Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente
ACCIDENT ISCHEMIQUE TRANSITOIRE - AIT
FICHE DE SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS ANAES
Mai 2004- MAJ 2010 - 2016

Voir également l'AIT (Diagnostic, territoires, CAT)

DÉFINITION DE L’AIT

Définition classique de l’AIT
« Déficit neurologique ou rétinien de survenue brutale, d’origine ischémique, correspondant à une systématisation vasculaire cérébrale ou oculaire et dont les symptômes régressent totalement en moins de 24 heures. »

Proposition de nouvelle définition de l’AIT
« Un AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne, dont les symptômes cliniques durent typiquement moins d’1 heure, sans preuve d’infarctus aigu. »
Il est proposé d’utiliser la nouvelle définition fondée sur l’imagerie.

Situations pratiques
Déficit neurologique persistant AVC: mettre en oeuvre, en urgence, les moyens diagnostiques et thérapeutiques appropriés à la prise en charge de l’AVC. [Lire]
Déficit neurologique ayant régressé AIT: initier au plus vite un traitement préventif par l'aspirine [Lire] et hospitalisation en unité spécialisée pour réaliser dans les meilleurs délais les examens complémentaires permettant de confirmer le diagnostic positif, rechercher une cause et traiter dans les 6 heures (accident ischémique).

STRATÉGIE DE PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE


xxxxx xxxxx

Imagerie cérébrale et bilan étiologique en urgence lorsque l’AIT est récent.: hospitalisation (appel du 15) vers un centre spécialisé (idéalement directement dans une unité neuro-vasculaire (UNV)

Imagerie cérébrale
Si possible : IRM avec séquence de diffusion.
À défaut : scanner cérébral sans injection de produit de contraste.

Bilan étiologique
Bilan initial :
- écho-Doppler avec si possible Doppler transcrânien. Alternative : angio-RM couplée à l’IRM ou angioscanner spiralé couplé au scanner cérébral ;
- ECG ;
- bilan biologique : hémogramme, VS, CRP, ionogramme sanguin, glycémie, créatininémie, temps de Quick, TCA.

Dans un deuxième temps : recherche plus approfondie d’une cause si nécessaire.

Traitement
Débuter au plus vite un traitement par aspirine, à la dose de 160-300 mg/j, en l’absence de contre-indication et dans l’attente des résultats du bilan étiologique.
==================================

Les recommandations de l'ANAES 09/2004 :

L'AIT se distingue de l'AVC par une absence d'un infarctus cérébral à l'imagerie. L'AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique, dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne, dont les symptômes cliniques durent moins d'une heure. »
    En pratique :
  • pour le patient une consultation en urgence
  • pour le praticien, s'il existe une suspicion d'AIT, de diriger en urgence (appel du 15) le patient vers un centre spécialisé (idéalement directement dans une unité neuro-vasculaire (UNV) pour pratiquer en première intention une IRM ou, à défaut, un scanner cérébral
  • réaliser un bilan en première intention (ECG, et bilan biologique)
  • débuter au plus vite un traitement par aspirine, à la dose d'attaque de 160-300 mg/j, en l'absence de contre-indications et dans l'attente du bilan étiologique.
Point important, si le scanner ou l'IRM ne peuvent être réalisés en urgence, l'instauration d'un traitement antiagrégant peut être quand même proposé, le groupe de travail de l'Anaes sur ce sujet estimant que le rapport bénéfice/risque d'une telle attitude est favorable (seulement 10 % des AVC sont liés à un saignement cérébral).
: www.anaes.fr
.
Accueil
Recherche
Nouveautés
Email webmaster
Sommaire général
Page précédente