire n'est pas justifié. La prise en charge de la bronchiolite repose sur la surveillance des nourrissons, notamment ceux les plus à risque de complications (prématurité, faible poids de naissance, maladie grave préexistante, âge inférieur à 6 semaines) et éventuellement leur hospitalisation en présence de signes de gravité : difficultés alimentaires, gêne respiratoire croissante, cyanose, aggravation de l'état général.
    ©LRP

    LE REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN
    Un traitement anti-reflux est trés souvent associé ( MOTILIUM, PREPULSID? etc...)

    LES BETA MIMETIQUES Ils sont également trés discutés toutefois certains enfants y répondent favorablement.
    Ils méritent d'être essayés aprés 6 mois (avant les muscles bronchiques sont peu développés ).
    Aérosols ou per os.

    LA CORTICOTHERAPIE
    Les données sont contradictoires en phase aigue, elles semblent plutôt défavorables pour la corticothérapie orale.
    Les corticoïdes inhalés pourraient être intéressants dans les formes trainantes.

    LE RISQUE ASTHMATIQUE
    La encore des résultats trés contradictoires.
    Hors terrain atopique familial, il semberait que le pronostic à long terme ne soit pas altéré par les épidoses de bronchiolites en notant toutefois qu'il peut persister une réactivité bronchique anormales pendant plusieurs semaines voire mois.
    Toujours hors terrain atopique, ces enfants faisant des bronchites asthmatiformes auraient des bronches plus étroites mais que pour des raisons immunologiques ils seraient moins exposés à l'asthme.(Etude de Tuckson- Arizona ).
    60 % des NO qui ont " sifflé " avant l'âge de 3 ans à l'occasion d'une virose ne feront pas d'asthme. Les 40 % qui souffriront d'asthme se recrutent parmi ceux qui ont sifflé plusieurs fois, ont des ATCD d'atopie dans la famille et des IgE toales élevées à l'âge de 9 mois.
    Pour Mulner, en cas d'ATCD atopique familial, le risque d'asthme au détour d'une bronchiolite sevère est de 75 % au bout de 2 ans, 50 % à 5 ans et 3O % à 8 ans.
    Voir également
    l'asthme du NNO et L'asthme de l'enfant

    .
    L'ANTIBIOTHERAPIE.

    Théoriquement pas indiquées d'emblée ( sauf OMA associée ou expectorations suspectes ), elle semble en pratique assez largement utilisée.
    Sauf mycoplasme, l'association amoxicilline-acide clavulanique ( suspension NNO à 80 mgKgJ ) est généralement retenue.

    MAJ : 1997 , Secondes Rencontres de Pédiatrie Pratique ( Dr P. Leroux Paros)
  • La bronchiolite est une affection virale ( VRS)
  • Pas d'antibiothérapie systématique préventive en première intention
  • L'antibiothérapie est independante de la corticothérapie. La corticothérapie inhalée est un bon trt qui peut être prescrite isolémement sans favoriser la surinfection.
  • L'antibiothérapie est licite :
    ---- au cinquième jour si les symptomes persistent
    ---- Dans les formes sévères
    ---- En cas d'apparition secondaire d'une OMA ou d'une pneumopathie
  • En cas de surinfection, les germes rencontrés sécrétent trés souvent une bétalactamase ou ont une sensibilité diminuée à la pénicilline.

    Pour en savoir plus
  • www.bronchiolite.net/
  • Consensus du réseau Bronchiolite www.bronchiolite.net/fmc.html
  • Voir également Consensus ANAES
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