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Diabète de type 2
Prévenir et freiner l’atteinte rénale

http://www.jim.fr/e-docs/00/01/6B/94/document_actu_med.phtml - Afssaps -
Publié le 05/07/2007

La néphropathie diabétique (glomérulopathie due à la micro-angiopathie) est une cause majeure d’insuffisance rénale terminale et un véritable problème de santé publique.
Elle représente manifestation la plus grave de la micro-angiopathie, concerne environ 30 % des diabétiques de type 1 après 35 ans d'évolution et 15 à 20 % des diabétiques de type 2.
La prévalence du diabète chez les patients dialysés a en effet augmenté de façon constante au cours de la dernière décennie : 6,4 % en 1989 ; 13,05 % en 1995 (25,72 % dans les départements d'outre-mer) et 23,6 % en 2003.

De plus, dans le diabète de type 2, cette atteinte est souvent aggravée par une néphropathie ischémique sous l’effet d'hypertension artérielle, de dyslipidémie, de surpoids ou de tabagisme.

Au premier rang des objectifs préventifs et thérapeutiques figurent donc les contrôles tensionnel et glycémique, avec pour ce dernier, la mise en œuvre de mesures hygiénodiététiques et, si besoin, la prescription d’antidiabétiques parmi lesquels l’acarbose occupe une place privilégiée du fait de son efficacité sur la glycémie et l’insulinorésistance, sans risque hypoglycémique, et de son innocuité dans le contexte d’une insuffisance rénale légère à modérée.

La néphropathie diabétique passe par 5 stades décrits par Mogensen dans le diabète de type 1(14).
  • Le premier stade se caractérise par une néphropathie fonctionnelle avec augmentation de la taille des reins, du volume glomérulaire et de la filtration glomérulaire.

  • Au second stade apparaissent des lésions rénales histologiques .

  • Le stade III, tournant évolutif majeur ; correspond à la néphropathie incipiens définie par l’apparition d’une microalbuminurie (excrétion urinaire d’albumine de 30 à 300 mg/24 h ([Lire] ) et d’une élévation de la pression artérielle.
    A ce stade le risque d'évolution vers l'insuffisance rénale existe ainsi qu'un risque cardio-vasculaire accru.
    La présence d'une micro-albuminurie est aussi un facteur prédictif du risque de développer une protéinurie mais n'est pas un facteur prédictif direct validé du risque de développer une insuffisance rénale chronique chez le diabétique de type 2
    Dès le stade de micro-albuminurie, l’utilisation d’une molécule bloquant le système rénine-angiotensine (IEC ou ARA II) est recommandée, en surveillant la créatininémie et la kaliémie, afin de diminuer l’albuminurie et de contrôler la pression artérielle ( Un bon contrôle glycémique (HbA1C <6,5 %)et tensionnel (TA<130/80 mmHg) prévient le risque de survenue d'une néphropathie diabétique (grade B)

  • Au stade IV, la néphropathie est avérée avec présence d’une macroalbuminurie ou protéinurie (excrétion urinaire d’albumine dépassant 300 mg/24 h), de lésions histologiques (dépôts mésangiaux nodulaires ou diffus, hyalinose artériolaire touchant les artères glomérulaires afférente et efférente), d’une diminution de la filtration glomérulaire, d’une protéinurie croissante et d’une hypertension artérielle (> 140/90 mm Hg).
  • le stade V est celui de l’IRT (débit de filtration glomérulaire < 15 ml/min) et nécessite la mise en dialyse. Rappelons qu’un débit de filtration glomérulaire (DFG) entre 30 et 59 ml/min caractérise l’insuffisance rénale chronique (IRC) modérée et un DFG entre 15 et 29 ml/min, une IRC sévère.
Les clés d’une prévention et d’un traitement efficaces de l’atteinte rénale

Un contrôle glycémique, tensionnel et lipidique strict et un abaissement de l’albuminurie, accompagné de mesures hygiénodiététiques, peuvent freiner ou empêcher l’évolution vers une néphropathie diabétique débutante ou avérée
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