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ADENOPATHIES CERVICALES DE L'ENFANT

Constatation banale, elle nécessite parfois une enquête étiologique devant un aspect inhabituel ( taille, nombre ) pour le contexte clinique ( Rhinopharyngite ), leur localisation ( rétrocervicales, creux axillaire ) ou au contraire dans un contexte clinique préoccupant ( altération EG, $ infectieux persistant ).

BILAN
Aprés un interrogatoire et un examen clinique minutieux.
---- Nfs, plaquettes ( recherche de blastes, $ mononucléosique ).
---- CRP, VS, transaminases
---- Sérologie Toxoplasmose, Rubéole, MNI et/ou Bunnel-Davidson ( ou mieux AC anti-Epstein Barr, classe IGM ), CMV, Maladie des griffes du chat si contexte.
---- Radiographie pulmonaire.

BIOPSIE : INDICATION
---- L'asymétrie, la localisation cervicales basses et sus-claviculaires doivent conduire à la biopsie ou à la ponction à l'aiguille précoce
---- Si les adénopathies n'ont pas régressé en 4 et 6 semaines.

ETIOLOGIES
BACTERIENNES.
---- Infections ORL, bucco-dentaires, cutanées, pyogènes ( staph et strepto).
---- Adénites tuberculeuses et autres mycobactéries
---- Maladie des griffes du Chat (Rochamelia ou Bartonella Henselae )
VIRALES & PARASITAIRES.
---- MNI ( Epstein-Barr ), CMV, Rubéole, Rougeole, HIV
---- Toxoplasmose.
TUMORALES.
---- Tumeurs locales
---- Hémopathies ( leucémies, lymphomes ).
---- Métastases ganglionnaires.
AUTRES.
---- Connectivites, Arthrite chronique juvénile ( Maladie de Still ).
---- Histiocytoses, Sarcoïdose
---- ADP Iatrogènes ( BCG, Allopurinol).

Diagnostic des adénopathies superficielles de l'enfant
G. Michel : Professeur de pédiatrie
Service de pédiatrie et hématologie pédiatrique, hôpital d'Enfants la Timone, rue Saint-Pierre, 13385 Marseille cedex, France

On considère qu'un ganglion superficiel palpable est pathologique lorsque son diamètre dépasse 1 cm, à l'exception des ganglions inguinaux pour lesquels ce seuil peut être porté à 1,5 cm.

Une adénopathie peut être secondaire à une infection, une maladie maligne ou évoluer dans un contexte de maladie du système immunitaire.

Une adénopathie localisée inflammatoire avec hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles évoque surtout une infection bactérienne : adénite à pyogène, mycobactérie atypique, maladie des griffes du chat. Dans ces cas, on peut soit prescrire un traitement antibiotique d'épreuve actif sur les staphylocoques et les streptocoques, soit faire précéder ce traitement d'une ponction ganglionnaire.

Une adénopathie localisée non inflammatoire avec hémogramme normal doit faire craindre une maladie maligne, notamment un lymphome. Le diagnostic repose sur l'examen histologique d'une biopsie ganglionnaire. Des adénopathies multiples avec syndrome mononucléosique franc évoquent une primo-infection par Epstein-Barr virus (EBV) ou par cytomégalovirus (CMV), une rubéole ou une toxoplasmose.

Des adénopathies multiples avec des signes d'insuffisance médullaire sur l'hémogramme, voire des cellules malignes circulantes, doivent conduire à réaliser un myélogramme.

Dans tous les cas, la prescription d'un traitement corticoïde avant d'avoir un diagnostic de certitude est une erreur.

Voir également stethonet/fmc/adeno.htm
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