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Diagnostic d'un syndrome métabolique
Sources : Congrès mondial du diabète 2000 de Mexico - les Journées Jacques Cartier Lyon avec le Pr François Berthézème - .tns-sofres.com/- Quotimed - Arcol.asso.fr -

Le terme syndrome métabolique est un des termes utilisés pour décrire un ensemble de perturbations métaboliques qui prédispose fortement au développement et à la progression de l'athérosclérose. Les autres termes sont le " syndrome d'obésité centrale ", le " syndrome de résistance à l'insuline " et le " syndrome X ".
Le syndrome métabolique doit être dépisté et traité, du fait du risque cardio-vasculaire élevé qu'il comporte
Voir également : le syndrome métabolique par le Groupe de Réflexion International pour la Prévention des Maladies Coronariennes
Voir également : DNID - Diabète de type 2 Au commencement était le syndrome métabolique
Voir également : Syndrome d'hyperinsulinémie compensée DNID 10 ans trop tard ?
Liens externes :
---- Les généralistes et le Syndrome métabolique Le syndrome métabolique perçu comme un facteur de risque cardio-vasculaire par moins de deux généralistes sur trois

En pratique quotidienne, trop souvent encore, le syndrome métabolique n'est pas identifié en tant que tel. Il s'agit fréquemment de patients chez lesquels les facteurs de risque sont présents mais pas très augmentés ; c'est leur association qui doit alerter. Ainsi, l'existence d'une surcharge pondérale à caractère androïde doit systématiquement faire rechercher un syndrome métabolique. Il s'agit ensuite de traiter chacun des composants de ce syndrome pour réduire le risque cardio-vasculaire.

Pour 53% des MG français, le syndrome métabolique traduit un facteur élevé de risque cardio-vasculaire pour leurs patients et pensent que le syndrome métabolique est facile à diagnostiquer mais seulement 32 % le considèrent comme une maladie en tant que telle
Enfin 7% seulement pensent que le syndrome métabolique est facile à prendre en charge (http://www.tns-sofres.com/etudes/sante/270204_syndmetabolique.htm)

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de syndrome métabolique est posé par la présence d'au moins trois des anomalies suivantes
  • Une obésité avec BMI - IMC > 30 kg/m² . Pour calculer l'IMC Cliquez ici
  • obésité abdominale (androïde) : tour de taille 102 cm chez l'homme, 88 cm chez la femme càd généralement avec un rapport du tour de taille sur le tour de hanches supérieur à 0,85 pour une femme et de 0,9 pour un homme
  • hypertriglycéridémie >1,45 g/l
  • taux bas de HDL-cholestérol (<35 mg/dl chez l'homme et < 40 mg/dl chez la femme)
  • une HTA (elle-même définie par l'existence d'un traitement ou une PAS>140 mm Hg ou une PAD>90 mm Hg)
  • glycémie à jeun >1,10 g/l
Selon le Dr Boris Hansel médecin endocrinologue, Chef de clinique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, on peut retenir (10/2007)


[http//www.syndromedeladedaine.org]


La probabilité de survenue d'un accident cardio-vasculaire est multiplié par 4 en présence d'un syndrome métabolique. Le rôle de l'insulinorésistance est majeur : elle induit une dysfonction de l'endothélium vasculaire et une lipotoxicité, en faveur de la progression de l'athérosclérose. A son tour, cette dernière favorise l'insulinorésistance, signant l'entrée dans un cercle vicieux.

OPTIMISER LES STRATÉGIES THÉRAPEUTIQUES
Institut du Syndrome Métabolique

"Trois critères standards restent fondamentaux à la définition du syndrome métabolique : une obésité abdominale, une hypertriglycéridémie et une faible concentration sanguine du HDL cholestérol (le "bon" cholestérol)", souligne le Pr Jean-Pierre Desprées (Professeur de médecine et de nutrition à l'hôpital Laval et directeur de recherche à l'Institut cardiologique de Québec), l'un des experts internationaux multidisciplinaires (diabétologues, lipidologues, cardiologues, nutritionnistes, généticiens...), réunis jeudi et vendredi derniers pour dresser "un état des lieux au niveau mondial".

Pour définir avec plus d'exactitude le syndrome métabolique, il lui semble par ailleurs primordial de développer les outils les plus simples pour engager par la suite des stratégies thérapeutiques optimales.

"Il s'agit tout d'abord de mettre au point un régime diététique optimal de type méditerranéen qui ne supprime pas les apports en graisses mais se fonde sur la qualité de celles-ci. De même, l'activité physique représente un élément important pour lutter contre la surcharge pondérale, l'approche pharmacologique ne s'adressant ensuite qu'aux patients à haut risque", commente l'expert.

L'exercice physique et un régime alimentaire adapté font donc partie des traitements les plus prescrits tous pays confondus exceptés en Pologne où la prise en compte de chacun des critères du syndrome métabolique arrive en première position.

Des traitements contre le cholestérol et les triglycérides sont indiqués par plus de 75% des médecins à Singapour, au Royaume-Uni et au Canada, mais par 46 % seulement des médecins en Pologne. La France arrive en dernière position sur ce sujet avec seulement 23%.

L'obésité aussi mortelle que le tabagisme

On estime à 300 millions le nombre d'obèses sur la planète.
Une étude scientifique menée par des chercheurs néerlandais révèle que l'obésité réduirait autant l'espérance de vie que la cigarette. Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de près de 3500 adultes du Massachusetts, qui étaient conservés depuis les années 1950. Ils ont constaté que les femmes qui souffraient d'obésité à 40 ans mouraient sept ans plus tôt que les femmes de poids normal tandis que les hommes de la même tranche d'âge mouraient en moyenne six ans plus tôt que la normale.

Les pires résultats se retrouvent cependant chez les personnes obèses qui fument: celles-ci meurent en moyenne 13 ans plus tôt que les obèses non-fumeurs.

Ces données sont publiées au moment où les recherches les plus récentes montrent que près du tiers de la population adulte américaine souffre d'obésité. Les résultats de la recherche viennent d'être publiés par le Collège américain des médecins.
En juin 2002, la Fédération mondiale du coeur estimait qu'un humain sur six est obèse. La surcharge pondérale, à l'origine des maladies cardio-vasculaires, serait même la cause directe d'un décès sur trois, chaque année, dans le monde. Selon l'organisation, une obésité sérieuse multiplie par 12 la mortalité chez les 25-35 ans et accroît les risques d'apparition du diabète et du cholestérol, principaux facteurs des maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux.
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