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BRONCHO PNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE
B.P.C.O

UN MALADE SUR TROIS DIAGNOSTIQUÉ
2 à 4 millions de patients
15 000 décès par an
80-90 % causées par la tabac
3ème cause de portalité
1ére cause respiratoire des dépenses de santé

MAI 2007
L'association salmetérol - propionate de fluticasone
diminue le déclin de la fonction pulmonaire des BPCO
Etude TORCH [Lire] -- Etude INSPIRE [Lire]

La clinique trés évocatrice chez un fumeur : dyspnée d'effort, toux et expectoration chronique négligée depuis plusieurs mois ou années. La consultation est généralement motivée par un épisode infectieux.
La réduction progressive de l'activité physique -donc de la tolérance à l'effeort - est un signe plus facile à déterminer que le seul essoufflement généralement banalisé.
Les radicaux libres semblent directement impliqués dans cette pathologie.( Voir MAJ 08/2000
Les espoirs thérapeutiques
Voir également La Bronchite chronique

BILAN aprés traitement de l'épisode infectieux
---- EFR : la baisse du rapport VEMS/CV = syndrome obstructif avec test du bénéfice aux bronchodilatateurs
---- Par opposition à l'asthme, l'obstruction bronchique des BPCO n'est pas ou très peu réversible après bronchodilatateurs et/ou corticostéroïdes per os ; une réversibilité en termes de VEMS supérieure à 12% de la valeur théorique doit faire évoquer une composante asthmatique

    STADE 0
  • E.F.R. Normal
  • Symptômes : toux, expectoration
    Pas de traitement

    STADE 1 : BPCO débutante
  • VEMS/CV < 70 %
  • VEMS < 80 %
  • Présence ou non de symptomatologie chronique : toux, expectorations
    Traitement : Bronchodilatateurs de courte durée d'action

    STADE 2 : BPCO modérée
  • VEMS/CV < 70 %
  • VEMS entre 30 et 70 %
  • La mesure de la PaO2 doit être réalisée pour les VEMS < 40% et en cas de dyspnée et/ou d'insuffisance cardiaque droite (Voir les chiffres ICI)
  • Présence ou non de symptomatologie chronique : toux, expectorations, dyspnée
    Traitement par bronchodilatateur au long court associé un bronchodilatateur de courte durée d'action.Une réhabilitation par kinésithérapie mise en place
    Une corticothérapie inhalée devrait être réservée aux patients symptomatiques, chez ceux dont le VEMS < 50% et ceux dont les infections fréquentes nécessitent antibiothérapie et corticoïdes oraux


    STADE 3 : BPCO sevère
  • VEMS/CV < 70 %
  • VEMS < 30 %
  • VEMS < 50 % associé à une insuffisance respiratoire ou des signes cardiaque droite
    Traitement par bronchodilatateur au long court associé un bronchodilatateur de courte durée d'action.Une réhabilitation par kinésithérapie mise en place
    Une corticothérapie inhalée est associée.(AMM pour les formes retard en 2003 : SERETIDE ° et SYMBICORT °)
    Oxygénothérapie prolongée en cas d'insuffisance respiratoire

---- Gazomètrie de repos : l'indication d'une oxygénothérapie : Pa O2 < 60 mmHg +/- hypercapnie.

CAT
---- Arrêt du tabagisme ++++.
---- Bronchodilateurs inhalés lors des exacerbations ou suivant l'EFR.
---- Intérêt des association bétamimétiques-anticholinergiques
---- Corticothérapie inhalées avec controle du bénéfice à 3 mois par EFR ou peak flow.
---- AMM pour les formes retard en 2003 : SERETIDE ° et SYMBICORT °
---- Une corticothérapie per os peut être indiquée en cure courte ou semi-courte
---- Vaccination antigrippale et anti pneumococcique ( Pneumo 23 1 injection tous les 5 ans +++ )
---- Vaccination anti-haemophilus 1 à 2 fois par an.
---- Kinésithérapie respiratoire : ventilation dirigée et expectoration .
---- Rx poumons voire sinus
---- Controle de l'état dentaire
---- Rhéabiliation respiratoire à l'effort en ambulatoire pas assez utilisée

Voir également Insuffisance respiratoire chronique
Voir MAJ 08/2000 Les espoirs thérapeutiques

TRT DES SURINFECTIONS
L'Haemophilus influenza et le streptocoque pneumoniae sont les germes responsables des surinfections bactériennes.
. La kinésithérapie doit être renforcée.
Stades moyens (jusqu'à 2A)
---- Amoxicilline,
---- télithromycine
---- pristinamycine
---- doxycycline
---- Macrolides nouvelles générations : NAXY/ZECLAR - ZITHROMAX
Stades avancés (au dela de 2A)
---- Amoxicilline-acide clavulanique
---- pristinamycine
---- Céphalosporines 3ème génération
---- Fluoroquinolones +++ CIFLOX - OFLOCET (cf encadré)
---- ?? Télithromycine [Lire]
Une corticotéhrapie courte ( < 8 jours ) peut être associée.
Les mucofluidifiants sont à manipuler avec précautions.

Contre la BPCO, tous les antibiotiques ne se valent pas Source : destination-sante.fr - avril 2007

GIANT : Cette étude internationale réalisée à l’initiative de Bayer HealthCare qui a concerné pas moins de 47.600 patients, tous atteints de Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Or, selon ses résultats, les médecins n’utiliseraient pas assez les outils de dépistage et de suivi à leur disposition.
Par voie de conséquence, le choix du traitement n’est pas toujours le plus approprié qui soit... En effet, d’après les données de l’étude GIANT - pour Greatest International Antibiotic Trial - seulement un tiers des patients européens suivis pour BPCO aurait effectivement bénéficié d’une mesure du volume expiratoire forcé par seconde (VEMS).
Or, selon le Dr Marc Miratvilles, spécialiste des infections pulmonaires à l’Hospital Clinic de Barcelone (Espagne), « les résultats d’un VEMS permettent au médecin de mesurer le degré de sévérité et l’évolution de la maladie. Tout comme la prise de la tension artérielle pour l’HTA ». Bref, c’est un examen de base et il devrait être systématique !
« Lorsqu’une exacerbation aiguë de BPCO survient, il est désormais établi que des antibiotiques comme la moxifloxacine sont plus efficaces que des antibiotiques standards », poursuit le Dr Miratvilles. Et selon les résultats de GIANT, « la moxifloxacine permet une résolution rapide des symptômes. Après trois jours de traitement, 63% des patients connaissent une nette amélioration ».
Aujourd’hui, la BPCO gagne du terrain. En France, elle frappe 2,5 millions de personnes et en tue 15.000 chaque année. Le tabac est souvent et à juste titre accusé (il serait à l’origine de 8 cas sur 10) mais... 1 cas sur 5 serait lié à l’environnement professionnel.

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ANTI CHOLINERGIQUES
ATROVENT ° (ipratropium) : 2 inhalation 2 à 3 fois par jour
TERSIGAT ° (oxitropium) : 2 inhalation 3 à 4 fois par jour.
SPIRIVA ° (Tiotropium) : 1 gel/J 1er bronchodilatateur anticholinergique ayant obtenu une AMM spécifique pour le traitement de la BPCO (06/2006)
[Lire]

ANTICHOLINERGIQUE + BETA2 MIMETIQUES
BRONCHODUAL (Fénétérol + Ipratropium) : 2 inhalation 3 à 4 fois par jour
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