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LES URTICAIRE AIGUËS et CHRONIQUES

LES URTICAIRES AIGUËS

Pathologie fréquente généralement bénigne.
Prés de 25% des français présentent au moins une crise mineure.
Le mécanisme allergique n'est impliqué que dans 50% des cas
On distingue urticaire cholinergique ( où le prurit est généralement associé ou précédé de sensations de piqures cutanées ) de l'urticaire histaminique (prurit seulement)
L'étiologie reste inconnue ou simplement suspectée plus d'une fois sur deux.
Le traitement, sauf oedème de Quincke ou atteinte bucale/pharyngée , fait appel aux antihistaminiques +/- corticoïde en cure brève
Une urticaire avec gêne respiratoire ou buccale doit être hospitalisé par SAMU

SEMIOLOGIE
Eruption prurigineuse, papuleuse congestive, oedémateuses à contours net
Le centre est souvent plus clair voire blanc.

ETIOLOGIES
L'urticaire aiguë peut accompagner un oedème de Quincke nécessitant une prise en charge urgente et spécifique. Les étiologies possibles sont nombreuses

Les urticaires iatrogènes : bétalactamines, iode, etc...mais les toxidermies peuvent prendre tous les aspects y compris bulleuses. Les réactions allergiques urticariennes immédiates (début < 1 heure) et accélérées (début entre 1 et 72 heures) suivant l'administration de pénicilline sont souvent médiées par les IgE et représentent ainsi un risque plus élevé d'anaphylaxie en cas de prise ultérieure. (Voir Allergie aux pénicillines ).

Les urticaires alimentaires qui apparaissent à l'ingestion d'un aliment ne sont allergiques ( càd IgE dépendant) que dans la moitié des cas. La réaction urticarienne se fait par histamino-libération par intolérance alimentaire. Il peut exister une dose-dépendance et des phénomènes d'association avec l'alcool, la fatigue, entre-eux...
Les plus fréquents sont fraise, crustacés, fruits exotiques, tomate, chocolat, fromages fermentés, choucroute, conserves, charcuterie, épinards, etc....

Les urticaires d'origine virale sont également fréquents : hépatites, MNI, CMV, coxsakies, rougeole, etc...

Les urticaires parasitaires : helmintes, lambiases, douves, etc...

Les urticaires bactériens De nombreux germes peuvent être impliqués (tout foyer microbien profond ORL, gynéco, uro...) brucellose, endocardite, campylocater jejuni, hélicobacter pylori [Lire], etc...

L'allergie au latex peut se manifester un urticaire (possible allergie croisée avec Kiwi)

Les urticaires de contact sont déclanchés
---- Soit par des molécules urticariennes portées par l'animal (méduse) la plante (ortie)
---- Soit un véritable mécanisme d'allergie de contact (Latex par exemple), pommades, savons, parfums, etc...
---- Soit urticaire au froid

L'urticaire solaire apparait aprés quelques secondes d'exposition solaire et disparait à l'ombre à la différence de la lucite estivale bénigne et la lucite polymorphe qui nécessitent une exposition plus prolongée et un délai d'apparition de qques heures ( voir : Photodermatoses

Grossesse : forme urticarienne de la pemphigoïde gestationnis ex herpès gestationnis (Voir [Lien])

Autres...

COMPLEMENT D'INFORMATION
Dr Ludovic ROUSSEAU - Dermatologue
Webmestre de dermatonet.com, site de dermatologie
  • En cas de resistance a un antihistaminique, il ne faut pas hesiter a changer de classe d'antihistaminique
  • Le traitement par antihistaminiques doit etre prescrit pour au moins 15j car il existe un risque de recidive en cas d'arret precoce
  • LA fugacite des lesions et le prurit sont des signes importants pour distinguer l'urticaire d'autres dermatoses urticariformes (vascularites urticariennes notamment)
    Autres informations sur l'urticaire dans dermatonet
LES URTICAIRES CHRONIQUES

Vrais et faux urticaires aiguës déclanchées et entretenues par l'élément étiologique (aliment, médicament, etc...) peuvent prendre un aspect chronique et il semble recommandé de toujours évoquer une origine iatrogène même si aucun nouveau médicament n'a été introduit.
Par exemple, les IEC peuvent déclancher des lésions prurigineuses généralement entre le 1er et 4ème mois de traitement mais ces lésions peuvent apparaitre aprés des années de traitement sans problème.
.
D'autres accompagnent une pathologie subaiguë ou chronique

Patient présentant une urticaire chronique banale isolée sans signes cliniques d'orientation étiologique (ANAES)
Selon l'ANAES, seulement 2% des urtivaires chroniques sont d'origine allergique !!!
Le jury propose de n'effectuer aucun examen complémentaire systématique d'emblée (grade B).
En première intention, il semble licite de proposer un traitement antihistaminique anti-H1 pendant 4 à 8 semaines.
Après cette période de traitement initial et seulement chez les patients considérés comme résistants à ce traitement, un bilan minimal d'orientation comprenant : numération-formule sanguine (NFS), vitesse de sédimentation (VS), dosage de la C reactive protein, recherche d'AC antithyroperoxydase (et en cas de positivité, dosage de la TSH) est proposé (grade B).

Voir le texte complet de l'ANAES : Prise en charge de l'urticaire chronique [Lire]


ETIOLOGIES
  • Iatrogène
  • Parasitoses
  • Alimentaire
  • Vascularites
  • Collagénoses
  • LED
  • Maladie de Still
  • Maladie de Basedow
  • Thryroïdite de Hashimoto
  • Urticaire et Helicobacter pylori
  • L'urticaire par déficit en C1 estérase : Angio-oedème
  • Porphyrie
  • Froid (Cryoglobulines - Hépatite C dans 40 % des cas - hémopathies - essentielles )
  • Mastocytoses (urticaire récidivant pigmenté) Règles, froid, chaud, émotions, efforts, ....
  • Liste non limitative..
  • Voir également http://ujf-iab.ujf-grenoble.fr/SANTE/TDMCorpus/Q129.html
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