Accueil Recherche NouveautésEmail webmaster Tous les textes - FMCSommaire généralPage précédente
Le syndrome métabolique
« Bombe à retardement »

Le syndrome métabolique consiste en une constellation d'anomalies cliniques et biologiques qui signe une « Bombe à retardement » en multipliant par trois le risque d'accident cardio-vasculaire.

La définition du syndrome métabolique du NCEP (National Cholesterol Education Program) correspondant à l’existence d’au moins 3 des critères suivants :
  • Tour de taille supérieur à 102 cm pour les hommes, 88 cm pour les femmes
  • Triglycérides supérieurs à 1,6 mmol/l
  • HDL cholestérol inférieur à 1,04 mmol/l pour les hommes, 1,29 mmol/l pour les femmes
  • Pression artérielle supérieure ou égale à 130 / 85 mm Hg ou traitement anti-hypertenseur
  • Glycémie à jeun supérieure ou égale à 6,1 mmol/l
La définition du syndrome métabolique de l’OMS modifiée correspondant à l’existence d’une glycémie à jeun supérieure ou égale à 6,1 mmol/l ou d’une insulinémie à jeun dans le quartile supérieur associée à 2 au moins des critères suivants :
  • BMI-IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2 [Calculez] ou rapport taille / hanche supérieur à 0,9 chez l’homme ou 0,85 chez la femme
  • HDL cholestérol inférieur à 0,9 mmol/l pour les hommes (1,0 mmol/l pour les femmes) ou triglycérides supérieurs à 1,7 mmol/l
  • Pression artérielle supérieure ou égale à 140 / 90 mm Hg ou traitement anti-hypertenseur
  • Une HGPO sur 75 gr de glucose avec un seuil pour la glycémie à 2 heures fixé à 7,8 mmol/l
Un adulte sur quatre ou cinq.

L'association de trois ou plus de ces paramètres caractérise l'individu souffrant de syndrome métabolique. Selon les pays, un adulte sur quatre ou cinq présente un syndrome métabolique. Cette prévalence est plus élevée dans les tranches de population plus âgées (40 % chez les plus de 50 ans aux Etats-Unis et près de 30 % en Europe).
Il est clair que le diabète de type 2 et le syndrome métabolique ont des bases génétiques communes solides. Les marqueurs correspondants ne sont pas encore identifiés, mais les gènes candidats ne manquent pas. Sur le plan physiopathologique, l’insulinorésistance semble jouer un rôle cardinal, au moins en tant que dénominateur commun à certains syndromes inclus dans les définitions précédemment évoquées. Il existe d’ailleurs une corrélation étroite entre cette insulinorésistance et, d’une part, la mortalité cardio-vasculaire, et d’autre part, les composants du syndrome métabolique.

Le syndrome métabolique constitue une bombe à retardement chez l'individu en apparente bonne santé, menant une vie normale et ne présentant aucun symptôme. En effet, par rapport à un individu en « réelle » bonne santé, son risque d'accident cardio-vasculaire est multiplié par trois.

Ces statistiques montrent à la fois un danger de santé publique à l'échelle mondiale mais dans le même temps, ouvrent la voie à une politique de prévention grâce à l'identification du syndrome métabolique et à un dépistage simple et peu coûteux. En effet, sans avoir à se lancer dans une politique systématique de dépistage, il est possible, par une simple mesure du tour de taille, complétée par une mesure du taux de triglycérides, d'identifier 80 % des patients atteints du syndrome métabolique.

Voir également
---- Diabète de type II (DNID) : 10 ans trop tard ? Syndome d'hyperinsulinémie compensée [Lire]
---- Au commencement était le syndrome métabolique [Lire]
---- Diagnostic d'un syndrome métabolique Congrès mondial du diabète 2000 de Mexico [Lire ]
---- DNID : Vraiment 10 ans trop tard [Lire]
---- Le "syndrome métabolique" selon le Groupe de Réflexion International pour la Prévention des Maladies Coronariennes [Lire]

Esculape
La découverte d'une mircoalbuminurie pourraut être un éléments décisif de prise en charge thérapeutique
Accueil NouveautésEmail webmaster Sommaire FMC Sommaire généralPage précédente